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Jaheiro
Initié au Jeu
Nombre de messages : 184
Date d'inscription : 12/08/2012

Jaheiro [v]

le Lun 13 Aoû 2012 - 21:49

  • Nom :
    Jaheiro

  • Autre Comptes : Abandonné pour l'instant Gilad Pellaeon

    Profil
  • Race : Humain
  • Sexe : Mâle
  • Âge : Environ 35 ans.
  • Planète d'origine : Il ne le sait pas lui-même. Station de la roue, de son point de vue.
  • Histoire et Apparence de Jaheiro :
    Le Début par la Fin
    Tombant à genoux, blessé, désarmé, littéralement écrasé par la volonté de son adversaire, épuisé de n’avoir suffisamment de paix pour ne serais-ce que faire plier son ennemi, le jedi laissa tomber son sabre laser. Il se savait vaincu, sa force vitale le quittait. Aussi, il posa correctement les yeux sur son mystérieux agresseur…

    Vêtu de haillon sales, de sandales raccommodées, un regard un peu hagard, une barbe qui ne se laveraient qu’en la coupant, il portait néanmoins un sabre laser rouge pourpre et savait s’en servir, oh oui. Cet étranger adoptait aussi presque en permanence une stature courbée par le poids des âges, tirant un peu sur la folie. Un jeu d’acteur saisissant ou un sith ayant sombré dans une folie qui l’emplissait de pouvoir … Certainement. L’homme battu n’aurait pu perdre face à un vieillard en pleine possession de ses moyens mentaux. Preuve supplémentaire, l’homme agresseur se parlait seul.


    - Ohh, tu es tombé?
    - Il s’est fait mal tu ne vois pas?
    - Bien sûr, mais je ne voulais pas …
    - Bien sûr que nous ne voulions pas. Nous en avons besoin.
    - Mais nous devons lui dire.
    - Pourquoi toujours ça? Ça te perdra un jour.
    - Non, cela nous perdras un jour. Tous les deux mon vieil ami. Quant à toi pauvre de toi, laisses-moi t’apprendre quelque chose. Laisses-moi t’expliquer pourquoi tu mourras, et comment ce qui suivra me servira…

    Il y a bien longtemps, dans cette même galaxie, provenant d’un monde pauvre, victime de pirates et de banditisme, un tout petit bébé est né dans une famille mais alors là, vraiment dysfonctionnelle. Un père que l’alcool, la moindre goutte rendait violent et une femme trop aimante pour quitter l’homme qu’elle aimait. L’enfant né, il apprit rapidement à ne pas crier, car cela lui attirait une trop grande attention du paternel généreux en coup et blessures de toutes sortes. Il attendait patiemment que la mère ne se réveille du coma où son amoureux de mari l’avait laissé, perdant connaissance par amour pour l’homme de sa vie. Seulement à ce moment il recevait l’intimité et l’attention qu’un nourrisson est sensé avoir dès sa naissance.

    Bref, il naquit avec une carence en relations humaine, bien évidemment. Très jeune cet enfant appris à se débrouiller pour manger de par ses propres moyens. Le vol à la tire, à l’étalage, les pleurs et la pitié sont devenus des armes pour éviter les ennuis. Cela ne l’ennuyait pas de se faire gronder, rabrouer, tant et aussi longtemps que son paternel ne l’apprenait pas. Son manque de sociabilité l’empêcha de nouer des liens avec les gangs de rues constitué d’enfant qui se soutenaient les uns les autres. Il ne parlait pas, la majorité du temps, les seules fois qu’il le faisait, le petit jeune né dans cette famille dysfonctionnelle, c’était pour rassurer sa mère. Mentir.

    Dire qu’il était heureux et que tant qu’elle était là pour lui tout irait bien. Cependant, ce petit humain n’était déjà pas bien loin de l’automate. Se levant le matin, il se faufilait silencieusement dehors, sans causer aucun bruit, courant vers l’étalage de fruit le plus près au grand marché de la cité pour y voler de quoi se nourrir puis il arpentait les rues. Pourquoi faire me diras-tu? Cela il n’en avait pas la moindre idée, ça ne l’importait pas non plus. Rester loin de la maison, cela seul l’importait.

    Une opportunité, une porte de sortie, de la force, malice ou bonté, il errait dans les rues de la cité, sans ne s’intéresser à rien. J’imagine que marcher devait lui faire du bien. Dépenser son énergie physique pour être assez assommé par l’effort pour s’endormir le soir sans pouvoir se réveiller lorsque le paternel rentrait saoul. En ayant perdu son argent au jeu, il buvait le reste et rentrait chercher sa baise quotidienne avant de repartir dans les bras d’une maîtresse. Celle-ci était payé par l’argent qu’il prenait des poches de sa propre femme. L’argent qu’elle gagnait, elle le dépensait pour maintenir un toit sur sa tête et mangeait au minimum, le reste servait à son mari, pour passer les nuits dans les bras d’une autre. Les coups et les cris de cet homme indigne n’étaient pas ce qui était le pire. C’était les cris de la mère pendant qu’on abusait d’elle. Cette femme hurlait de douleur mais trouvait toujours la force de susurrer son amour à l’homme qui lui faisait endurer ces tourments. Puis après qu’il soit parti, c’était les pleurs, étouffé par fierté mais tellement puissant de désespoir, qu’ils perçaient les murs pour atteindre le petit dans la chambre d’à-côté.

    À un moment donné, il fallut plusieurs jours à ce que le père de cette petite famille ne revienne. Les deux restants pensant au pire, mélangeant leur joie et leurs inquiétudes. Cependant, en revenant, il était sobre. Pas une seule fois le jeune garçon n’avait vu ceci. La mère s’élança vers lui mais il l’arrêta. Ce qui provoqua une crise de panique chez celle-ci, pensant que son mari la quittait. Mais c’était bien le contraire. Il était passé en cure de désintoxication et même s’il savait que rien ne pardonnerait ses affronts et ses pêchés, il essaierait pour le reste de sa vie de se racheter. Il sorti une main de derrière son dos et présenta un bouquet des plus belles fleurs de la planète. Les deux amants retrouvés, ils s’enserrèrent et il promit de ne plus la toucher jusqu'à ce qu’elle lui fasse à nouveau totalement confiance.

