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Connor
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Chroniques d'un jeune Capitaine Empty Chroniques d'un jeune Capitaine

le Ven 15 Juin 2012 - 23:18


Dernière édition par Arthas Menias le Mer 25 Juil 2012 - 23:52, édité 1 fois
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Chroniques d'un jeune Capitaine Empty Re: Chroniques d'un jeune Capitaine

le Ven 20 Juil 2012 - 20:20
Le Savrip, ça frite...

La pauvre capitaine courait depuis maintenant 2 heures. Ses poumons commençaient à le brûler et il n'avait pas le temps pour se reposer. Allez faire comprendre ça à cette bestiole... Il ne souvenait plus très bien du pourquoi du comment, mais la bête le poursuivait maintenant. Ah, si, il s'en souvenait maintenant...








Chroniques d'un jeune Capitaine Coruscant
Coruscant. Métropole galactique dont la réputation n'était plus à faire. Cette planète avait, de tout temps et en tout lieu abritée toute espèce, religion ou appartenance politique qui ait jamais existé. La planète n'était qu'une seule et immense ville ou se mêlaient véhicules volants et véhicules terrestres, politiciens ou ouvriers, soldats ou assassins, ou pleins d'autres personnes dont on ne faisait que soupçonner l'existence... C'était un assassin particulièrement coriace que traquait le capitaine Menias aujourd'hui.

Ses supérieurs avaient encore été avares en informations, ne lui demandant que de le trouver... et l'éliminer.

    - Nous comptons sur vous pour mettre fin aux agissements de ce monstre, capitaine.

    - Pas de soucis. Qu'a-t-il fait au juste ?

    - Pas besoin que vous le sachiez. Obéissez !

    - A-t-il un rapport dans la mort de votre femme, commandant ?


Là, le commandant avait atteint le paroxysme. Ce capitaine, cette tête brulée... le toiser comme il le faisait, c'était déjà insupportable, mais là ! Ça dépassait toutes les limites déjà franchies !

    - Ça ne vous regarde pas, capitaine ! Obéissez, point !


Et le commandant interrompit la transmission avant que la capitaine ne réplique. Il était au courant de tout les meurtres perpétrés par la créature -il ne pouvait s'agir que d'une espèce extraterrestre, étant donné la rare violence des faits-, et il savait qu'une des victimes était la femme du commandant en charge de l'enquête. Non pas qu'il se délectait de la mort de celle-ci, mais cela lui permettait de faire une pression psychologique sur son supérieur. Il détacha son datapad et relut toutes les données, avec clichés holographiques grandeur réelle, témoignages -aucun- et indices -aucun aussi-. Seules les victimes étaient restées. Autrement, pas une trace de quoi que ce soit, rien... aucun élément. Arthas avait tout étudié, dans les moindres détails : rien. Il ne trouvait rien. Il se demandait pourquoi il avait troqué la mission d'attaque d'une base d'une cellule rebelle contre ça. Enfin, il s'était engagé, et il irait jusqu'au bout. Sauf que là, il calait. Et une seule personne pouvait l'aider.






Chroniques d'un jeune Capitaine Drg_bm10


Shairlok Holmes. Son ami autant que son ennemi. Arthas était bien au courant de ses activités : il savait qu'il faisait partie de la rébellion. Mais le respect mutuel des deux hommes les avaient conduit à ne rien dire sur l'un ou l'autre. Car, si Arthas savait tout des trafics de Holmes, Holmes lui connaissait tout de la vie d'Arthas, d'un coup d’œil... notamment sa relation étroite avec une assassine, Sarah Raynor... Aujourd'hui, Shairlok était affairé à lire le journal du jour sur le réseau Holonet, avec son ami Jonas Watson. Arthas toqua et fut accueilli par Watson, qui sourit à sa vue, lui serra la main et l'invita à entrer, et donner de ses nouvelles. A peine Arthas et John furent entrés dans le salon, Shairlok, sans avoir porté un seul regard dans leur direction, demanda sans détour :

    - La soirée avec Sarah s'est bien passée ?


