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Cynbel
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Nombre de messages : 122
Date d'inscription : 12/08/2012

Cynbel [v]

le Mar 14 Aoû 2012 - 1:51

    Identité

  • Nom : Cynbel

  • Autre Comptes : Autrefois je répondais au nom de Sin Melo'da, mais pour plusieurs raisons j'ai dû quitter Swor. Je suis cependant de retour après deux ans d'absence, malgré le fait que je ne fus pas actif très très longtemps auparavant.


    Profil

  • Race : Soeur de la nuit (Descendante des sorcières de Dathomir, liant son sang et sa génétique au controle de la force inné)

  • Sexe : Féminin

  • Âge : 25

  • Planète d'origine : Dathomir

  • Apparence :.
    Une allure sombre, non pas sans rappeler le chaos originel qui anime l'âme de ceux que l'on considère aujourd'hui (et que l'on a toujours considéré d'ailleurs) comme étant les Lucifer de cet univers: les Siths. Un regard pétrifiant, presque immobile, toujours stable, fixe, représentatif de l'oeil de la tempête qui ne fait que démontrer le calme faisant déclencher les pires tempêtes inimaginables. Le blanc des yeux jaunit par l'utilisation prolongée des puissances obscures et l'iris rougit par l'emprise du mal et de la rage sur son être, Cynbel ne cache en rien les "cadeaux" que lui ont offert son destin et la voie qu'elle semble emprunter. Autrefois, alors qu'elle n'était qu'un embryon, elle possédait une apparence plus louable, plus humaine pourrait-on dire. De longs cheveux bruns toujours bien coiffés, un parfum rappelant la douce odeur de la vanille, un regard déterminé et plein d'entrain, mais tout aussi ambitieux que déterminé. Elle n'avait rien à envier à quiconque de son entourage, mais cette époque pourrait plutôt être comparée à une vie antérieur, et tel en est l'avis de l'être qu'est devenue Cynbel. Seul le nom, et le maquillage typique d'une soeur de la nuit ne transcenda les âges de sa jeune vie.

    Alors que les mains et le sens du touché représentent (à l'esprit des gens) le lien tactile et physique d'un être à un autre, il en prend une tout autre signification aux yeux de cette sombre guerrière. Ses mains ne sont que les serres d'un oiseau de proie, la poigne, la force et les exécutrices directes de ses sombres desseins. Elles sont minces, mais raides et puissantes. Leurs doigts se terminent par des ongles maquillés de noirs et finement aiguisés tels de faux-semblant de serres. Ses cheveux, maintenant noir de jais et dissimulés sous un couvre-chef fait d'ossements et de cuir tanné rapellant les oreilles d'une chauve-souris, descendent le long de son dos jusqu'à atteindre le niveau de ses hanches et sont rasés sur la gauche de son crâne. Pour elles, ils représentent sa déchéance et donc son appartenance apparente à une force obscure, de là l'obtention d'une coupe symbolisant la rebellions et une couleur démontrant la noirceur de son intellect à ne sous-estimer sous aucun prétexte. Vous aurez donc compris que l'intégralité de son corps semble être forgé selon les désires de celle qui le détient et qu'à l'image qu'elle projette, ses intentions sont loin de celles d'enfants de choeur. Sa démarche indique l'empressement et une grande conviction. Sa posture démontre la ténacité et la détermination. Ses mouvements sont à la fois brusques et imposant tout en gardant une touche de fluidité discrète mais présente, les rendant plus majestueux que barbare. Jamais, ô grand jamais, semble t-elle prête à plier devant l'ennemi ou l'adversité car elle seule semble mener cette même adversité par le bout du nez.

  • Métier : Agente Exécutrice

  • Groupe : Ordre Sith


    Informations


  • Histoire :

    1ère partie:
    L’embryon

    Dathomir...
    Résidence éternelle des Soeurs de la nuit.

    Je n'étais alors qu'une enfant lorsque mon histoire débuta. Ma mère, véritable Soeur de la nuit et descendante des premières sorcières de Dathomir, m'avait enfantée depuis quelques années déjà et dès le plus jeune âge, je me montrai digne de rejoindre un jour le prestigieux clan des Soeurs. Beaucoup les considéraient comme étant des démones, pratiquant une magie interdite, emplie de vilénie et de noirs secrets, mais pas moi. Bien que très jeune, j'appris à faire fit des préjugés et me concentrer plutôt sur mes propres sentiments et jugement. Il est donc inutile de préciser que je devins une femme dotée d'un caractère bien trempé, mais nous nous écartons de notre sujet, revenons-en à la priorité.

    Je n'étais pas bien vieille, inexpérimentée, inculte et si je devais me décrire aujourd'hui, en prenant compte l'intégralité de mon parcours, je considérerais que je n'étais rien de plus qu'une larve...un embryon. L'on m'enseigna une nouvelle vie, mais pas n'importe quelle cependant. L'on m'enseigna la vie d'une sorcière, et une Soeur qui plus est. Ma mère était un exemple de détermination et surement fut-elle la première à m'inculquer cette valeur qui devint aujourd'hui l'une de mes plus grandes source de motivation.Cependant, les bons souvenirs que j'aurai d'elle cesseront ici, laissez-moi vous raconter.

    Nous étions plus loin sur Dathomir afin de terminer un volet d'une longue série d'apprentissage occulte qui m'aurait permise de devenir une Soeur. Selon elle, il me fallait me recueillir, sonder mon âme et y trouver un vide, un néant absolu qui me permettrait d'être en contact avec les grandes puissances qu'étaient la Winged Goddess** et le Fanged God** pour qu'ils me voient et me considère comme l'une de leurs héritières. Bien que je fusse à peine adolescente, je compris qu'il me fallait atteindre cette sorte de plénitude si je voulais continuer dans la voie qui avait forgée et élevée ma figure maternelle. Acceptant mon destin, je le pris en main et marcha avec ma mère vers mon premier salut, celui où je devais dire adieu à mon enfance afin de devenir une jeune adulte. Quelque chose, cependant, vint se mettre au travers de mon apprentissage. Alors que nous marchâmes vers un lieu de paix et de tranquillité, un homme apparut au loin. Son allure était étrange. Un grand manteau d'érudit cachait son corps qui semblait cependant maigrichons vu l'espace qui semblait y régner entre son propre corps et le tissu de ses habits. Plus il approchait, plus mon regard gardait le focus sur ses yeux. Ils étaient d'un jaune surnaturel, mais semblaient familiers. Ne sachant comment réagir, j’allai aux côtés de ma génitrice, prête à toute éventualités, mais sa posture, l'intensité de son regard, mais aussi le mépris qui émanait d'elle à ce moment vint me placer dans un état d'incertitude. Jamais je n'avais vu mère dans un tel état...pas même lors d'affrontement contre d'autres sorcières qui n'étaient pas des Soeurs. Les premières paroles furent les siennes.