    Dès ce jour, il ramenait la totalité de ses gains journaliers et les confiait à sa douce pour qu’ils cumulent les deux salaires. Tous deux voulaient quitter cet endroit ainsi que la planète, porteuse et témoin de trop de souvenirs malsains. Quant à ce qui se rattache au tout petit, le dernier du trio, il n’y croyait pas. En fait, non, il ne savait pas quoi penser et n’y pensait pas non plus. Il ne communiquait pas plus. Fuyant tout autant le nid familial par automatisme, que par désir de retrouver le froid et la solitude, ses seuls plus loyaux compagnons depuis ces quelques dernières années. Il y eut des tentatives de rapprochement du père, des deux parents.

    Mais le vide et les ravages du temps avaient minés la moindre crédibilité dans ce qui était son père. Cet homme nouveau lui avait en fait, fait perdre la seule chose qu’il avait en ce bas monde : Une mère. Cette dernière, heureuse de voir son homme de retour ne lui avait quand même pas encore donné la permission de recoucher avec elle, mais sa joie immanente de le voir sous le même toit chaque soir était suffisante pour que le peu d’effort et d’intimité qu’elle consacrait auparavant à coiffer son petit enfant, de le laver, ne s’évanouissent. Il était désormais plus seul que jamais.

    Ce fût ainsi encore deux ans, jusqu’à ce que, triomphant et plus heureux que jamais depuis qu’il en ait eu conscience, les deux géniteurs l’attendaient le soir, aux soleils tombant. Ils lui annoncèrent sans cacher leur joie, qu’ils allaient, tous, enfin déménager. Pour bien tout laisser derrière, ils allaient désormais habiter dans l’espace. À la station spatiale de la roue. Bien que l’enfant ne comprennes pas encore leur enthousiasme, il en était jusqu’alors dépourvu, il savait qu’il se rapprochait de ses amis : Solitude et froid. Un univers de métal et des conduits lui permettant de se cacher lui semblait une conclusion … acceptable.

    Oui, pour la première fois, il voulait désirer. Il voulait quelque chose et cette chose lui tendait la main. Ça l’acceptait! Alors, il fît une première, il sourit. Cette petite chaleur en lui s’insinuait dans ses veines comme un mort revient à la vie. Ça partait de sous le cœur, mais d’au-dessus de l’estomac. Du centre de son torse, provenait une chaleur qui lui était bien étrange. Cependant, malgré la nouveauté et les questions qui l’assaillaient sur son nouvel état, il ne cessait pas de sourire. Il se surprit même à rire, faussement certes mais il le fît. Le garçon partagea à ce moment précis, pour la première fois de sa vie, le sentiment d’être une famille, une joie, quand même pas euphorique, mais contagieuse et partagée.

    C’est ainsi qu’ils firent leur valise. Les parents se rendirent compte que les haillons portés par leur fils devaient être changés et qu’ils n’avaient jamais acheté ces vêtements, que leur enfant ne possédait aucun autre vêtement que ce qu’il portait. Cependant, chaque semaine, les haillons changeaient pour d’autres. Cela importait tout de même peu et les parents engagèrent un tout petit peu de leur économie pour habiller leur fils maintenant chéri. Puis, ils déménagèrent à la station de la roue.


    Il ne suffit des fois que d'une petite chose.
    Au début, ce fût dur. L’homme trouva rapidement du travail rude et physiquement éreintant, mais il ne s’en plaignit pas. Ils arrivaient tout juste et cela pris quelques mois avant que la femme ne réussisse à se trouver un emploi dégradant de lave-plancher dans des sections, peu recommandables. Cela pris à peu près autant de temps au maintenant adolescent pour se retrouver et placer ses marques. Il s’était perdu un nombre incalculable de fois et devait tout de même continuer à voler pour réussir à faire nourrir sa famille pendant que sa mère ne continuait à se chercher un emploi, si dégradant soit-il.

    L’adolescent se retrouva donc confronté durant ses errances, à une situation nouvelle. De vrais gangs, constitués d’adultes et réellement mal intentionné. Ces derniers n’apprécièrent pas qu’un nouveau ne connaissant pas les règles ne se mette à chiper de choses sur leur territoire. Quelques fois, il obtint des raclées, d’autres des invitations à rejoindre les groupes. La nature solitaire du petit, cependant, l’empêchèrent de donner suite à ces demandes, s’éloignant de ces gangs pour changer de territoire, préférant se faire battre que pousser à intégrer un groupe de force. Mais les fessées avaient aussi leur défaut. L’inquiétude des parents, si le même gang remettait la main une deuxième fois sur le petit c’était pire que la première ect…
    Il développa une technique qui lui permit de rapidement s’écarter des problèmes. Se limiter aux lisières des territoires entre gangs. Temporairement cela allait sans dire. Une fois que la mère trouva un emploi et que les parents ordonnèrent à leur enfant de cesser de voler, ce dernier s’adonna à une tout autre activité, celle de son enfance. L’errance sans but. Se permettant d’explorer durant toute ses journées et de stature plutôt petite tout en étant un maigrelet que la famine avait forgé, il se faufilait encore là où seul les enfants pouvaient aller. En moins d’un an, il connut donc tous les recoins possibles et inimaginables qu’il était possible d’accéder.

    Il utilisait ses talents de voleur pour subtiliser des clés, des cartes d’accès, écoutait des mots de passes et s’en servait pour accéder à divers endroits. Rien dont la sécurité n’impliquait des caméras où l’on pourrait garder des traces de son passage. Il, cependant, avait acquis une méthodologie, il pensait à ce qu’il faisait parce que de plus en plus, simplement errer ne lui procurait plus autant de plaisir ou de satisfaction. Il rentrait le soir et préférait s’asseoir sur le divan et écouter les nouvelles avec ses parents pour se donner un objectif le lendemain d’explorer le secteur montré aux infos.