Arthas, habitué à être prit de court, répondit d'un ton enjoué :

    - A merveille. Et toi, la soirée avec les Calamariens s'est bien passée ?


Shairlok regarda John, qui aussitôt leva les mains en l'air, l'air de dire "Je n'ai rien dit du tout !", et regarda Arthas, qui lui adressa un clin d'oeil avant de cligner des yeux, l'air de dire "Et ouais, moi aussi j'en sais des trucs !". Puis Holmes se leva et serra la main d'Arthas, qui la serra avec chaleur.

    - Comment ça va depuis le temps ?

    - Tu t'intéresses aux gens, maintenant ?

    - Oui, surtout quand c'est pour une enquête sur une série de meurtres commis par un Savrip Mantellien.


Arthas, cette fois, ne cacha pas son étonnement.

    - Tu sais déjà ce que c'est ?

    - J'ai lu le compte-rendu dans la presse.

    - Et tu ne m'en a pas touché mot ?

    - Oh, je savais que tu viendrais me voir.

    - Tu me considères donc comme un idiot.


Shairlok regarda Arthas. Ce dernier avait les sourcils froncés.

    - Je vais te parler franchement, Arthas.../

    - Comme tu l'as toujours si bien fait.

    - Oui, c'est vrai... mais, à mon sens, tu restes une des personnes les plus intelligentes que j'aurais jamais croisé. Le problème c'est que tu n'as aucun sens de la déduction hors du champ de bataille.


Arthas se renfrogna. Shairlok avait entièrement raison. Mais là n'était pas la question, la question était que.../

    - La question est qu'il faut le trouver maintenant.

    - Tu as une piste ?

    - Non, mais réfléchissons... Un Savrip Mantellien... 4 mètres de haut, socialement in-accepté, mais reconnaissable entre milles. Il aime les endroits reculés où il passera inaperçu. Exclus les trois-quarts des environs. 4 mètres de haut, il lui faut se loger, un endroit où se tenir debout, avec une seule issue possible autant en arrivant qu'en partant de cet endroit, ce qui nous laisse...

    - Les chantiers désaffectés du quartier Ouest.


C'était la première fois que Watson se manifestait. Shairlok eut le visage soudainement éclairé.

    - Oh bon sang, oui ! Bravo John, encore un peu et tu seras mon égal ! Enfin, l'égal de ma moitié...

    - Merci, ça fait plaisir...

    - Bon, les garçons, je vous laisse entre vous, j'y vais... merci encore.

    - Embrasse Sarah de ma part.


Arthas émit un petit rire et s'en alla. Il mit les voiles vers les chantiers du quartier Ouest.






Chroniques d'un jeune Capitaine Article-141


Arthas se renseigna auprès des rares habitants qui habitaient à côté du chantier sur le Savrip Mantellien. Il n'habitait pas dans le chantier, mais dans une grande maison juste à côté de celui-ci. C'était une vieille bâtisse délabrée, depuis longtemps laissée à l'abandon. Elle était dans un petit bled aux ruelles et aux maisons encore en pierres taillées. Arthas n'aurait pas su dire si c'était signe d'une certaine richesse d'avoir de la pierre, ou si, au contraire, c'était signe de pauvreté, était donné l'ancienneté de telles constructions. Il chassa ces pensées de sa tête et étudia la maison. Elle aurait pu avoir une classe terrible si elle avait été entretenue. Il dégaina son blaster E-11 et entra en trombe dans la maison. Son premier réflexe, loin d'être l'habituel réflexe de se mettre à genoux et de scruter la pièce, blaster pointé en avant, fut de se pincer le nez. L'odeur était atroce. Il n'avança que quand il fût sûr de ne pas vomir. Il tomba dans le salon, et ne put s'empêcher de vomir.

