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Cal Keran
Cal Keran
Bon Connaisseur
Nombre de messages : 372
Age : 27
Date d'inscription : 22/01/2012

Mouvement d'un joueur

le Lun 30 Juil 2012 - 22:05
2 avant l'Avènement de l'Empire


Le sol est humide, déjà, et la pluie n'a commencé qu'il y a deux heures. Une drache lourde et épuisante. L'homme marche tranquillement dans les ruelles étroites. Il sifflote gaiement, mais le son de son souffle est écrasé sous le flots. Qui doucement se tarissent. Une averse. L'homme rabat sa capuche, regardant en l'air, un ciel qui s'il n'avait pas été caché par les masures, aurait pu être magnifique. Un nouveau soupir, il secoue doucement la tête. Quelques pas dans son dos. Il tourne doucement son visage juvénile derrière lui.

Maro : "C'est toi l'croupier du Duc ?"

Un sourire. Rien de plus, il se tourne doucement vers l'homme qui l'interpelle. Mais le silence est sa seule réponse.

Maro : "T'es muet ou quoi ?"

Nero : "Il se fout de notre gueule... J'aime pas les gens qui se foutent de notre gueule. Et toi, Maro ?"

Maro : "Nan, j'aime pas ça non plus."

Il dégaine son blaster.

Maro : "Dernière chance. C'est toi l'croupier du Duc ?"

*** : "Notion toute relative, il y en a beaucoup. C'est le plus gros propriétaire de la plan..."

Maro : "On sait bien ! Oui ou non !?"

Une voix dans leur dos. Celle de l'homme en face. Amusée.

*** : "Pourquoi cet air si soucieux ?"

L'homme se retourne et tire. Dans le vide, naturellement. Lui et son comparse retournent la tête en chœur. Mais c'est le pied de l'homme qu'il prend en plein dans le bas-ventre, tandis qu'il est littéralement projeté dans la rue. Son compagnon pose la main sur la crosse de son arme, mais c'est le coude de son adversaire qui atteint, avant, son plexus, lui coupant le souffle, avant qu'une rotation du buste, suivi d'un crochet qui le couche au sol. Il se dirige de quelques pas vers son premier adversaire, qui reprend doucement conscience, cherchant son arme comme un perdu. Arme qui s'est, sans qu'il l'aperçoive, légèrement éloigné de lui.

Maro : "T'es qui, bordel ?"

Le jeune homme, face à lui, lui sourit, avant de se retourner. Et de lâcher.

Cal : "Un joueur. Un simple joueur."


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Pensée d'un joueur
Mouvement d'un joueur


Là où l'homme peut ressentir, il n'a pas besoin de voir.
Toujours attendre la dernière carte avant de crier victoire.



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Cal Keran / Markus Hart / Hasard
Cal Keran
Cal Keran
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Date d'inscription : 22/01/2012

Re: Mouvement d'un joueur

le Mer 1 Aoû 2012 - 17:52
La porte s’ouvre en coulissant, doucement, dans un « schlouip » doucereux, tandis que le jeune homme avance de quelques pas dans la pièce, passant une main dans sa fine chevelure, et lançant aux jeunes danseuses déjà présentes un grand sourire. L’une d’entre elle part dans un gloussement, tandis qu’un autre détourne les yeux, manifestement amusé par le « gamin ». Il aurait aimé avoir un peu de temps à passer avec elles, mais c’est impossible. Pas tout de suite. Il se dirige vers sa table de jeu, et attrape le paquet d’une main. Tire une carte. Roi de pique. La range. Avant de se diriger, en battant ses cartes, vers l’arrière du casino. Une porte, deux gardes. Ceux-ci portent une main à leur arme, avant de la baisser en apercevant le regard pétillant du joueur. La porte s’ouvre. Et l’homme rentre.

Le Duc : « Ah, le meilleur des hommes ! Bwahahahaha ! »

Le rire tonitruant du hutt fait vibrer les murs, et le joueur se fend d’une courbette.

Cal : « Seigneur. »

Le Duc : « Je ne regrette pas notre petit arrangement ! Je ne sais pas comment tu t’y es pris, mais ça nous a permis de prendre un gros avantage sur nos concurrents ! Jouer un casino aux cartes, et le perdre ! Bwahahahahaha ! J’ai bien fait de te faire confiance, le Joueur ! »

Cal : « Naturellement. Ne vous l’avais-je pas promis ? Tenir mes promesses, c’est une preuve de savoir-vivre élémentaire. »

Le Duc : « Bwaha ! Je suis bien d’accord ! »

Quelques mots en huttesse fusent. Et un homme se rapproche du jeune homme, lui tendant un petit holodisque.