    Il ne tissait pas réellement plus de liens avec ses parents, mais la seule présence de ceux-ci l’apaisait. Il retrouvait ce qu’il aimait dans les rues de la ville qu’abritait son ancienne demeure. La paix, rien pour le déranger, le froid du métal ainsi que son étreinte semblable à celle de solitude, glacial. La douleur de ce mélange le motivait, il s’y enfonçait pour se sentir à nouveau vivant. Il n’était plus l’automate qu’il avait été. Il le regrettait et même s’il cherchait à redevenir en pilote automatique, pas de questions, pas de bonheur, pas de tristesse, juste, le quotidien.

    Aussi augmentait-il de jour en jour la dose de ses exploits. Poussant même la chance à se suspendre au câblage du toit d’une des immenses cavités de la station, au-dessus d’un quartier résidentiel ouvert pour s’y faire un nid. Il devait se suspendre aux câblages et comme un singe, se diriger vers le centre, suspendu au-dessus du vide. Une fois rendu au milieu, une jonction de poutres métalliques et de câblages en faisait l’endroit parfait pour un nid. Un lieu d’où il pouvait voir et observer la ruche vivante sous lui. Il manqua même se tuer une fois, alors qu’il essayait de faire un bout de chemin à pied, en équilibre sur un gros fil, sa sandale cassa et il failli tomber.

    Bref, agile comme un félin, intelligent comme un singe et sournois comme un serpent, il était le maître de son propre environnement et cela l’amusait. Oui la situation ou les muscles de son visage se stimulaient seuls pour former un rictus que ses proches appelaient un sourire arrivait de plus en plus souvent. Cela me rappelle, il faut que j’avance dans mon histoire. Bref, tu vois où je veux en venir jedi? Tu vois comment grandissait l’enfant et sa mentalité? Tu me diras que tu ne sais pas où je veux en venir j’en suis sûr. Mais écoutes bien, car ça s’accélère.

    À ce moment, à nouveau, Jaheiro posa la main sur la tête de son adversaire au sol, vidé de ses forces et y déchargea toute sa volonté, sa haine et son amertume, le désespoir atteignit le cœur du jedi et il en éprouva grandes douleurs.

    - Reste! Bon chien chien à papa.
    - Continues, on perds du temps.
    - Silence, c’est mo moment.
    - Alors fais vite.
    - Oui, le reste s’accélérait, tout est allé beaucoup plus vite après.

    Un soir, alors qu’il revenait de ses errances quotidiennes, cette journée-là il était particulièrement fier d’avoir capturé l’image sur un appareil volé, de deux individus de deux couples différents qui faisaient l’amour sur un toit. Ensuite, le chenapan était allé porter une copie des photos aux personnes dont on jouait dans le dos. Ils avaient immédiatement libérer leur bureau et s’en était retourné à leurs maisons voisines. Le temps que la situation finisse d’exploser, les bureaux de travail avait été visités et les objets de valeur raflés, pour être ramené à son nid surélevé. La valeur réelle des objets n’était pas monétaire, mais elles semblaient intéressantes pour l’adolescent. C’était plus à des fins de collection et de curiosités que ces objets divers se retrouvaient à cet endroit insolite.

    Bref, ce soir là, les deux parents avaient concoctés un souper opulent. En cachant mal leur joie, ils apprirent à leur enfant qu’il ne serait plus seul très longtemps. Qu’une petite sœur allait bientôt le rejoindre. Que la mère le portait en son sein. Arrête de te poser cette question, leurs noms sont pas important, c’est une histoire. Tant que tu remettes le personnage à sa place dans l’histoire. Merci de te la fermer et de bien vouloir suivre. ARRÊTE! Quoi? Tu ne dis rien? Alors tais-toi quand même, tes futiles pensées d’escapades sont … futile oui c’est ça. Enfin, l’histoire ne s’arrête pas là.

    Ce soir-là le rire, pas juste le sourire la, mais bien le rire contagieux de la première fois le contamina une deuxième fois et soudainement, l’illumination d’une vie normale l’atteignit. Il se mit à rêver de bonheur, de quelqu’un de sans-défense auquel il pourrait répondre à tous les besoin. Il lui faudrait trouver du travail pour combler l’absence de sa propre mère au sien. Il devrait travailler. Dès le lendemain, il se trouva un emploi à l’astroport de la station. Sa connaissance des conduits, son aisance avec les petits endroits et sa maigreur l’aidèrent à rapidement devenir un nettoyeur de boyaux, de conduits.

    Même, dans de gros vaisseaux, là où la tâche n’était même pas confié à des droides, on l’envoyait dans les serveurs pour y nettoyer les fils, enlever la poussière ect. Il y apprit l’entretien des vaisseaux, un domaine où il n’excella pas mais qui pouvait faire son bout de chemin. Sa spécialité restant le vol à la tire et son réel emploi c’était cela. Il insérait des micros ou des caméras pour le gars des docks qui ensuite pouvait faire chanter quelques capitaines ou des membres d’équipages qui pouvait en valoir la peine. Il commence à rapporter un salaire à la maisonnée. Celle-ci se rénove, nouvelle chambre, nouveaux vêtements, remplacer ce qui est vieux et pourri par du neuf et du propre.

    Le bonheur, oui, cette sensation étrange si souvent décrite en sa présence commençait à se manifester. L’état euphorique, une stase permanente où tout semble être magique, aller bien, l’espoir nait. Le père gagne même une promotion et cessera son travail éreintant pour contre-vérifier les actifs de transport de la société pour laquelle il travaille. Ce soir-là, quand le jeune adulte rentre à la maison, il jette l’emballage de sa collation dans la poubelle, mais ça atterrit sur une forme vaguement humaine.

    Le temps se figea l’espace d’un instant. Entrant en trombe dans la maisonnée, il vu sa mère inconsciente, couverte de bleu et saignant encore d’entre les cuisses. La maison empestait cette odeur si caractéristique, si nauséabonde d’alcool frelaté qui hantait encore tant les pensées du garçon. Oui le père était effondré un peu plus loin, assommé par les quantités astronomiques d’alcool qu’il venait d’ingérer pour fêter sa promotion. Un tout petit s’était-il surement dit. Notre petite victime sortie rapidement dehors pour vomir.