    "Que fais-tu ici, monstre. Je croyais t'avoir chassé pour de bon. Retourne d’où tu viens, et restes-y. Elle n'a rien à voir avec toi"

    Malheureusement, ces paroles pleines de menaces et de convictions ne laissèrent qu'un silence entre les deux autres. L'homme n'était visiblement pas atteint par celles-ci, et n'était pas prêt de bouger d'un seul centimètre de l'endroit ou il venait d'arrêter sa marche. Endroit qui se trouvait à quelques mètres de nous à peine.

    "Mère, que se passe t-il? Qui est cet homme et que veut-il? Doit-on le traiter en ennemi?"

    "Il est ton père..."-----------"Et je réclame ma fille"

    Ces mots me firent l'effet d'une tempête éclatant au sein de mon esprit.Regardant d'abord la femme qui m'avait mise au monde et ensuite l'homme qui devait être mon père, mes yeux s'écarquillèrent et mes jambes se mirent à trembler. Avais-je osée, qu'une seule fois dans ma jeune vie, demandée à ma tutrice des informations sur son passé et plus précisément sur l'existence de mon père, que la noirceur du regard de celle-ci et le ton de sa voix suffirent à taire la curiosité de la jeune fille que je fus. je n'avais jamais su la vérité, mais je savais déjà que cet homme était dangereux...

    "Allons, tu n'empêcherais tout de même pas un père aimant de voir sa propre fille, tout aussi aimante. Hmm?"

    "Je t'ai déjà prévenue, un seul mot de plus, un seul instant de plus devant nous et je te..."

    Un seul mouvement suffit à faire taire la sorcière et même à lui couper le souffle. L'homme barbu, venait tout juste de porter la main à son flanc gauche afin d'y laisser entre-voir un objet de forme cylindrique, un bâton en métal que je n'avais jamais vu de ma vie, ni entendue parler, mais qui m'apporta cependant une crainte bien ressentit.

    "...tu n'oserais tout de même p..."
    -----"J'oserais certainement. Ô nous oserions certainement...."

    Ne sachant quoi dire et encore moins quoi faire, je m'abstins de me lancer dans une joute verbale avec celui qui venait délibérément de menacer les intentions protectrices de ma mère à mon égard. Je me surprise cependant à faire un pas de l'avant, me mettant devant ce père que je n'avais jamais connu.

    "Elle semble avoir hérité de ton ambition et de ton courage...
    C'est...bien.
    Certes, mais il faut plus que de l'ambition et du courage
    Oui, sinon ce serait de la folie. Hahaha."

    Troublée par la folie qui semblait l'animer, je n'osais toujours pas engager la parole et je compris rapidement les raisons qui se cachaient derrière le silence de ma mère quand à sa liaison avec mon paternel. Celui-ci était fou. L'on pouvait le lire dans son regard qui semblait perdu, absent de toute présence d'esprit et les actions qui s'en suivirent ne firent que le prouver. Dans sa détermination habituelle ma tutrice prit la voix, brisant une autre fois le lourd silence qui régnait, et m'ordonna de retraiter et de rejoindre les soeurs le plus rapidement possible. Le paternel ne semblait pas positif face à cette décision. Apportant une main à cet objet qu'il avait présenté quelques instants plus tôt, il renchérit d'une autre menace tout en se faisant plus insistant cette fois-ci.

    "Je veux...ma fille...
    je...nous en avons le droit...nous...
    JE suis SON père!!!!"

    "Tu ne touchera pas un seul de ses cheveux être maudit!
    geiss kan lewf mak.krig ob blitz"


    Alors que je tentais de m'enfuir, je me retournai un instant vers Mère alors qu'elle prononçait les paroles et ce que je vis me laissa sans mots. J'avais toujours su qu'elle n'était pas qu'une simple sorcière, mais le sort qu'elle lança me laissa bouche-bée. Du bout de ses doigts, l'on pu voir de la statique de couleur bleuté se former alors qu'un crépitement se faisait clairement entendre. La foudre naquit des mains de ma génitrice pour ainsi former plusieurs serpentins qui dansèrent dans l'air ambiant tel de véritables furies avant de ne s'abattre en direction de leur cible. Je regardais ce spectacle d'un air ahuri, complètement épatée, mais effrayée devant un tel spectacle. La suite ne vint qu'accentuer ma peur, car j'étais loin de me douter de la nature de l'homme. Bien que je savais qu'ils existaient...je ne croyais pas en rencontrer. Encore moins de voir que celui qui devait être mon père en était un. D'un mouvement rapide, il mit la main sur ce gadget à son flanc gauche avant de le ramener vers l'avant et une lumière en jaillit. De couleur rouge-mauve, cette lumière se dressa en un son quasi-électrique tout en émettant un bourdonnement caractéristique avant d'entrer en collision avec la foudre qu'avait appeler Mère, bloquant ainsi son pouvoir et laissant le plaisir à son ennemi de riposter en l'empoignant à la gorge. La peur rongeait mon âme. Mon père était un Sith...

    "Mon sang coule dans ses veines, tout comme le tien Dataya.

    Nous pourrions te tuer pour cet affront...
    ...mais je t'épargnerai. Il serait regrettable que ma main aie raison de toi."

    "MÈÈÈRE!!!!"

    "Vas t-en Cynbel...VAS T-EN!!!"

    "Ooooooh mais personne ne part. Vous venez tous avec moi...sinon..."

