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Firyi Sfesh
Firyi Sfesh
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[Chronique] F'Iryi Sfesh Empty [Chronique] F'Iryi Sfesh

le Jeu 29 Déc 2011 - 23:05

    Fiche de Force
  • Nom : F'Iryi Sfesh
  • Grade : Padawan
  • Orientation : Lumineux

  • Pouvoirs initiaux padawan :
    - Saut de force (défaut) : Maîtrisé
    - Télékinésie (défaut) : Maîtrisé
    - Vitesse : Maîtrisé
    - Voile de force : Maîtrisé
    - Persuasion : Pratiqué

  • Pouvoirs acquis au grade de Padawan:
    - Vision de Force : Connu : Qui se ressemble, se rassemble!

  • Pouvoirs bonus:
    - Poussée de force : Pratiqué : Anniversaire SWOR contest

  • Technique initiales apprenti au sabre :
    - Shii CHo (Forme I) : Maîtrisée
    - Niman (Forme VI) : Praticien
    - Djem So (Forme V) : Novice







Dernière édition par Firyi Sfesh le Ven 27 Juil 2012 - 15:09, édité 21 fois
Firyi Sfesh
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[Chronique] F'Iryi Sfesh Empty Re: [Chronique] F'Iryi Sfesh

le Ven 6 Jan 2012 - 13:02
RP Persuasion


Le vieux Gthoc s'était posé dans un nuage de poussières sur l'astroport de Mos Alley, en milieu d'après-midi, et était reparti aussi rapidement, laissant Davon et F'Iryi au sol. Le choc entre la douceur de l'air climatisé de la navette et la chaleur oppressante n'était pas négligeable et il fallut quelques minutes aux nouveaux venus pour se faire à ce nouvel environnement. Les formalités de douanes avaient été vite expédiées par Davon qui ne s'était entretenu que quelques secondes avec l'officier des douanes. Un échange de bons procédés sous la forme de quelques crédits et l'on pouvait considérer que l'aire d'atterrissage A-4 n'avait vu aucun débarquement depuis la veille.

Mos Alley était une ville de petite taille, donc les maisons à toits plats ou en forme de dôme n'excédaient pas les deux étages. A l'ombre des murs jaunis ou des quelques paravents installés dans les rues, une population, aussi hétérogène que peu nombreuse à cette heure, s'adonnait au marchandage de produits divers. La ville offrait peu de distractions en dehors des bars relativement nombreux dans lesquels s'entassaient chasseurs de primes, prostituées, contrebandiers, ou tout autre individu peu recommandable. Mais ce n'était ni pour son marché ni pour ses bars que le maître Jedi et sa padawan étaient descendus ici. Au détour d'une ruelle, une petite boutique ne payant pas de mine proposait aux fermiers locaux des travaux d'assainissements.

La boutique était tenue par une humaine, visiblement bien jeune. F'Iryi lui aurait donné quatorze ans au grand maximum. Vêtue d'une sorte de combinaison de pilote, elle avait ses cheveux en bataille, collés en mèches ou nattés. Assise sur un tabouret derrière un comptoir encombré des pièces d'un fusil blaster qu'elle était en train de nettoyer, elle afficha à large sourire qui illumina son visage alors qu'elle reconnut Davon. Ce dernier la pris dans ses bras et la fit tournoyer avant de la reposer.

Kylie : "Tonton ! ! Je savais que tu viendrais !"
Davon : "Je te l'avais promis non ?"

Kylie sembla seulement remarquer la togorienne. Elle reprit un peu de distance.


Kylie : "Tu es venue avec une amie ?"
Davon fit signe à F'Iryi de s'approcher. La chose ne fut pas aisée car la maison, déjà basse de plafond, était particulièrement encombrée. F'Iryi se décontracta au mieux afin de se montrer la plus persuasive et amicale possible. Utiliser juste une touche de force pour que la fillette ne prenne pas peur.
F'Iryi : "Je m'appelle F'Iryi, et comme tu l'as deviné, je suis une amie de ton oncle."