Au milieu de la pièce se dressait une longue table... recouverte de membres découpés d'être humains. Des bras, des jambes... des têtes, certaines "pièces" écrasées, comme si... on voulait en extraire le sang comme on extrait le jus d'un fruit. Digne d'un prédateur avide de sang et de chair comme toute nourriture. Puis Arthas entendit un grognement derrière lui. Il se retourna en vitesse.

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Le savrip fonçait sur lui. Il fit une roulade vers la porte et se mit à courir. Arrivé dans la ruelle, il entendit le fracas de la porte, signe que la savrip détruisait et détruirait tout sur son passage. Arthas courut donc le plus vite possible, mettant à profit les nombreux virages pour maintenir le plus rapide savrip à distance...






La pauvre capitaine courait depuis maintenant 2 heures. Ses poumons commençaient à le brûler et il n'avait pas le temps pour se reposer. Allez faire comprendre ça à cette bestiole...

Il avait courut vers un endroit que le savrip n'avait sûrement pas visité pendant ses escapades, et qu'Arthas connaissait par cœur : un autre chantier, mais du quartier nord cette fois. Arthas savait qu'un arrêt pour affronter la bête serait aussi son arrêt... de mort. En combat direct, il n'avait aucune chance. A la course, il n'en avait pas non plus, heureusement, il prenait les bons virages pour faire ralentir le savrip qui s'écrasait systématiquement contre les murs... Il l'entraîna donc sur le chantier, et il prit un dernier virage... qui conduisait immédiatement à un bloc de pierre très dense, impossible à voir en venant de côté. Le plan marchait à merveille... La savrip ne savait pas qu'Arthas s'était arrêté dans le virage, aussi il continua sa course folle, tourna et... s'écrasa la tête contre l'énorme bloc. Complètement sonnée, la créature s’étala de tout son long, se tenant la tête et grommelant. Arthas n'attendit pas, dégaina son blaster, le mit en mode "Rafale" et vida son chargeur dans la gueule de la bête, qui posa sa tête, définitivement cette fois.

Arthas tâta la bestiole, qui ne réagissait plus, et entreprit une pause de cinq minutes avant de dire à ses supérieurs qu'il avait réussi.






Arthas se tenait à la fenêtre de son appartement, en plein Coruscant. Son commandant avait sauté de joie en entendant l'annonce de la mort de la bête. Il s'était déplacé avec toute une escouade, afin de se débarrasser du corps du savrip et de brûler la maison.

    - Alors, vous savez... ce... ce qui est arrivé à ma femme ?


Arthas, bien qu'il n'aima pas le commandant, s'abstint de dire l'horrible vérité. Il répondit juste :

    - Non.


Le commandant avait grimacé, remercié Arthas et était parti.

Maintenant Arthas prenait une journée de repos. En agréable compagnie.

    - Tu regardes quoi ?


C'était Sarah. Elle avait passé sa main autour du cou d'Arthas. Celui-ci sourit et passa sa main dans ses cheveux de feu, avant de la passer sur sa joue pâle.

    - Je regarde l'horizon.


Et tout deux le regardèrent. Puis ils se regardèrent avant de s'embrasser.

Une journée en agréable compagnie.
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Chroniques d'un jeune Capitaine Empty Re: Chroniques d'un jeune Capitaine

le Dim 5 Aoû 2012 - 23:12
Guerrier né… ou presque.

Arthas n’en pouvait plus. Cela faisait presque quatre heures qu’il s’entraînait sans relâche. Quatre heures qu’il essayait, en vain. Ses muscles brûlaient, sa peau était rouge et sa tête semblait sur le point d’exploser tellement le sang manquait. Les veines de son cou ressortaient, et sa respiration était catastrophique. Il fallait qu’il arrête.

    - Alors, feignasse, lève ton cul en vitesse ! On tu m’en fais 50 de plus !