    À cet instant, il leva son sabre près des yeux de celle que j'admirais tant. Je voyais que je ne pouvais rien faire. J'étais à sa merci. Nous étions...à sa merci. Les années qui allaient suivre n'auront pas été de tout repos pour moi, et l'attitude de mon père n'avait rien de louable. Il ne leva jamais la main sur moi, je tiens à le préciser, mais son esprit malsain m'atteignait tout de même. Je fus victime d'injustices qu'un enfant ne devrait jamais voir durant sa jeunesse et chaque secondes passées dans ce calvaire émotionnel et moral resta imprégner dans ma mémoire. Chaque folies, chaque insulte, tout restait graver en mon esprit et je ne comprenais aucunement ce qui nous attendais et encore moins ce que je pouvais en tirer, mis-à-part un profond dégout pour l'être qu'il était. Sa voix, sa posture, son regard absent de toute considération, sa manie de se répondre lui-même à la première personne du pluriel me répugnait. Comment un homme tel que lui, avait pu rien qu’une fois bénéficier des grâces de ma mère? Rien ne se tenait, il n'y avait aucune logique dans cette histoire et je me refusais de croire que la vie m'avait offert ce destin. Qu'allais-je devenir? Qu'allait-il nous arriver? Les soeurs ne pouvaient rien, nous étions trop loin et avions annoncé notre départ pour des semaines. Il nous fallait donc prendre notre mal en patience et suivre ce fou sans rechigner. Un jour, je le jura, il le regretterait...mais je n'étais pas assez forte pour nous délivrer. Ma mère non plus d'ailleurs.

    Deuxième partie
    La chrysalide


    Nous étions toujours sur Dathomir et environ trois semaines s'étaient écoulés suite à cette première rencontre avec mon géniteur. L'idée que je me faisais de lui n'avait changée en aucun point. Je le détestais toujours autant pour ses manières peu convenable ainsi que sa forte tendance vers un état d'esprit que n'importe qui aurait jugé d'incongru. Nos tentatives d'évasion, et nombreuse furent-elles, se terminait toujours par un échec flagrant et nous en étions souvent récompensées d'un rire moqueur et cynique de la part de notre kidnappeur. Plus les jours avançaient et plus je rageais intérieurement contre notre manque de moyens, nos échecs récurent. Au début, je le haïssait lui, du plus profond de mon être, mais vint un moment ou la faute semblait me revenir. Alors que la fatigue commençait à avoir raison de moi, je marchai vers une étendue d'eau naturel et l'image qui se tenait devant moi devint la source d'une nouvelle colère. Je me souviens avoir ressentit la pointe du dédain transpercer mon coeur et le désespoir s'emparer de ma pensée. La seule chose que je voyais, en ce reflet, était une personne qui échouait à chaque tentative et lorsque je me retournais pour regarder celle qui avait été symbole d'admiration et de protection tout au long de ma jeune vie, je n'y voyais rien de bien différent. Elle qui semblait être tant respectée parmi les soeurs. Elle qui m'avait toujours louanger les biens-faits, la puissance, mais aussi la responsabilité qu’amenait une connaissance de pouvoirs aussi puissants que ceux des sorcières, pourquoi ne prenait-elle pas la responsabilité de sauver sa fille et sa propre vie en usant de sa force, de son contrôle de la "magie" que les "dieux" nous donnaient. Secouant la tête, j’éclipsai ces pensées négative de mon esprit tout en écoutant une bribe de conversation qui avait débutée entre mes deux parents.

    "Va nous chercher de l'eau...et à manger. Je garde Cynbel durant ce temps, inutile de préciser qu'une tentative de fuite pourrait être une mauvaise idée donc..."

    "...vermine."

    Alors que je regardai ma mère prendre ce qu'il fallait pour s'adonner à la tâche qu'il fallait, je rejoignit Jaheiro automatiquement, sans me presser par-contre. C'était devenu clair depuis quelques jours déjà; il ne nous laissait jamais de moment seuls entre elle et moi, notre fuite pourrait en être le résultat. Bien que nous y songions toujours, nos nombreuses tentatives échoués nous rappelaient qu'il était mieux de ne pas pousser la patience de ce maniaque à bout. Cela devenait énervant de voir qu'il avait toujours le dessus, qu'il contrecarrait toujours nos plans avec une aisance particulière. Malgré sa folie, il était intelligent, rusé et perspicace.

    Je m'assis donc quelques mètres plus loin, sur un cailloux de la grosseur d'une pastèque et attendit le retour de ma mère. Je ne savais trop pour combien de temps elle était partie et cela m’inquiétait quelque peu. C'est à cet instant que la graine de ce que je suis aujourd'hui, fut implantée en moi. Jaheiro me regarda, toujours de cet air perdu, comme si aucune âme n'abritait son misérable corps, et prononça des mots qui allait s'encrer dans mon crâne et attirer ma curiosité.


    "Sais-tu réellement qui est ta mère Cynbel, et sais-tu réellement ce que sont les Soeurs de la nuit?"

    "Quoi?...de quoi vous..."

    "Aaaah...elle ne sait rien

    Donc...tu n'a jamais sue Cynbel? Tu n'as donc jamais sue ce qu'ELLE sait...et jamais vu ce qu'elle peut faire? Depuis combien de temps se cache-t-elle de son passé, pauvre Dataya. Elle qui était si...puissante. Elle n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était."

    Était-ce des mensonges ou une terrible vérité? Je ne savais trop comment voir ces paroles qui m'avaient littéralement mise au dépourvu. Il était vrai que Dataya ne m'avait jamais démontrer ses pouvoirs, ou du moins m'en avait-elle seulement montrer un bref aperçu. La question qui me retint cependant fut l'allusion qu'apporta mon interlocuteur face au passé de celle-ci. Elle n'était plus que l'ombre de ce qu'elle était? Que voulait-il dire et pourquoi disait-il qu'elle était "si" puissante? Un homme tel que lui, vantant la puissance d'une autre personne? Le doute et sa soeur, l'incertitude, vint alors se présenter à moi. Me cachait-elle donc ce qu'elle était réellement?

    "Que voulez-vous dire pauvre fou? Comment pouvez-vous la connaître mieux que moi, vous qui n'était pas présent durant toutes ces années?"

    "Je suis peut-être fou, mais pas un menteur jeune sotte. N'as tu donc jamais vu tes "soeurs" de tes propres yeux...ou ne fais-tu que croire et suivre les instructions de ta mère telle une aveugle. Les Soeurs de la nuit sont loin d'être ce qu'elle te laisse croire, et l'enseignement qu'elle te donne est loin d'être celui de ces viles sorcières."