    Dans sa petite tête encore si innocente, les différentes personnalités forgées par les évènements et relations passées s’opposaient dans un combat titanesque qui le paralysait. D’un côté le jeune enfant automatisé par la violence et fuyant sans combattre, s’auto-plongeant dans les méandres de son esprit pour fuir le sentiment le plus saisissant jamais connu : La douleur. L’autre, opportuniste, qui devant l’inconnu en était venu à s’adapter à son environnement tout en fuyant les gens, encore incapable de faire confiance à qui que ce soit, le voleur invétéré qui devait se cacher et observer. La dernière, celle qui avait été capable de s’ouvrir à l’espoir, au rire, au sourire, celle qui espérait et qui commençait à voir le futur avec une teinte de ros…

    - Pourquoi pas ne pas ajouter encore une voix de plus?

    Une voix était sortie de nulle part, où plutôt de la personne qui sortait de l’ombre juste à ses côtés. C’était un homme tout de noir habillé qui l’avait déjà surpris à commettre des vols, mais ce dernier ne l’avait pas signalé. Il avait même, une des deux fois, détourné l’attention des gardes. On lisait en lui un regard empli de puissance, en parfait contrôle de sa personne et de son environnement. Ce dernier s’approchait et déposa un objet dans la main du jeune homme et susurra :

    - Prends les choses en main, assures à ta mère un avenir. Tue la cause de toute tes souffrances. Prends en main ton destin. Ne permet plus jamais qu’à une seule personne de causer des souffrances à ton existence : Toi-même!

    Jamais un tel raisonnement n’avait atteint les oreilles du garçon. Il était dénué de ce qu’on appelait la violence et la haine cependant, la justesse d’un tel raisonnement. La puissance de chaque mot, l’intensité émotionnelle de ce que ça créait semblait le libérer des méandres et des défenses mentales que le garçon s’était forgé depuis plus d’une dizaine d’années. Il n’avait été qu’automatisme, toutes les façons possibles et inimaginables pour s’empêcher de souffrir avaient fait de lui, qui il était. N’empêche qu’il tremblait maintenant. La charge émotionnelle était trop importante, trop grande. Il sentait un bouchon, qu’il avalait et ré-avalait depuis des lustres, remonter de force au travers sa gorge. Ça faisais mal, ça diffusait du poison dans ses veines, ça brûlait. De grosses et chaudes larmes atteignirent les yeux du jeune. Elles allaient couler à flot quand l’homme sombre posa une main sur l’épaule du garçon.

    À son contact, quelque chose réagit au travers de son corps tout entier. Un déclic, une canalisation. Tout ce qui avant faisait barrage aux émotions et à la souffrance fût désintégrer en l’espace d’un clignement de sourcils. La chaleur qui s’insinuait lentement dans ses veines en le brûlant émanait maintenant de tous les pores de sa peau. Elle distillait un confort, une aisance, elle dégageait l’assurance, c’était la force lui marmonna alors l’homme à ses côtés. À ces mots et devant la promesse d’en avoir plus, le petit homme rentra dans la maison…

    Cette fois, le Sith s’était bien arrêté. Son regard semblait perdu dans le vide. Un regain soudain d’humanité suite à un souvenir douloureux? Le jedi n’aurait pu dire mais il rassemblait ses forces, bientôt, il reprendrait le combat. La victime jeta un nouveau coup d’œil à son agresseur, qui n’était plus là. L’agressé tenta alors de se relevé, avec un peu de chance il pourrait disparaître. Il ne détectait plus la présence de son adversaire.

    -C’était LUI!

    Le jedi hurla de douleur, le sabre laser d’un rouge sang venait de sectionner un de ses talon d’Achille. Il s’écroula à nouveau. Son propre sabre laser hors de portée de télékinésie, merci à son bourreau.

    - C’était là celui qui m’a tout appris que vous venez de tuer. Mon Seigneur Sith. Le mien à moi.
    - Le nôtre joli cœur.
    - Il était notre cible à tous.
    - Non non non, il était à moi.
    - Non, je ne vous torture pas ni ne vous racontes tout cela pour vous dire que je vous hais de m’avoir privé de notre maître du côté obscur. Non…
    - C’est parce qu’il était à moi.
    - Notre cible.
    - Pour savoir vous devez écouter la suite.

    Le vrai début de la fin.
    C’est sur un caillou désertique que le vaisseau de mon mentor m’emmena. Une planète dont j’ignore totalement le nom mais qui n’a ni aucune importance ni pour lui, ni pour moi ni pour vous et le bien de cette histoire. Malgré le fait qu’elle soit désertique, elle restait noire. Les deux humains ressentaient sa noirceur, sa volonté d’en découdre et de ne laisser personne lui imposer ses choix. Elle demandait à se battre, à dompter ceux qui osaient se percher sur son sol sans autorisation. Aussi les premiers jours furent difficiles. Plusieurs prédateurs reptiliens se présentèrent à nous et l’énergumène qui avait corrompu les repoussait à coup d’éclairs.

    Pendant ce temps, il entraina son petit protégé au sabre. Deux vibro-blades se frappaient l’une l’autre près d’un petit vaisseau de transports spatial dans un immense vide désertique. Cela dura des jours et c’est de nombreux coups secs et non retenus que le plus jeune des deux encaissa. Le plus vieux enseignait de se servir de la douleur pour maîtriser toute cette colère, toutes ces émotions qui se relâchaient de manière chaotique. La douleur stimulait le système nerveux, elle produisait de l’adrénaline et poussait le corps à ses capacités maximales. La colère, quant à elle, obtenait de l’esprit, un focus inégalable.