Arthas n’en pouvait vraiment plus. Il devait faire 50 pompes, au lieu de 25, pour l’unique raison qu’il n’avait pas été assez vite. Ses camarades le regardaient, visiblement amusés. Il était vraiment bête, cet Arthas ! Et incapable de faire 25 pompes en moins d’une minute !

    - Je peux plus… maître, j’en peux plus !

    - Lève-moi ce putain de cul, tout de suite !


Arthas se laissa tomber à terre, abattu pour de bon. La classe entière se mit à rire aux éclats. Le maître fixait Arthas d’un air absolument mauvais, mécontent et méprisant. Il empoigna Arthas, le prit par le col et le traîna aux cellules, où il lui asséna près de 20 coups de fouet, mais juste par cruauté.

Et ceci, c’était durant l’âge d’or de la République. Arthas n’avait que 17 ans, soit 5 ans avant l’Avènement de l’Empire. Il voulait intégrer les légions volontaires, mais les instructeurs étaient principalement des mercenaires, cruels et sanguinaires. Arthas, si sa volonté était de fer, était un mauvais élément : incapable de bien tirer, aux mauvais réflexes, et incapable d’obéir aux ordres. Rebelle, mais inutile. Vite classé comme un déchet, il fût exclu par ses camarades et devint le souffre-douleur de ceux-ci, sa maigre force physique le laissant très vulnérable.






    - Aujourd’hui, entraînement au tir ! Voici des fusils DC-15, les tout nouveaux bébés de la République ! Aspirant Arthas, à vous l’honneur !


Arthas s’avança au présentoir et prit un fusil, et dût supporter les rires moqueurs de ses camarades. Il se mit en joue et tira.

    - A côté, et de loin ! Encore !


Arthas tenta son coup une quinzaine de fois. Il toucha la cible une fois… sur la zone blanche qui donnait zéro point.

    - Aspirant Arthas, je vous veux dans mon bureau après l’exercice !


Et Arthas fût envoyé sur le banc, regardant ses camarades faire au moins 20 points chacun. Après l’entraînement, Arthas se rendit au bureau de l’entraîneur. C’était un ancien cagibi qui servait de stock pour les papiers administratifs, autrefois, quand le papier servait encore. On avait réussi à caser un bureau tant bien que mal, mais il était si large qu’on devait passer par-dessus ou par-dessous pour accéder au siège situé derrière lui. Le mercenaire, un mandalorien déchu, le toisait méchamment.

    - Aspirant Arthas, vous êtes un imbécile, faible et inutile ! Qu’est-ce que vous pensiez, franchement ? Vous croyiez pouvoir sortir de là en étant lieutenant ? Vous n’êtes même pas capable de viser juste !


Arthas baissa les yeux, habitude prise depuis qu’il se faisait battre tout les soirs.

    - Retournez à la cantine, puis allez dormir ! Demain, c’est l’épreuve d’orientation. Si vous échouez une fois de plus, vous serez fouetté une fois de plus… mais je m’assurerais que vous n’y surviviez pas ! C’est clair ?


Arthas ne répondit. Oh oui, c’était clair.

En allant au dortoir, Arthas se fit arrêter par un grand type de son âge, baraqué comme un bantha mais assez bête qu’une limace de l’espace.

    - Tu nous fait honte, petit. Vraiment honte.


Et ce fût tout. Si on exclut le fait qu’Arthas fût tabassé pendant un quart d’heure.






    - Allez, les bâtards, nous sommes en plein milieu de la cambrousse. Le but est de rejoindre la base en moins de trois jours. Si vous vous perdez en chemin, soyez prévenus, on viendra pas vous chercher avant une semaine… si on prend la peine d’aller vous chercher.


Le type eut un regard pour Arthas, ce qui fût remarqué par l’ensemble de la classe, qui eut un de ses rictus habituels. Et la classe partit donc, l’instructeur prenant soin de les faire partir à différents endroits.