    "Vous insultez ma..."

    "C'EST TOI!!!! C'est toi qui insulte mon sang et ma génétique en te laissant embobiner par les doux mensonges de ta mère Cynbel. Dataya, si elle le voulait vraiment, elle pourrait me repousser et s'enfuir avec toi...mais elle refuse! Elle refuse les cadeaux que le destin lui a offert. La puissance, les moyens...la force d'accomplir l'impossible. Sache une chose petite. Ta mère t'emmenait en pèlerinage? Elle voulait que tu retrouve le vide intérieur et qu'en ne faisant qu'une avec "tes dieux" tu accèderais aux grâces de ce dernier? Laisse moi ton montrer quelque chose, fille, et fait ensuite tes propres choix, forge toi tes propres idéaux et desseins...

    ...car depuis trop longtemps, nous te laissons vivre dans le mensonge. Vois, ce dont tu es véritablement héritière.

    Sans plus tarder, l'homme entra dans une transe profonde, fermant les yeux et me laissant à moi-même quelques instants. Ne sachant trop quoi répondre, je me mise à réfléchir aux paroles qu'il m'avait lancer avec tant de hargne. Il était vrai que je n'avais jamais vu les autres Soeurs directement, que ma mère n'agissait qu'en temps que messagère de leurs volontés à mon égard puisque "je n'étais pas encore des leurs". JE n'avais jamais réellement vu les pouvoirs dont disposait ma génitrice non plus. Bien qu'il fut un homme fou à lier, il n'en restait pas moins un homme honnête. Jamais il ne nous avait mentit jusqu'à présent, mais je me refusais tout de même de croire en ses paroles. Ce ne fut pas pour longtemps cependant. L’entendant marmonner, je me retournai vers lui afin de voir ce qu'il préparait.

    Dessinant d’incompréhensible message dans l'air à l'aide de ses doigts, il me semblait assister à un spectacle des plus ridicules jusqu'à ce que, de ses mains, jaillissent une fumée grisâtre. Celle-ci, se mit alors à crépiter et se répandre en un nuage de la taille d'un homme et de l'électricité commença à s'y former en une multitude de petits éclairs. Cette foudre, se concentra alors afin de former une silhouette humaine alors que l'homme récitait toujours ces paroles qui, à mes oreilles, étaient inintelligible. Les éclairs dessinaient les formes d'une femme, puis, précisèrent leurs travailles jusqu'à ce que je puisse distinguer des rides en train d'apparaitre au niveau du visage. La fumée, elle, s'était concentré au centre du visage et du corps entier de ce corps fantomatique afin d'apporter de la texture et changer de couleur à la même occasion. Le nuage, maintenant bien centré dans le corps qu'avait dessiné l'électricité, donnait l'aspect de la peau et de la chair. Jamais un spectacle m'avait autant effrayé et étonné à la fois. Ne sachant quoi faire ni répondre, je ne pu que retenir ma respiration alors qu'un tonnerre retentit de cette image, laissant ensuite place à une voix vieille, mais prestigieuse. Une voix pleine de force.


    "Qui donc ose déranger mon repos? Est-ce vous, chevalier Sith...ou peut-être...vous jeune fille. Vous me rapellez vaguement...une soeur...non une fille. Qui êtes-vous...vous qui portez le maquillage des soeurs de la nuit, de mes filles que j'ai quitté depuis quelques années déjà. Votre visage m'est familié."

    Alors que ses yeux se posèrent sur moi, je compris tout de suite que la personne qui se tenait devant moi n'était nul autre qu'un esprit ramener devant nous...et pas n'importe quel. Son maquillage, ses vêtements...c'était une Soeur, tout comme ma mère. Écrasée par sa simple présence, je n'osais répondre de ma propre initiative, mais j'étais la cible de ses questions et rester silencieuse n'était peut-être pas la bonne idée. Ramenant donc mon regard vers elle, je pu constater sa grandeur. Bien que vieille, elle semblait me dépasser d'au moins une tête. Son regard, perçant, imageait sa nature sévère. Sa tête, vaguement relevée, désignait son assurance. Ses épaules, droites et légèrement reculées, représentait bien sa nature imposante. Vieille, mais plus que respectable, je répondis donc dans les moyens qui m'étaient laissés car bien que je n'en fus pas totalement dénués, ils restaient faibles et peu nombreux devant une telle personne.

    "Je...suis Cynbel. Fille de Dataya et Jaheiro, auteur de cet événement. Pardo..."

    "Aaaaah. Dataya...ma fille. Combien d'années ce sont écoulée depuis ma mort? Un quinzaine si j'en considère votre jeunesse. Je me demande cependant...que faites-vous, jeune enfant, avec ce Jaheiro. Votre mère n'avait-elle pas prise la décision de vous élever comme une Soeur de la nuit, afin que vous suiviez nos pas. Héritière, dites moi..."

    "Il serait difficile pour votre descendante de vous parler de son expérience puisque...dénuée de toute capacité. La faute ne vient pas du potentiel, puisque très présent...mais à la mère qui a délaissée ses engagements pour..."l'harmonie. Voilà pourquoi je suis venue chercher notre fille. Si Dataya ne peu s'occuper de son apprentissage correctement, je m'en occuperai. Lors de la mort de la grande sorcière...il n'y avait plus personne pour s'assurer qu'elle perpétue vos traditions, qui sembleraient ne l'avoir jamais rejoint."

    "...À ce que je vois, vous avez progressez Jaheiro. Guerrier Sith...j'avais vu votre potentiel mais je ne croyais pas qu'il était déjà développer à l'époque ou je vous ai laissé la pureté de ma Dataya. Elle fut cependant ma seule descendance et si sa mère s'est vu indigne d'avoir apprentie de son potentiel...tant pis pour elle. Mais vous m'êtes redevable, Sith, et je ne vous demanderai qu'une seule chose en échange de ma petite-fille. Forgez la, mais que le côté obscure de la force soit son temple. Je ne tolèrerai aucunement que ma descendance ne se termine dans l'harmonie. Qu'elle le veuille...ou non...elle sera une soeur de la nuit. À sa manière s'il le faut...mais elle le seraaaaaa."