    L’ordre mental de vaincre était alors donné à l’être tout entier et c’est seulement avec ce genre de volonté que la Force pouvait s’épanouir. Il s’enseigna à cet endroit sur plusieurs jours, en fait non, sur un temps indéterminé parce que la notion du temps fût perdu. Oui c’est ça perdu. Bref, au fur et à mesure que l’élève canalisait tous ces enseignements, de moins en moins d’éclairs étaient lancés pour repousser les prédateurs naturels. Jour après jour, blessures après l’autre et nuit après nuit, se nourrissant de l’extension de la volonté de cette planète, le duo s’imprégnait des lieux en dévorant la viande des prédateurs reptiliens. Le sang faisait office d’eau et la viande, les organes et les yeux devenaient la source de la survie du mentor et de l’élève.

    Ils devenaient à leur tour des animaux. Rusant, survivant, coopérant pour manger mais sans cesser de se défier. C’était le côté instinctif allié au côté passionnel qui devait se mélanger pour former une pâte métaphorique pour débuter réellement la formation. Cependant, le petit ne réagit pas réellement comme sensé. Les voix qui se bousculaient dans sa tête comme avait pu le pressentir restaient et perduraient comme des entités distantes qui ne se mélangeaient pas. Le corps, l’esprit, le moral et les sentiments, tous ses quatre éléments habituellement faisaient un tout mais tous un et chacun semblait s’être matérialisé différemment et il n’y existait aucun consensus. Cependant, même dans le contexte de la survie de tous les instants, les aspects de la personnalité du jeune homme subsistaient ensemble et travaillaient avec coordination.

    C’était donc là un apprenti peu orthodoxe mais qui apprenait tout de même. Rapidement, l’histoire le retiendra oui, il dévorait tout avec une fascinante curiosité tout en se passionnant pour tout ce qui le délivrait de sa stature de simple témoin des évènements qui arrivaient tout autour de lui. Au travers le combat, auquel le petit adulte n’excellait pas vraiment il apprenait à exulter sa volonté de façon à déplacer le sable pour bloquer les lézards pendant qu’il s’occupait à en tuer un avec sa vibro-lame. À ce chapitre il démontrait des aptitudes assez intéressantes et déjà son style au sabre s’en ressentait. Sa première arme était sa volonté et seulement en dernier recours il utilisait l’arme possédé par ses mains.

    Rapidement ses aptitudes se développèrent et étrangement plus il avançait, plus les prédateurs devenait hostile et dangereux. Les premiers lézards avaient fait place à des groupes organisés de traqueurs, mais la présence du professeur permettait toujours à l’élève de surmonter son propre niveau. Bientôt, d’ailleurs le mentor les emmena plus haut, distançant leur présence du sol, en haut de falaises rocheuses. Là, le défi fût plus intense encore. Il n’était plus questions de se battre contre adulte contre élève mais bien de suivre le maître alors que lui survivait en ne tenant plus compte de son apprenti.

    Ce premier sautait de pic en pic pour échapper à des prédateurs ailés et des êtres ressemblant à des serpents. Ce que l’élève dût faire pour survivre impressionna quand même son mentor. Au tout début, aucun des apprentis de la Force ne maîtrisent tous les pouvoirs instantanément. Ils se débrouillent comme ils peuvent et c’est la survie, la donation de tout leur être à la force qui fait survivre les plus forts. Ce que ce petit en particulier fît, c’est d’utiliser ce qu’il s’avait déjà pour s’aider. Intelligent, le petit avait aperçu une roche plate qui lui servait de tremplin. Oui de tremplin, comme sur le bord d’une piscine.

    Il avait développé la télékinésie en même temps que son maniement au sabre, plus près du sol, dans la poussière du désert. Il s’en est donc servi entre les pics pour sauter lorsqu’il ne sautait as assez loin. Laissant sa maîtrise grandissante de la force le sauver des prédateurs au lieu de les repousser de son sabre. Pour se nourrir dans cet environnement encore plus hostile, le guide avait prêché par l’exemple. Il tuait des prédateurs en se défendant puis avec des acrobaties assez poussées et clairement aidé par la force, il réussissait à attraper la victime qui tombait, sans tomber lui-même tout en échappant aux autres prédateurs quasi omniprésents. Tandis que l’élève profitait de l’accalmie provoqué par le mentor pour chiper des œufs dans les nids et attraper les victimes non-attrapée par son maître d’arme.

    Bref, il contournait les enseignements mais il les appliquait à sa manière. Survivre dans un environnement dur et sans pitié. N’étais-ce pas le moto des sith, utiliser pour soi, le pouvoir accordé par le Côté Obscur. C’était exactement ce que le jeune en question faisait quoiqu’il manquait légèrement d’agressivité quant au point du vue du formateur sur la question. Cela durant quelques semaines encore, avant que le saut ne semble être maîtrisé à un niveau acceptable. Sautant, manipulant une nouvelle pierre chaque fois que le mentor ne détruisait la précédente.

    Même, à un moment donné, alors que le formateur voyait son élève prendre de plus en plus d’altitude dans la volonté manifeste d’échapper à un maximum de prédateurs, le premier lança un éclair vers la roche. Cependant, au moment ou l’éclair était lancé, cette dernière se déplaça avec une puissance peu commune vers le professeur. La pierre vola en éclat à quelques pieds du plus vieux membre de ce duo hétéroclite. Expulsant des morceaux rocheux à tout va, y compris au visage du créateur d’éclair. Ce dernier tomba à la renverse et se rattrapa sur un pic avant de rebondir pour esquiver une créature volante emplie de dents mal intentionnées et coupa la tête d’un de ces serpents en atterrissant sur le plateau stable le plus proche. De là il s’attendait à bombarder de tout ce qui aurait été à proximité son élève ingrat mais celui-ci s’éloignait déjà fort loin. Poursuivant visiblement dans une direction bien précise, là ou secrètement le mentor attirait le plus jeune humain.