Le Duc : « Comme convenu. Mais pas un crédit de plus. »

Cal : « Ne vous en faites pas. Ce petit service vaut tous les crédits du monde pour moi. Si vous le permettez… »

Une nouvelle courbette, il commence à reculer, mais un claquement sec le fait stopper.

Le Duc : « Comment tu as fait pour gagner comme ça, Joueur ? J’ai vu beaucoup de gens tricher chez moi, et j’en ai tué encore plus. »

Cal : « Pour bien jouer, il faut connaitre ce que votre adversaire ne connait pas, Seigneur. Et à ce jeu, je reste le meilleur. »

Le hutt reste un instant dubitatif. Puis, d’un geste de la main, donne congé à l’humain, qui s’éclipse. Nouveau sourire aux danseuses en sortant. Il regarde, pensif, l’holodisque, avant de retourner dans son modeste appartement.

******************************

Le joueur faisait tourner dans sa main sa petite pièce fétiche, affalé sur un fauteuil décrépi, face au lecteur d’holo antédiluvien. L’image était affreuse, le son plein de parasite. Que pouvait-il attendre de mieux de cet appareil ? Pas grand-chose. Mais ce qu’il voyait lui suffisait. Son informateur n’avait pas menti. Il y avait bien un agent de la confédération sur la planète. Toute la question était « pourquoi ? ». Les financements des barons du crime n’auraient représenté qu’une goutte d’eau négligeable par rapport aux moyens mis en place par les pontes de la CSI. Beaucoup de risque pour des avantages nuls.

La logique aurait voulu que cet holodisque aille directement vers Coruscant. Il y avait de quoi faire tomber Naresh Vallum, qu’il soit dans le giron de la République ou non. Son implication avec la CSI déciderait sans doute le conseil à dépêcher quelques commandos clones, juste de quoi permettre de faire disparaitre l’épine que représentait l’homme dans leur pied. Mais la logique manquait de pragmatisme. Si ce n’était pas l’argent qui intéressait l’homme, l’arrêter ou l’abattre ne changerait rien aux plans de la CSI sur la planète. Dans un petit « clic », le jeune homme récupère la surface de données plates, la rangeant dans une des nombreuses poches de sa ceinture non-règlementaire. Pas un seul des objets que le jedi portait n’avait de rapport, de près ou de loin, avec sa fonction. A l’exception du sabre dissimulé sous son haut. Haut qui, d’ailleurs, portait la capuche. Habitude, quand tu nous tiens… Mais peu de gens auraient pu distinguer le jedi du camé un peu jeunot de base. Et le « maquillage » y était pour beaucoup. Celui-ci avait les traits creusés, des cernes noires, et un air bien loin de celui du conquérant qu’il avait pu avoir dans le casino du Duc. Une rapide grimace devant la glace. C’était parfait. Et il sortit.

******************************

La nuit commençait à tomber, doucement, sur la ville. Une nuit qui allait probablement être comme toutes les autres ici. Fraîche, physiquement agréable, mais psychologiquement plus… Eprouvante. Cette ville était une peste. Une gangrène accrochée au cœur de la planète, qui avait, en pourrissant, infecté le reste du système. Ce n’était pas visible, bien sûr. Mais les gangs de Bendeluum étaient plus sûrement maitres de la planète que le gouvernement lui-même. Et le pire, c’est que Cal n’avait même pas à se pencher là-dessus. C’était peut-être le plus dur. Se rendre compte de son insignifiance. A l’échelle d’une planète, il n’était rien, ou si peu. Il pouvait toujours s’amuser à neutraliser l’un ou l’autre des barons du crime, mais un autre prendrait sa place, ou son territoire. Cela n’aurait jamais de sens. Son maître avait été clair là-dessus en lui faisant la fleur de l’envoyer le plus loin possible de Coruscant. Ne pas prendre d’initiative idiote –c’était raté-, mais ne jamais, jamais essayer de sauver le monde. D’un objectif improbable ne peut ressortir que l’échec. De l’échec la frustration. De la frustration, la colère. Et de la colère, le côté obscur.

Il savait déjà que son apprenti flirtait avec le côté le plus sombre de la Force, sans jamais le toucher. C’était la raison de son éloignement. Le tenir loin du Conseil, que le jeune homme ne supportait pas. C’était une décision dure à prendre pour le vieux maître, tant celui-ci était attaché au jeune jedi excentrique, mais convaincre ses supérieurs de son utilité si « particulière » était la chose la plus logique à faire. Il n’aurait, associé à d’autres jedis, qu’été à une place ne lui convenant pas. Et risquait l’ire d’autres jedis.


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