    S'évaporant en laissant ce dernier mot résonner contre les arbres, je me trouvai donc dans une situation que je n'avais jamais imaginer. Durant toutes ces années, je fus endoctrinée dans un mensonge perpétuel. Chaque instant de ma vie, s'était construit autour de cette même menterie. Les piliers de mon existence, que je croyais fais de pierre, n'était donc que poussière. Autour de moi, je tentai de trouver la raison, mais je n'y voyais que du vent. Regardant l'homme qui avait fait naitre ce spectacle, je tentais de trouver une parcelle de vérité, mais encore une fois je n'y voyais qu'une indésirable illusion. Lui aussi, m'avait été caché durant ces années, afin de n'être qu'une fausse représentation d'un peuple entier. Les sorcières, elles ne le savaient donc pas, elles non plus. Elles ne le savaient pas, que ma mère ne s'avérait qu'à être une...traitresse? Était-ce le mot? N'y avait-il donc aucun autre mot qui pourrait la décrire sans cette conotation dégoutante et négative. Elle...

    "Elle m'avait toujours apportée sa...protection?"

    "Ce n'était qu'un leurre. N'a tu pas vu maintenant, sous ce voile d'illusion. Celles de ton sang sont des êtres dignes et fières...mais ta mère voulait t'en priver. Tu ne serais restée qu'une inconnu aux yeux des autres. Par sa faute, tu n'aurais jamais su ce que c'était...qu'être une soeur de la nuit."

    Je me jurais que c'était impossible, mais un intense sentiment me serrait le coeur. Plus j'y pensais, plus il devenait dangereux, brisant premièrement ma vu sur ce qui m'entourait, puis ensuite, mes attentes face à ce qui m'attendait. L'impression que cette vile vérité pénétrait ma chaire, déchirait mes muscles, broyait mes os et terminait finalement par m'éclater le coeur de l'intérieur. Je sentis un haut le coeur, mais un cri de rage ne fit que sortir de ma bouche. Depuis tant d'année, que je suivais ses conseils à la lettre, pour finalement me rendre compte qu'on me crachait au visage dès le départ. J'étais héritière d'un don, que jamais je n'aurais pu utiliser et la seule fautive était celle qui m'avait apporter cet espoir qui avait guidée mon entière existence. J'étais jeune...mais je comprenais...j'avais mal.

    "Non...NON...ELLE...ELLE..."

    "Elle t'a...mentit."

    "SUFFIT...NON..."

    "Tout ce que tu a construis..."

    "...N'EST QU'UN MENSONGE."

    "Cynbel? Qu'est-ce que..."

    Lorsque je me retournai, je la vis. Elle était là, le gibier dans une main et de l'eau dans l'autre. D'un air troublée, elle me regarda, sonda mon âme un instant, et je pu lire le désespoir s'emparer de son visage. Dans ma haine, je ne compris ce que je dis directement à son insu, mais je me souviens toujours d'avoir vu ses yeux d’écarquillés devant de tels propos. Ne sachant comment réagir à ces mots, elle resta là, plantée devant moi, à écouter ma rage prendre le dessus sur mon âme. L'incertaine tenta de me calmer de ses douces paroles, mais je n'y entendais que la saleté s'échappant de la bouche d'une menteuse, d'une briseuse d'espoir et de vie. Sans crier garde, je pris un caillou à mes côtés et le balança de toute mes forces vers elle. Loin de se douter de mes réelles intentions, elle leva la main afin d'user de ses pouvoirs afin de le bloquer, mais tout juste derrière la pierre, suivait mon poing. N'ayant user d'un projectile que pour concentrer son attention sur la première offensive, je vint porter un solide crochet à son visage, l'envoyant valser sur le sol par la même occasion. En moi, bouillant un intense sentiment de domination. Lorsque je frappa son visage, je vis quelque part en moi, une force enfoui se réveiller. Cette force, brulant mon coeur de par son amertume, me força cependant à me jeter sur ma génitrice.

    Un bref combat débuta donc, pour des raisons qui m'échappent encore aujourd'hui. Je crois, qu'il en était le résultat d'années de tromperies et d'attentes, mais aussi de semaines à tourner en rond et vivre un cauchemar émotionnel et finalement, d'un profond ressentiment, d'une rage intérieur qui grandissait depuis des années et qui explosait maintenant sans aucune retenue. Alors que je vint me jeter sur elle, je mis mes deux mains sur sa gorge avant de presser de toute mes forces. Elle se débattait, mais cette chaleur douloureuse qui s'était emparer de mon corps attisait les noirs désirs qui se dégageaient de moi à un point tel que les coups qu'elle me portait me semblaient inexistants. Pressant toujours et encore, j'étais prise d'une frénésie que je ne pouvais expliquer, puisque inconsciente de mon propre agissement. La colère, l'amertume et d'innombrables autres tourments continuaient d’alourdir mes envies meurtrières jusqu'à ce que je vis les yeux de ma victime tourner vers le haut, faisant ainsi disparaître leurs iris. Le sang, que je sentais pomper à une vitesse fulgurante, venait de ralentir sa course sous mes mains. Les mains, qui agrippaient mes vêtements avec force, se relâchèrent pour finalement tomber par terre de tout leur poids. Revenant peu à peu de ma frénésie, je regardai autour de moi, pour finalement croiser le regard de mon père. Ce qui me troubla, fut sa réaction. Il était là, assis, me regardant toujours de cet air absent, comme si rien n'avait changé, comme si tout ceci faisait partie de la routine quotidienne. N'avais-je pas commis une ignominie? N'avais-je pas enfreint toutes les lois de ce monde? J'allais pour porter un regard à mes mains mais...


    "Au fond, nous ne sommes pas si différent, toi et moi. Ne regarde pas ces mains, car ce que tu viens de faire n'est qu'un pas vers l'avant. Porte ton regard à l'horizon, jeune apprentie, car là se trouve ta place. Ton passé, ce que tu savais, ce qu'il restait de ta personne n'existe plus. Cynbel, fille de la traitresse Dataya a cessée d'exister au moment ou elle rencontra son destin, ce dont elle était héritière. Tu es née pour accomplir un but précis, et aujourd’hui, tu t’attèle finalement à la tâche en faisant un pas de géant vers ton futur. Oubli la fille de Dataya et devient la fille de Jaheiro le fou. Toi qui n'était qu'une larve, un embryon, transforme toi en cette chrysalide qui annoncera le début de ta gloire, ta préparation à un nouveau monde. Embrasse ta chance, et laisse les douleurs s'évaporer tout comme ton passé. Soi à l'image de ta force...soi celle qui ne craint rien, ni la peur, ni la douleur, ni même la mort car tel est le chemin qui t'a été tracé. Dès aujourd'hui...tu sera une apprentie, une vrai et aucun mensonge ne saura s'incruster en toi désormais. Donne moi ta main, ensemble nous retrouverons cette voie qui n'attend que toi."