La voix était posée et le ton amical se voulaient rassurant. Et l'effet fut fait.

Kylie, s'adressant à la féline : "Je suis sûre que papa seraient content que tu ailles chasser avec lui. Tu ressembles à Méfisto, mais en plus grande. C'est un bon chasseur."


Davon fit mine d'être surpris : "Ce brave Méfisto chasse encore à son âge ?"
Kylie sembla vexée par cette remarque : "Oui tonton, et il se débrouille mieux que toi."
Davon rit : "Je n'en doute pas, c'est que je vieilli aussi. Ton père est à la chasse je suppose si c'est toi qui tient la boutique ..."

Kylie se redressa en bombant le torse : "Oui, papa veut bien que je reste là tant que Druella me garde. Il a beaucoup de contrats en ce moment."

Sans nul doute attirée par la discussion, Une Twi'lek fit son apparition à la porte permettant d'accéder à la maison proprement dite, à demi enterrée afin de profiter d'un peu plus de fraicheur. Elle avait dut être une formidable séductrice, mais elle était désormais marquée par son histoire, tout comme F'Iryi l'était. Cette dernière appris plus tard que c’était une ancienne courtisane très réputée, mais qu’elle avait été victime d'une concurrente peu scrupuleuse qui avait tenté de l'empoisonner. Elle en avait gardé un visage qui semblait avoir été à moitié rongé, avec une peau grêlée, l'orbite de son oeil droit abritait une prothèse oculaire à l'esthétique douteuse, et une lèvre supérieure en guère meilleur état. Une partie de son lekkus droit avait de toute évidence été atteint du même mal, ainsi que son cou, pour ce qui en était visible.

Davon leva la main en signe de salut : "Bonjour Dru."

Mais il n'obtient pour seule réponse qu'un regard glacé.
Davon, après qu'un ange soit passé : "Bon, il faut qu'on y aille là, on repassera plus tard."
Sur ce, il s'exécuta en sortant de la boutique climatisée pour retrouver la chaleur toute Tatooïnienne, suivi par F'Iryi qui salua en sortant.
F'Iryi : "Je me trompe ou il y a comme un froid entre toi et cette Druella."
Davon : "C'est un peu long à raconter. Je vais te faire visiter les environs."


Ainsi la fin de l'après-midi fut consacrée à une visite de Mos Alley, somme toute vite expédiée tant il y avait peu à y voir, puis à une promenade dans les étendues désertiques avoisinant la ville, tantôt faites de dunes sablonneuses, tantôt de canyon creusés dans la roche. Davon fit aussi un petit exposé sur la faune locale, expliquant que les fermiers craignaient beaucoup en ce moment de prédateurs typiques de Tatooïne qui s'attaquaient aux fermes hydroponiques : des équipes de chasseurs se sont organisées et se chargeaient d'éliminer les meutes qui rodaient trop près des habitations ou qui causaient des dégâts aux installations en tentant de traverser les cultures. C'est ce que faisait le père de Kylie. Et c'était aussi l'objet de leur visite ici.

Le soir venu, tous se retrouvèrent installés autour d'une grande tablée dressée pour l'occasion. On y trouvait bien sûr comme invités Davon et F'Iryi, entourés de Kylie, qui avait expressément demandée à être à côté de son oncle, dont F'Iryi appris que malgré cette appellation, il n'avait aucun lien de parenté avec elle, ensuite on trouvait Druella, puis le père de Kylie, un homme d'un âge indéterminé, aux cheveux gris et au teint buriné par le soleil, il avait des airs d'ancien soldat nota F'Iryi. Pour l'occasion, Méfisto, le farghul et pisteur de l'équipe s'était joint à eux. Il avait opté pour des habits particulièrement colorés et n'avait pas non plus lésiné sur les bijoux. Bien que particulièrement dynamique et principal animateur du repas, son physique laissait transparaître son âge avancé, principalement par un pelage plus éparts laissant deviner une peau pâle sous les bras et autour du cou. Et pour finir la boucle, on trouvait une humaine au physique de sportive, les cheveux blonds coupés extrêmement courts et aux yeux bleu clair, et un humain plus gringalet, brun et mal rasé, dont l'odeur de graisse laissait à penser qu'il se chargeait de la logistique.