    Le tuteur se félicita de son choix, il apprenait rapidement et prenait des initiatives. La vitesse des deux lascars s’était égalisée et donc la distance se tînt. Au bout de quelques jours supplémentaires, ils arrivèrent à destination. Un volcan. Certes cette planète était désertique mais elle possédait néanmoins un noyau, bref un volcan. C’est à cet endroit que l’entraînement à proprement parlé commencerait. Si les précédentes épreuves avaient eu des difficultés et que les blessures s’en ressentaient encore, la chaleur, le souffre et surtout la perte de sa vibro-lame. Oui, le professeur l’envoya paître au travers de la lave et y poussa son jeune apprenti. Ils s’aplatirent néanmoins grâce à l’agilité développée et à la Force, sur une paroi du volcan.

    Le maître montra à son protégé, quoique j’y repense, pas tant que ça après un coup pareil. Comment démonter son propre sabre laser et le remonta en face de son apprenti.

    - Tu sais maintenant, comment sortir d’ici…

    Sur ces mots, le salaud décolla en un saut tout simplement majestueux tout en dehors du volcan. Une distance largement trop grande pour que le jeunot s’en tire de la même façon. Sa dernière instruction cependant était très explicite. Il lui fallait un sabre laser. Visiblement, le monter et le démonter faisait partie de l’exercice, l’objet de ses désirs étant assurément en pièces détachées. Mais où? Le jeune adulte contempla alors l’étendue immense qui s’offrait à lui. Plusieurs réseaux de grottes s’offraient à lui, des plates-formes rocheuses, des crêtes. La fumée et l’air vicié commençait à l’atteindre au cerveau. L’absence visible de prédateur et donc de nourriture rendait le défi encore plus élevé.

    Le disciple s’agenouilla alors pour penser, réfléchir. La dernière fois qu’il avait été seul c’était dans une station spatiale bondée de personne qu’il évitait. Il passa assurément plusieurs heures comme cela car quand il rouvrit les yeux, il n’était plus dans le volcan mais dans la station de la roue. Ben oui, il avait eu une sorte de déclic. Seul avec une marée à éviter. Il avait vécu une situation semblable. Les grottes étaient les conduits d’aération. Les gens étaient la lave, les gangs qui ne voulaient pas de lui, les corniches, des câblages du toit, la cavité un quartier résidentiel à l’intérieur d’une station spatiale. La chaleur était remplacée par la froide caresse du métal. La fumée oppressante par le vide rassurant de la solitude. Il était à la maison.

    Aussi se mit-il à marcher lentement, appréciant la nouvelle puissance de son cerveau ainsi poussé à bout, l’esprit à vif, le corps à son apogée, oui il était chez lui. Le petit garçon retrouva sa posture d’alors, quasiment à quatre pattes. Puis il s’élança, n’ayant peur de la lave autant qu’il pouvait avoir eu peur des foules, autant que le vide lorsqu’il faisait l’acrobate à la roue. Son cerveau, libéré des contraintes qui l’auraient avant paralysé de peur l’encourageait et le stimuler à ressentir les mêmes sensations de danger, la sensation d’être possédé par l’adrénaline et son pouvoir libérateur.

    Durant quelques jours, il erra, parcourant les grottes, se nourrissant des insectes les plus résistants à la chaleur pour survivre dans les tunnels et les grottes tout autour des falaises surplombant la lave. Il trouva très lentement des morceaux de sabre laser, quelques cristaux qui pourraient aider à sa fabrication mais il manquait toujours une dernière pièce. Il manquait un cristal, le petit enfant alias l’apprenti un peu fou, en aurait mis sa main à couper. Malgré qu’il ait recoupé et quadrillé chaque petite parcelle de tunnels, de corniche, de grottes, il manquait toujours quelque chose.

    Cela se trouvait donc au niveau de la lave elle-même ou au travers la roche… La lave semblait être une solution plus logique non? C’est bien ce qu’il s’est dit je pense, mais ça, c’est moins important ce qu’il s’est dit, c’est un personnage, on ne va pas commencer à tous les psychanalyser, surtout pas lui hein? C’est bien, c’est bien. Bref, il se concentra pour sauter sur un plateau rocheux, flottant sur la lave lorsqu’il failli tomber à la renverse et se baigner dans la lave. Ses yeux venaient tout juste de se révulser violement, puis une fois l’équilibre repris, sa tête trouva un équilibre pas très normal. Il pencha la tête d’un côté mais son corps de l’autre. Il avait l’air un peu fou à vrai dire selon ce qu’on m’a dit, mais alors là oui, il avait vraiment l’air un peu toqué de la tête tu vois ce que je veux dire.

    Hum oui bon, il avait eu une vision. En sautant, il atterrissait sur un rebord et ça faisait un peu basculer la roche. Ben la partie dans la lave de la roche, elle avait une couleur rouge écarlate, avec des teintes de bourgogne. Le cristal pour la couleur du laser! Le cristal n’était pas là naturellement non, on dirait qu’il cuisait ou quelque chose comme ça. N’empêche que le petit plateau rocheux était très grand et semblait impossible à soulever. Il fallut quelques minutes de conversation seul à seul avec lui-même pour arriver à un consensus. Comme il avait commencé avec le sable, le jeune adulte avait évolué vers les cailloux puis les roches. C’était logique de continuer ainsi.

    Alors il s’essaya, plongeant à l’intérieur de lui-même pour trouver cet accès à la Force. Difficile dans un environnement aussi familier de puiser dans la douleur comme il le faisait durant les épreuves précédentes. Il ne lui en fallu pas plus pour abandonner sa vision rassurante de l’endroit. À nouveau, il eut accès à cette impression de rage de la planète elle-même. Ce n’était tout de même pas encore suffisant. Il ne réussissait qu’à la pousser où la faire tourner. Alors il se rappela le plus grand moment de puissance qu’il n’avait jamais vécu : Le meurtre de son père. Il avait libérer à ce moment, des années de ressentiment enfouis, refoulés et cachés.