Arthas fût très vite écarté, plus loin que la moyenne. Il sût pourquoi juste avant d’être lâché :

    - Tu vas mourir ici, crois moi. Et bon débarras.


Et Arthas partit. Après une journée complète de marche, il était épuisé. Il voulait mourir ici. Rien ne l'en empêcherait, même, tous s'en réjouirait...

    - Ne désespère pas. je peux t'offrir ta revanche. Suis moi où je te conduit.


Arthas sursauta, scrutant les alentours, voir qui avait parlé. "Personne voyons". Il avait faim, soif, était fatigué et seul... autant de facteurs qui pouvaient le rendre fou.

    - Pas cette fois, mon ami. Viens à moi, je te montrerais ce que tu veux.


Arthas dût se faire une raison : il n'y avait personne, et il n'était apparemment pas fou, si cette voix n'était pas "en lui". Il entreprit donc de suivre les indications de la voix.

Il fût conduit devant un magnifique autel d'obsidienne, avec des bougies depuis longtemps éteintes mais encore allumées, ce qui rendait déjà l'endroit mystérieux. Ce phénomène inexplicable piqua la curiosité d'Arthas, et il s'avança.

    - Je me présente, Darth Dimonius, ancien seigneur sith mort il y a 3 000 ans. Je te propose un marché, et, pour une fois, le côté obscur ne mentira pas : je t'offre force grandiose, précision et réflexes, toutes les qualités qui feront de toi un grand guerrier.


Arthas, s'il était méfiant, vu qu'il connaissait deux trois trucs sur les sith, lui qui passait pas mal de temps dans les archives lors des temps libres, restait très intéressé et alléché.

    - Et moi, qu'est-ce que je donne en retour ? Mon âme, mon corps ?

    - Non, rien de tout cela... De temps en temps, tu devras juste satisfaire ma soif de sang et de rage. Tu seras tellement enragé que tu voudras tuer quiconque. D'accord ?


Arthas n'aimait pas ça. Mais, se souvenant des railleries de tout ses camarades, il annonça d'une voix forte :

    - D'accord.


Le rituel de transmission d'esprit se fit dans les règles, et dura deux jours. Deux jours d'agonie et de paralysie, le sith n'était plus aussi puissant qu'auparavant, il lui fallût du temps. Arthas était parti dans la forêt seul. Il repartait bien accompagné cette fois.

La Voix l'avait guidé jusqu'à la base en deux jours. Elle lui chuchotait la route à prendre toute les minutes. Il fût le dernier à la base. L'instructeur le croisa dans le couloir menant aux dortoirs.

    - Eh bien, bâtard, te voilà ! En retard, comme d'habitude !


Arthas passa devant lui sans même le regarder. Il avait autre chose à faire.

    - Toi, tu me regardes quand je te parles ! Tu vas... AHHHAHH !


Arthas lui avait prit le poignet et serrait, serrait... le poignet de l'homme, épais comme un bras, soutint la pression un instant, mais finit par craquer. Les os partirent en poussière et du sang s'échappa du poignet.

    - La ferme. C'est moi le chef, ici.


Puis Arthas prit la direction des dortoirs. Comme prévu, il fût intercepté par la brute.

    - J'ai su que t'étais revenu. En retard. Tu nous fais honte, mon vieux. Vraiment honte.


La brute leva son poing et frappa Arthas au visage. Sa main fût attrapée en vol par celle d'Arthas. La brute regarda son adversaire, avec crainte cette fois.

    - A moi maintenant.


Arthas asséna un coup tellement puissant que la tête de la brute partit toute seule en arrière, entraînant malgré elle tout son corps sur le sol. Les camarades, dans le dortoir, entendirent le bruit de chute et crurent que c'était Arthas, comme d'habitude. Ils rirent en voyant la porte s'ouvrir, pensant qu'Arthas voulait s'y cacher.