La soirée se déroula agréablement et l'humeur joyeuse, aidée par les quelques alcools locaux, fit durée les rires jusqu'à tard dans la nuit. Et c'est le réveil qui fut difficile. Méfisto et Olivia s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre, Derek, le technicien, avait dû rentrer chez lui, tandis que Mathéo avait fini la nuit sur un tapis, au pied d'une banquette. Et c'est là tout le spectacle qu'ils offraient alors que Davon était déjà d'attaque. Manquait double-D, comme se faisait appeler le père de Kylie, et Druella qui était sortie tôt pour profiter de la fraicheur matinale avant le retour des chaleurs diurnes. Malgré tout, tous furent rapidement remis sur pied par un déjeuner 'anti gueule de bois' concocté par Double-D. Nouvelle journée, nouveau contrat.

Comme avant chaque début de mission, Double-D avait organisé un petit briefing assez carré. Il mettait un point d'honneur à traiter chaque contrat avec sérieux, et cela incluait une préparation adaptée. Si les rôles n'étaient plus à distribuer, la stratégie elle était étudiée avec soin, principalement parce que contrairement aux équipes de chasses constituées de mercenaires en mal d'action, ils devaient être le plus efficaces possibles pour rentabiliser leur activité. A 30 crédits la tête de trélémoras, le temps n'était pas chose à gâcher. Mefisto briefa la togorienne rapidement, lui expliquant que leur cible était des meutes de trélémoras : un prédateur local vivant en meute et dirigée par un mâle alpha. Ils se déplaçaient généralement sous le sable, ce qui les rendait difficiles à atteindre. En fait, ils ne remontaient généralement à la surface des étendues sablonneuses que pour trois occasions bien particulières : attaquer une proie, se battre entre eux, et se reproduire. La technique la plus encourue consistait donc à leur laisser un leurre piégé, mais si cette méthode était efficace pour en avoir un ou deux, mais elle ne permettait généralement pas de s'attaquer efficacement à une meute entière. Double-D avait donc eu l'idée de faire jouer d'avantage leurs instincts : il utilisait un leurre parfumé avec les hormones d'une femelle. Immanquablement, le premier mâle à s'en approcher était le mâle alpha, que leur sniper se chargeait d'abattre, en l'occurrence Olivia. La suite était tout à fait prévisible : la meute se retrouvant sans chef et les mâles étant excités par les hormones, généralement s'en suivait une bagarre générale : il suffisait alors de les laisser s'entretuer à moitié et de terminer le travail.

Mefisto conclut : "Les trélémoras sont aussi stupides qu'ils sont voraces. Pour éviter tout problème, trois règles fondamentales : ne jamais rester sur du sable quand une meute est à proximité. Ensuite, même sur la terre ferme, s'assurer qu'Olivia te couvre. Et enfin, ne jamais sous-estimé la bêtise de l'adversaire."

Cette fois il s'agissait donc d'un contrat signé avec une coopérative agricole : une meute d'une quinzainaine d'individus tournait depuis quelques temps autour d'une ferme, empêchant les ouvriers de faire correctement leur travail. L'un d'entre eux était d'ailleurs porté disparu et plusieurs droïdes endommagés ou détruits . Malheureusement, la dite ferme était assez mal placée et ne permettrait pas d'avoir un bon angle d'approche, il faudrait donc commencer par attirer les trélémoras dans un secteur plus propice. A ce titre, un petit piton rocheux situé à quelques kilomètres devait donc faire lieu de zone de repli. Pour le reste, le plan habituel serait mis en œuvre.