    Alors que les trois autres personnalités qui l’habitaient luttaient pour l’empêcher de sortir, le visage habituel de l’homme, un peu hagard, se mua en un rictus de douleur. Un cri de douleur déchira le silence et la roche trembla sous ses pieds. Ses membres tremblaient à nouveau. Plus aucune voix ne cherchait à parler par son crâne. Il était à nouveau entier, puissant et libre de ses attaches. Il visualisa le plateau rocheux comme si c’était une simple roche et lui ordonna d’aller bouler contre une falaise des parois du volcan. Bien que le petit plateau ne réagit pas exactement comme ceci, il fût très visible qu’il s’était au moins déplacé et s’était élevé de quelques centimètres. Laissant ce sentiment de puissance accéder à tous les niveaux de sa personne, il pulsa littéralement de l’énergie de sa haine et de sa colère.

    De ses deux mains il pointa le plateau rocheux, une île rocheuse de deux mètres de diamètres et la souleva. Le jeune homme n’en resta cependant pas seulement là, il envoya dans tous les sens du terme la roche s’écraser contre la roche, hurlant la douleur qu’il éprouvait à se sentir plongé dans une bouillante solution d’émotions aussi puissante. Son âme avait crié sa volonté propre. Il ne quitterait plus cet état. Non plus jamais cet homme ne quitta l’absolue conviction d’être enfin affreusement libre. Revenant aux matières pressantes, son estomac lui rappela l’urgence de sortir d’ici. Il essaya d’empoigner le cristal manquant à son assemblage, mais ce dernier était toujours bouillant de la lave qui l’avait emmené à point.

    Pressé d’en découdre, il assembla par télékinésie le sabre laser. Fou de rage en même temps que de hâte et d’enfin toucher au but, il activa de suite l’arme et la brandie dans son dos, s’entaillant quasiment lui-même. Il bloqua par le fait même l’assaut porté par son professeur. Le mentor de retour voulait faire passer un dernier test à son apprenti. Ainsi s’engagea le combat entre le jeune et l’expérimenté. Inégal oui, mais le but n’est pas de gagner, c’est quasiment impossible à ce moment de la formation.

    Non, nous sith apprenons à ce moment à ne faire confiance à personne, à être prêts. Nous devons apprendre à vouloir vaincre et à éliminer une fois pour toutes, toute utilisation de pitié. Bref, son maître avait aussi quelques comptes à régler dont une cicatrice mal guérie au visage. Aussi attaqua-t’il sauvagement et l’apprenti qui avait préféré des moyens d’utilisation de la force quant à ses leçons se voyait largement désavantagé. Le jeune pris alors la fuite malgré que sa rage lui ordonnait le contraire et son professeur en fût largement déçut. Aussitôt l’élève disparu il hurla qu’il continuerait à le sentir et à le traquer.

    Pire, sa fuite était une lâcheté, une faiblesse qui n’était pas acceptée. Il mourrait. Cependant, alors qu’il se concentrait sur la force pour sentir son élève ingrat, il ne trouva rien. Rouvrant les yeux, ce dernier se fâcha et réessaya, sans plus de succès. Comment diable? Bien sûr, toutes ses parties de cache-cache à la station de la roue l’avait formé par la Force à être insignifiant aux yeux et à la perception des autres êtres vivants. Le sith lança alors son sabre laser contre la paroi de la falaise ou son protégé venait de disparaître. Puis recommença alors qu’il se mettait sur les traces du damné petit roublard trouillard. À son troisième lancé, il eut le mauvais pressentiment d’avoir fait une erreur et sauta le plus haut qu’il pût, d’un centimètre, il évita la perte de ses pieds. Oui, le petit était revenu combattre et il se servait de ses dons pour le combat. Il était moins un chevalier sith qu’un utilisateur de force, mais son maniement du sabre avantageait son utilisation de la force. Il valait alors peut-être quelque chose…

    Une fois le combat fini, il était un apprenti sith accompli, mais on lui demandait un dernier défi. Tuer un jedi!


  • Métier : Sith
  • Groupe : Empire (Secrètement élève de la philosophie des Prophète du Côté Obscur)

    Informations
  • Inventaire : Sabre laser, haillons, quelques crédits.
  • Psychologie : Tortueuse, méandreuse, labyrinthique.
    Bien que de plus en plus Jaheiro semble être une personne cohérente. Il reste un fou.
    Première bribe de personnalité : L’automate.
    Lorsque c’est la personnalité dominante, l’automate fui toute adversité, les autres êtres, les évènements de toutes sortes. Elle ne ressent rien si ce n’est le besoin de se mettre à l’abri de toute stimulation sensorielle. Si elle trouve un tel lieu, Jaheiro se mettra en position fœtale et y restera immobile jusqu’à ce qu’une autre personnalité ne prenne le dessus ou que son environnement de calme ne le soit plus. Les paroles, les provocations, les blessures et la douleur la laisse de marbre, n’en priorisant que plus encore son besoin primordial de Solitude et de Froideur. Ses fonctions semblent se limiter à cela.

    Deuxième bribe de personnalité : Le voleur.
    Assurément d’âge entre enfant et début d’adolescence, celle-ci est joueuse, débrouillarde, curieuse, fascinée par la nouveauté et surtout des objets. Discrète en société, elle se déplace toujours en longeant les murs, contrairement à la première pour laquelle les déplacements se doivent d’être le plus rapide possible. Cette deuxième semble s’intéresser à la complexité même de ses actions. Repassant souvent ses trajets plusieurs fois pour en calculer le nombre de pas, ou pour y étudier les courants d’airs, faire des liens mentaux sans réelles explications entre divers objets. Ce n’est pas la fuite qui est le moto de celle-ci mais la curiosité. Observer et calquer des comportements sans pour autant les mettre en pratique. Avec l’âge, cette dernière semble s’intéresser à de moins en moins de chose pour préférer les regards hagards qui fixent le vide.

    Troisième bribe : Le Croyant.
    Fait distinct de toutes les autres. Ne peut utiliser la Force. Seule bribe qui ressemble à un adulte dont la psyché est normalement constituée, elle semble prédominer dans les échanges interpersonnelles. Capable de ressentir une large gamme d’émotion positive et incapable de se laisser aller à celles considérés comme mauvaises. Cette personnalité semble cependant être la moins à même de faire surface. Discuter avec des étrangers, d’affaires bénignes, faire une tâche ingrate ou à répétition sans décrocher de sa concentration, naïve à loisir mais capable d’actes de bontés intense pour une personne connue pour toucher au Côté Obscur.