    Le reste, pour quelques semaines, fut vague à un point tel que je ne me souviens que très peu de ce qui se passa durant ce laps de temps. Ce que je sais, c'est que je pris ce que je pouvais, et je rejoignis mon tuteur, mon nouveau maitre, en me tenant à ses directives. Je regardais au loin, mais ma tête était ailleurs. Je tentais d'analyser les évènements, mais je n'y trouvais qu'un nuage obscure, obstruant toute réponse logique ou positive. Au début, je me cassais la tête à y trouver une solution, mais rapidement cette obscurité vint faire partie de mon quotidien au point tel qu'il n'était plus que le décors de ma vie. Partout ou je regardais, il semblait être présent autour de moi, suivant mon nouvel avancement et lorsque je commençai finalement à m'habituer à cette vision, je me sentis illuminée, et j'acceptai entièrement mon destin. La mort de ma mère n'était peut-être qu'une étape après tout. Moi, qui était née avec un potentiel énorme, devait suivre les directives de mon ancêtre, et de mon nouveau mentor afin d'accéder aux sphères auxquelles j'étais promises. Nous nous dirigeâmes donc vers le transport de mon père afin de quitter Dathomir. Mon entraînement allait commencer, mais pas sur cette planète. J'allais apprendre là ou il avait apprit, selon le même entraînement qu'il lui fut imposé par son propre maitre.
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    Troisième partie
    L'entraînement


    Nous posâmes les pieds sur la terre ferme d'un paysage semi-désertique, se trouvant au pied d'une immense montagne fumante qui crachait d'épaisses couches de cendre en permanence, rendant les lieux recouverts d'une fine poussière grisâtre. Cherchant la moindre source de vie autour de moi, mon regard s'arrêta sur de rares insectes et un oiseau de proie qui parcourait, solitairement, les cieux ternis par de gros nuages gris. Préférant ne pas poser plus de question qu'il ne m'en passait déjà à l'esprit, je fus surprise du premier acte du Sith. De sa main gauche, il jeta à mes pieds une vibro-lame. Bien que le message n'était pas difficile à comprendre, je pris un instant avant de ramasser l'arme, un peu craintive de la suite de la scène. Déposant mes doigts sur le pommeau avant de ramener celui-ci un peu plus vers moi, je pu enfin l'entourer de ma main avant de rediriger mon champ de vision vers mon mentor. De sa main droite, il tenait une arme identique à la mienne. Mon entrainement au sabre allait enfin débuter.

    "Le sabre est ton instrument de guerre. Il est ta vie, le premier signe de ton appartenance au coté obscure de la force. Voit-le comme ton propre frère et considère sa vie comme rattachée à la tienne. De par l'entremise de tes mains, il sera le vengeur, l’exécuteur, l’oppresseur de tes ennemis car, oui, ils seront nombreux. Les jedis, seront ces jumeaux maléfiques qui tenteront, comme Dataya, de semer le doute et l'embrouillement dans tes actes et ta pensée. Ils sont donc l'ennemi directe de ton Sabre. Je te montrerai comment répondre à leur arrogance, En garde!"

    L'heure n'étant pas à la vantardise, je ne préciserai pas à quel point j'excellais dans le domaine du combat rapproché. Bien que j’eus quelques difficultés à saisir les premières directives, aussitôt eurent-elles entrer dans mon tête que je me mise à les appliquer d'une manière quasi-reprochable pour une novice. Je fus même surprise d'apprendre que mes feintes, et ma tendance à saper le moral de mon adversaire durant mon combat, me rapprochait d'un style bien particulier que mon maitre appelait: Dun Moch. Je fus donc disposer à apprendre cette technique à la base de mon apprentissage, à mon grand bonheur.

    Les choses se compliquèrent cependant lorsque je remarquai que les bruits de nos lames, de nos pas et de notre essoufflement attiraient les prédateurs en notre direction. Esquivant de peu l'attaque d'un félin lors d'un de mes moments de repos, j'apportai la pointe de ma lame vers son oeil droit afin de le crever et d'atteindre ensuite la boîte crânienne de celui-ci en enfonçant mon épée plus creux. Essuyant une goutte de sueur froide, je me remis ensuite à l'entraînement tout en observant autour de moi le plus souvent possible afin de réaliser que plus sa allait, plus les prédateurs étaient nombreux. Je me trouvai donc à accomplir un travail d'équipe, pour ensuite reprendre aussitôt les "hostilités" avec Jaheiro. Lorsque celui-ci trouva j'avais développée un niveau convenable, il m'apprit ensuite le contrôle de la force, dans ses moindres mesures. Sauter et déplacer les corps matériel étaient les pouvoirs à travailler. Cette fois-ci, j'allais devoir calculer un peu plus mes actions car, bien que le contrôle de la force me parvenu rapidement (surement dû à mon héritage sanguin), il me restait difficile de l'appliquer dans un temps ou un environnement hostile, ma concentration étant largement déficiente comparativement à mes réflexes plus physique.

    Je devais donc sauter de pics en pics au travers des rocheuses en m'aidant du pouvoir de saut, mais il n'était pas rare de me voir rater l'un de ces pics de près et de devoir me servir de ma vibro-lame comme de piolet afin de me rattraper dans la pierre et ensuite user de celle-ci comme d’appuis afin de pouvoir sauter vers le prochain pic. Lorsque j’atterrissais, je me servais ensuite de mon pouvoir de télékinésie afin de ramener ma lame vers moi, m'empêchant ainsi de finir entre les serres d'un prédateur ailé qui fonçait vers moi à vive allure. Bien qu'étant une manière bien différente de celle de mon géniteur, celui-ci semblait curieux d'étudier mon procédé, à mon grand étonnement. J'avoue, aujourd'hui, que je n'avais pas réellement la meilleure technique afin d'accéder à la victoire de cette épreuve, mais elle fonctionnait et c'est tout ce qui m'importait à l'époque.