    - Et bah, Arthas, tu flippes ?


Ils rirent de plus belle, rires qui s'éteignirent quand ils virent qui entrait. La brute rampait au sol, le visage en sang et tentant de se traîner à l'aide de ses coudes. Une main vint le saisir à la ceinture et le traîna d'un coup sec hors de la pièce, tandis qu'hurlait la brute à plein poumons. Plus personne ne riait. Leur visage devinrent blêmes quand ils virent des tâches de sang en grande quantité être projetées sur la porte.






Arthas ne fût jamais accusé, et le corps jamais retrouvé. Après l'incident, Arthas menaça de mort chacun d'eux s'ils parlaient. Le poignet de l'instructeur fût remplacé par une prothèse, et il s'abstint de dire que c'était Arthas qui l'avait détruit. La honte s'il l'avait dit !

    - Bon, aujourd'hui, c'est les exams' ! Si vous réussissez, vous passez tous sous-lieutenant, et c'est la grande école d'officiers ! Je doute que vous y arriviez tous, mais bon...


Il eut encore une fois un regard pour Arthas. Mais la classe ne rit pas cette fois, sous le regard froid et le poing serré d'Arthas. Le mando ne le remarqua pas.

    - On commence par le tir ! Aspirant Arthas, ici !


Arthas fit un pas en avant, empoigna une arme et se mit en joue. Il tira. En plein centre. Le mando était dubitatif.

    - Encore !


Arthas tira une seconde fois. Pas tout à fait dans le mille, mais juste à côté, à un centimètre. Sur cinquante mètres de distance, c'était très bon.

    - Encore !


Et Arthas fit des cartons pendant treize autres tirs. Sur 150, il obtint 145 points. Un record.

    - Bon, maintenant, épreuve de réflexes. Vous connaissez le principe : des lasers inoffensifs vous tirent dessus, et vous devez les éviter. Sauf que cette fois, ils sont paralysants. Aucune erreur n'est permise. Sharon, à vous.


Personne ne tint jusqu'au bout. Il fallait tenir deux minutes sous un rythme soutenu. Le meilleur score était d'une minute 46. Puis se fut le tour d'Arthas. Le mando le regardait avec une crainte mêlée d'un certain respect naissant. Personne n'avait fait un score aussi élevé que lui au tir. Arthas esquiva sans peine tout les tirs, faisant deux minutes, comme prévu.

    - Dernière épreuve, la lutte. Ruse et force vont se mêler ici. Sharon et Arthas, vous commencez !


Arthas mit au tapis tout ses concurrents, enchaînant esquives, roulades, sauts périlleux avant et arrière, crochets du droit, du gauche, coup de talon. Bientôt, tous se mirent sur le banc pour se reposer.

    - Tu commences à m'emmerder, toi ! Aller, viens, qu'on en finisse !


Il se mit en position face à Arthas et attaqua. Arthas ne voulait pas le vaincre de suite, il voulait jouer. Du moins, la Voix le voulait. Mais il se rendit compte que Arthas aussi le voulait. Chaque coup qu'il donnait était chargé de sa haine envers ces trois années d'entraînement. Puis vint l'instant fatidique où le mando fût mis à terre. Arthas vint se placer au dessus de lui, et fût parcouru d'une rage incommensurable. Il frappa le visage du mando jusqu'à ce que le sang se mit à couler à flot. Puis, Arthas cria d'une voix qui n'était pas la sienne :

    - Que les vivants se joignent aux morts !


Et il donna le coup qui tua le mando sur l'instant.

Arthas n'eut pas à souffrir de représailles. Pour l'autorité, c'était le mando et son arrogance qui était responsable de sa mort. Arthas intégra l'école d'officiers, et en sortit plus puissant que jamais, avec une mention plus qu'encourageante.

Mais il devrait vivre avec la Voix jusqu'à sa mort.
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