    La dernière bribe : Le Sith.
    Résultat évident d’une personnalité trop longtemps refoulée, maltraitée et victime de plusieurs abus et traumas psychologiques. Si Jaheiro avait eu une enfance plus commune il aurait été celle-ci sans le côté déviant. L’esprit de celui-ci, dont la perception de ce qui l’entoure est tordue par les traumatismes passés, semble compenser la violence vécue lorsqu’il était jeune et semble n’être capable que de délivrer les émotions qu’il a su si anormalement combattre et refouler. Violent, retord, rusé, pervers et traître, tels sont les maîtres mots de sa psyché. Apporter la souffrance par tous les moyens, plus ingénieux les uns que les autres, semblait être son moto.

    Le résultat :
    Avec le temps, même si les différentes personnalités peuvent avoir des pics et se manifester à leur état brut, en des temps normaux, la psyché de Jaheiro semble tendre vers une reconstitution de sa personnalité dans son intégralité, autrement dit : Fusionner.
    Jaheiro avait adopté et rejoins les rangs de la philosophie des Prophètes du Côté Obscur avant la mort de l’Empereur Palpatine. Le seul ordre où aucun élève ne tua son maître. Car où les sith mélange passion avec ambition, les prophètes voient la curiosité et le besoin de connaissance comme étant leur seul et unique passion. À leur image, Jaheiro reste toujours en retrait, sombre et discret. Il préfère observer, quantifier et analyser. La personnalité Sith, majoritairement maître en terme de temps du corps de sa personne, passe encore aujourd’hui une portion extraordinaire de son temps à méditer et à scruter le Côté Obscur.

    Il nourrit de cette façon toutes les facettes de sa personnalité et ce qu’il y a visiblement découvert a constitué un point de rassemblement pour tous ses fragments de psyché. Depuis que cet ordre s’est dissous, ou du moins dispersé, Jaheiro a rejoint les rangs des agents de l’Empire. Travaillant autant pour le BSI que pour l’armée directement, il demeure un agent d’infiltration, de sabotage et de répression, laissant les assassinats et les bains de sang à son apprentie.

    Rien n’a jamais semblé le satisfaire aussi pleinement. Il n’en gagne pas d’être heureux, mais le sentiment d’avoir fait ce qui devait être fait. Autant que cela puisse paraître fou, les quatre personnalités semblent avoir unanimement créé ce qu’on appelle un sens du devoir. Assurément cela est relié avec ce qu’il a vu et appris lors de son passage chez les Prophètes.

  • Affection: Aléatoire.
    Jaheiro, de par sa nature légèrement instable, peut soudainement apprécier/détester des choses sans but apparent. Les choses qui ne changent quasiment pas :
    Il aime ses deux Amies préférées : Solitude et Froideur.
    Il aime le Côté Obscur.
    Il aime l’Empire.
    Il apprécie les points discrets d’observation et de tranquillité.
    Il aime son apprentie/sa fille.
  • Aversion : Aléatoire.
    Même chose de ce côté.
    Il déteste son apprentie/sa fille.
    Il déteste l’alliance rebelle, car c’est un vivier à Jedi.
    Il déteste les Jedis parce que leur code lui semble être une laisse à la force.
    Il déteste tout ce qui se met sur le chemin du Seigneur Sith du moment .

    Disposition
  • Fuseau Horaire : Heure de l’est.
  • Disponibilité : Fin de semaine et soir tard de semaine.
  • Indisponibilité : La semaine, de jour.
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Justice
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Re: Jaheiro [v]

le Mer 15 Aoû 2012 - 20:25
Empereur Palpatine Wesh Cousin. Ghetto-Sith Represente ! Aight ! Empereur Palpatine


Okay bon, passons les présentations, on se connait un peu maintenant; et interessons nous directement à l'histoire et à la psychologie du personnage.

Concernant l'histoire, bien qu'elle retrace la vie du personnage, le texte reste extrêmement confus. On ne sait jamais qui parle, ni à qui, ni pourquoi. Je suppose que c'était un effet de style voulu mais au lieu d'ajouter en en profondeur complexité, il ne fait que compliquer la compréhension.

Si je prends la peine de soulever ce point, c'est que par la suite, tous ceux qui auront l'occasion de RP avec toi, qu'ils soient simple joueurs, animateurs ou MJ devront comprendre ce que dit ou fait ton personnage afin que le RP se déroule dans de bonnes conditions. Je ne vais pas te demander de réécrire la vie de ton personnage d'une manière plus claire, mais je t'enjoins à l'avenir à ne plus abuser de ces voix multiples qui se répondent entre elle et dont établit difficilement l'identité.
De même, à l'avenir, pense à utiliser des couleurs pour différencier les paroles du texte et les différents personnages entre eux lorsqu'ils parlent.

Concernant la psychologie. Je suppose que ces "bribes" de personnalité qui constituent un tout, partaient d'une bonne idée, mais encore une fois, je doute que les autres joueurs s'y retrouvent pleinement. Il faudra donc que tu t'assures d'être parfaitement clair vis-à-vis des autres, et cohérent avec toi même, quitte à placer à chaque fois un cartouche explicatif de la "part de personnalité" qui prend le pas sur les autres lors de tes aventures.
En un mot comme en cent : Un personnage complexe : c'est bien; un personnage compliqué : C'est pas bien.

Je valide la fiche, avec le grade Chevalier, pour l'effort, mais j'attends que tu prennes bien en compte toutes mes remarques lors de ton RP. Poste ta Fiche Force dans le 1er post de tes chroniques afin qu'elle soit facilement accessible par un MJ.

Je t'invite maintenant à aller consulter la section : Support au RP Pour avoir un aperçu rapide de tous les RP en cours, peut être voudras-tu en rejoindre un. Tu peux demander à ce qu'un animateur te parraine si tu as besoin d'être aiguillé et conseillé pour tes premières semaines parmi nous.



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