    C'est avec peine et misère cependant que je réussies à atteindre le sommet de cette montagne, me nourrissant des cadavres de mes victimes animales jusque là. Là, mon paternel m'attendait devant un lac de lave. Pointant un doigt vers mon flanc, ma vibro-lame partie en sa direction par la suite, terminant sa course dans cette même main qui l'avait conjurée. Peu sure de la suite de ses actes, j'attendis ainsi sans le moindre mot à l'esprit, ne faisait qu'attendre la suite.

    "Bien, tu m'as bien prouvée ta valeur jusqu'ici, mais il te manque une qualité: L'initiative. Pour l'instant, je fermerai les yeux sur ceci, car ton entraînement tire à sa fin. Voici ta dernière épreuve, puisse-tu la réussir avec brio et sans rien oublier cette fois-ci."

    Devant mon air confus, il jetta son sabre-laser vers le sol, mais cessa la chute de celle-ci avant qu'il ne l'atteigne. D'un simple mouvement de bras, celui-ci se démonta entièrement afin de me laisser voir chacune des pièces qui le composait durant un bref instant. Étudiant l'exosquelette de ce qui allait devenir mon éternel compagnon d'arme, je pris bien en note de retenir chacune des pièces avec précision. Quelques instants après, celui-ci remonta son arme, puis se dirigea vers le bord de la montagne. Une simple inclinaison de la tête en guise de bonne chance, puis il sauta en bas, se laissant emporter par les vents. Hochant la tête, je me demandai comment je pouvais bien accomplir ce défi, seule, mais je ne perdis pas espoir. Réfléchissant un instant et tentant de me remémorer chacune des parties de l'arme, je me suis mise ensuite en quête des parties que je devais retrouver afin de compléter la construction du sabre.

    Cherchant comme une force-née, je me suis vite rendu compte que je ne faisais que tourner en rond sans trouver la moindre trace ou indice depuis des heures. La faim commençait aussi à se faire sentir, rendant tout focus un peu plus difficile. Par la fatigue, je pris donc un moment afin de m'asseoir près de la bouche du volcan afin de trouver une solution à tout ceci. C'est alors que mon regard vint se porter sur une chose que je n'avais pas remarquer auparavant. Un peu plus creux, à une dizaine de mètre de la lave en fusion, l'entrée d'une grotte, d'un réseaux sous-terrain, se dessinait entre les cendres et la fumée. Ne sachant si je rêvais ou si la chance était de mon côté, je fis lentement le tour de la montagne afin de me rendre au dessus de cette entrée. Regardant autour de moi, je pris une plateforme de pierre mesurant près d'un mètre de diamètre et j'allai la mettre en suspension tout juste devant l'entrée de la caverne afin de sauter sur celle-ci, puis enfin dans l'orifice qui avait été creuser à même l'intérieur du volcan. Rendue à l'intérieur, je commença à fouiller ce labyrinthe sous-terrain en faisant bien attention de me créer quelques ponts improviser avec des pierres que je faisais tenir en suspension grâce à la force. Je réussis ainsi à trouver les parties suffisantes à l'assemblage de la clé qui me permettrait de sortir de cet endroit au climat plus qu'hostile. Une chose manquait à l'appel cependant; un cristaux rouge.

    Bien que je cherchais et cherchais encore tout en étant tyrannisée par la faim et le manque de sommeil, je me rendu compte que le cristal ne pouvait être dans ces cavités. Sortant donc de cet endroit et remontant au sommet du volcan, j’allai m'asseoir encore une fois afin de trouver une solution à mon problème, mais en vains. Pestant contre cette formation ridicule, je tentai d'assembler l'épée du mieux que je le pouvais sans y inclure le cristal, et bien que je réussis à quelques reprises, l'activation de celui-ci restait inaccessible. Le cristal était donc l'une des pièces maitresse de cet instrument. Sentant la colère monter et l'adrénaline prendre le dessus, surement dû à mon manque de sommeil et de nourriture, je pris un caillou avant de le propulser puissamment dans le volcan grâce à la force. La vague, s'agitant légèrement, me fit découvrir à ce moment une plaque rocheuse, qui s'éleva dans la petite vague que j'avais créée en faisant tomber le corps solide dans la marre de lave. Sous cette plaque rocheuse, je cru apercevoir un éclat reluisant qui venait de réfléchir la lumière jusque dans mes yeux. La solution se trouvait donc là! Puisant dans la colère engendrée par mon impatience qui s'était infusée dans mon esprit lors de mes vaines recherches, je fis survoler la plaque jusqu'à quelque mètre devant moi avant de la laisser s'écraser et se fracturé sur le sol devant moi. Bien que la folie tendaient légèrement vers mon côté tellement la fatigue me rongeait, je aperçue qu'il s'agissait bel et bien de la pièce manquante de mon puzzle. Sachant bien qu'il venait de sortir d'un lac de roche en fusion et de flamme, je fis survoler la dernière pièce quelques instant dans les airs à une vitesse acceptable afin de la refroidir au gré du vent engendré de la sorte. Lorsque j’eus finalement réussis à assembler chacune des parties, je me retournai afin d'y voir Jaheiro, en train de taper dans ses mains lorsqu'il me vit activer mon sabre dans un empressement qui signifiait mon contentement.


    "Bravo...tu as terminée cette épreuve! Je te félicite! Cepend..."

    Le reste de ses paroles lui furent coupée par un rocher qui se déplaçait à vive allure vers lui. Obligé de cesser son discours et de l'esquiver, ses yeux s'emplirent de colère à cet instant, l'amenant à son tour à activer son sabre. Foudroyant ma personne d'un regard meurtrier, il s'élança ensuite vers moi, l'arme bien en main. Portant un premier coup au niveau de ma tête, je vins le bloquer tout en lui glissant ces quelques mots qui ne furent que confirmer ma réussite à la dernière épreuve.


    "Je vois l'initiative comme une opportunité à choisir au moment adéquat. Pourquoi mettre carte sur table lorsque l'on peut garder un as pour la fin..."


    C'est ainsi que j’achevai mon apprentissage, prouvant à mon maitre que personne ne pouvait se mettre entre moi et mes buts, qu'il soit allié ou non. Comparativement à beaucoup d'apprentie cependant, je ne quittai pas mon maitre. J'allais rester près de lui, et ensemble, nous allions agir comme une paire, un duo indémodable. Selon lui, les services rendus à l'empire pourrait nous rapporter gros, et bien qu'il n'en fut pas ma vision des choses, je considérais que j'avais encore beaucoup à apprendre...et une dernière chose à accomplir avant de pouvoir me considérer comme véritable Sith. Combattre et anéantir ce dont pourquoi nous existons; Un jedi.

  • Inventaire :
    -Sabre Laser Rouge
    -Vêtements habituels de Cynbel
    -Quelques crédits me permettant d'accéder à certaines dépenses personnelles et quotidiennes
  • Psychologie :
    Un torrent de souvenirs brisés, de colères refoulées agrémenter d'un irrassasiable désir de surpasser et d'écraser. Telles sont les premières images que l'on aurait s'il était possible d'étaler sur peinture les premières pensées qui apparaissent sur la couverture de son recueil psychologique. La haine et la colère, comme pour beaucoup de Sith, joue un certain rôle dans l'évolution morale et mentale de Cynbel au cours de ces années de déchéance vers le côté obscure de la force, mais ce qui en fut le point culminant fut la soif de surpasser quiconque osait croiser le fer avec elle et ce, que ce soit verbalement ou physiquement. Certes, il existe en elle le désire de se surpasser elle-même, mais celui-ci n'en est rien quand à celui d'écraser et de dominer l'adversité.

    Pour elle, la compétition n'existe pas. La compétition n'est qu'un terme utilisé par ceux qui s'occupent du sort de ceux qui se dressent devant eux. Il n'est plus question de compétition lorsque sa propre victoire se doit d'être la seule et unique option et issus d'un affront et ce, peu importe les moyens. La compétition suggère, à la base, deux corps ou deux sujets impliqués, mais pour Cynbel il n'y a qu'elle... et elle seule. Un égoïsme palpable et un individualisme plus qu'apparent émane de sa personne. Malgré tout, elle reste une femme d'apparence calme, posée, et ne parle que lorsque c'est nécessaire, mais n'hésitera pas à démontrer un côté plus sarcastique, violent et vile de sa personnalité en temps hostiles. Elle reste, somme toute, une entité caractérielle sévère et pragmatique, mais aussi prompte la colère et la rage face à l'échec, peu importe de quelles natures.

    Il en résulte donc d'une personne dont les motivations et les actions sont toujours justifiées par un réel désire d'affranchissement. Un esprit au tempérament stricte, prêt à tout, vif en tout temps et qui se frotte aux défis avec hargne et empressement. Il faudrait donc être sur de ses choix avant de se ranger du côté de cette guerrière car aucun flemmard ne pourrait suivre sa cadence. N'ayant de repos que lorsqu'un travail est bel et bien accomplis, les temps de complaisance reste tout de même rare puisqu'elle ne tarde pas à se fixer de nouveaux objectifs. "Le monde n'est pas devenu tel qu'il est sans raisons, et il ne changera pas pour un rien non plus". Elle adhère à cette idée et jusqu'ici, elle semble mettre cette citation en valeur à une fréquence quotidienne.

    Au final, Cynbel reste loin d'être une femme aime être bien entourée. Préférant la compagnie d'une ou deux personne seulement, elle reste donc inactive au sein de quelconque communauté. Rare sont ses "amis" ou "alliés" qui ont le privilège de faire partie de son intimité, beaucoup trouveront que le caractère écrasant de cette dernière devient vite omniprésent et qu'elle a donc tendance à prendre de la place tout en n'en laissant que très peu aux autres. Ceux qui réussiront cependant à s'attirer les bonnes grâces de celle-ci compteront une personne fiable et, bien que rempli de mauvaises intentions, elle reste un être dont la loyauté est synonyme de respect.

  • Affection :
    -L'occulte
    -L'adversité
    -la dualité
    -les personnes ambitieuses
    -les débats moraux et psychologique
    -La psychologie
    -La découverte
    -La conquête
    -le défi
    -Accomplir l'infranchissable
    -La réussite

  • Aversion :
    -Les jedi, évidemment
    -L'incompétence
    -L'échec
    -La simplicité volontaire
    -Les température hivernales
    -Les insectes. (Il ne s'agit pas là d'une phobie, mais bien d'une révulsion)
    -Les bonnes intentions inutiles
    -Les lécheurs de bottes

    Range visé
    : Chevalier Sith

    Disposition


  • Fuseau Horaire : -5 GMT (Heures du Québec et de l'est américain.

  • Disponibilité : Tout les jours de semaine et fin de semaines.

  • Indisponibilité : De 6 heure am à 14 heure pm heure du Québec.


Dernière édition par Cynbel le Dim 19 Aoû 2012 - 10:59, édité 2 fois


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http://www.swor-jdr.com/

Re: Cynbel [v]

le Lun 20 Aoû 2012 - 4:52
Salut à toi Cynbel et bienvenue sur SWOR, je suis Narrateur, membre du Staff de ce forum, et je vais me charger d'étudier ta fiche, enfin... Si je puis appeler cela une fiche, car pour moi c'est un petit chef d'oeuvre.

Tout y est, le travail, l'investissement, la compréhension de notre univers, des règles du forum, tout si ce n'est les 2.000 Cr accordés aux nouveaux arrivants, et non "Quelques crédits". Je pense que je vais valider cette fiche, d'autant plus que ta trame de fond - celle partagée avec Jaheiro - a l'air intéressante. Je valide donc cette candidature, n'hésite pas à passer dans la section support au RP pour trouver des joueurs avec qui débuter ton aventure (ou des animateurs pour te lancer dans les débuts).

Aussi, très important, je vais devoir te valider sous le rang d'Apprenti Sith, et non Chevalier. Ce n'est pas contre toi, mais c'est selon l'histoire que je lis. Il doit y avoir plus de travail Rp pour le rang de Chevalier, que tu devras développer au fil du jeu. Je t'invite à te renseigner sur la force dans SWOR pour en savoir plus.

Le rang n'est pas négociable.

Bienvenue parmi nous ! Wink

PS : Si tu veux me contacter en privé, c'est sur mon compte Prince Xizor.


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