Derek procéda au contrôle des équipements, et surtout du 'Traîne la mort', un landspeeder modifié qui devait servir à traîner un appât : il était hors de question que celui-ci lâche en pleine chasse, et il était d'autant plus intéressé à son bon fonctionnement qu'il en était le pilote. Tous revêtirent une tenue pour tenir la chaleur du désert et vérifièrent leurs kits individuels de survie. Quand tout fut en ordre, chacun pris place dans un véhicule : la chasse pouvait commencer.

En une heure de temps un petit camp de base était installé au lieu dit. Olivia s'était installée avec son sniper tandis que Double-D se chargerait de guider sa visée. Derek contrôla une dernière fois ses équipements avant de prendre à son bord Mefisto. La meute se déplaçant sous le sable, son odorat particulièrement développé servirait à localiser les traces de passages de trélémoras. La méthode était bien rôdée, et c'est sans surprise que l'équipe restée sur le piton rocheux reçu rapidement un retour du pisteur. Quelques instants plus tard, le landspeeder revenait vers le piton rocheux en soulevant un épais nouage, mélange de sable et de poussières.

Derek : "Top largué !"
Double-D : "Reçu, rejoignez la terre ferme."
Olivia, une fois le nuage dissipé : "Ok, j'ai le leurre en visu."

Moins d'une minute après, un reptile de près de trois mètres de long, aux écailles noires rayées de blanc et à la gueule longue et plate, émergeait du sable et s'agitait frénétiquement autour du leurre, suivi par deux autres.

Double-D : "Le noir et blanc."
Olivia : "Ok."

C'est alors que les trois trélémoras commençaient à se calmer et à tourner avec précaution autour de la source de leur émoi qu'Olivia fit feu. Le tir, précis, atteint l'animal à la tête, le laissant retomber inerte dans la sable, alors que trois autres venaient de sortir du sable. Installés en contrebas du piton, Davon et F’Iryi observaient le déroulement de la scène. Soudain, alors que les prédateurs semblaient s'être fait à l'idée qu'il n'y avait plus rien d'intéressant, ils se jetèrent les uns sur les autres avec une sauvagerie rare. Loin de s'intéresser à cela, Davon déplia une toile que lui avait remise Double-D : sans surprise pour F’Iryi, qui avait repéré les odeurs de produits d'entretien d'armes, il en sorti un fusil blaster. Ce dernier était visiblement de conception assez ancienne, mais avait été bien entretenu. Après s'être calé sur un rocher plat, Davon régla la lunette de visée avant de mettre en joue les trélémoras toujours occupés à batailler.

Ce n'est que lorsqu'il n'en resta plus que deux en lisse que le coup parti, rapidement suivi d'un autre provenant du piton, éliminant les derniers trélémoras. Davon tendit alors des liens à F’Iryi.
Davon : "Il est seulement HS pour quelques minutes : il faut commencer par lui lier la gueule, puis les pattes. Derek et Méfisto ramènent une cage."

Prudemment, tous ses sens en alerte, F’Iryi se rapprocha de l'animal immobile. Le spectacle offert était peu ragoutant, Olivia ayant éliminé les trélémoras qui avaient tentés de quitter le lieu du combat, certain étaient déjà en partie ensevelis, d'autres avaient des blessures béantes malgré leur lourde cuirasse, laissée par des coups de crocs ou de griffes. F’Iryi ne tarda pas pour attacher celui que Davon avait neutralisé. L'animal était d'un bon poids et malgré sa carrure, la togorienne dû fournir quelques efforts pour le ligoter.

Le terrain de chasse fut nettoyé méthodiquement, et les pointes de queux prélevées, tandis que Derek surveillait les sables à l'aide d'un sonar embarqué sur son landspeeder. Puis tout le monde embarqua pour une nouvelle traversée du désert. Et cette fois c'est au beau milieu d'un dédale de canyons qu'eu lieu le nouvel arrêt. La cage déchargée avec quelques équipements de survie, Davon et F’Iryi restèrent avec leur nouvel animal de compagnie sur place, tandis que le reste de l'équipe s'éloignait rapidement.

Davon : "Il y a une grotte un peu au-dessus, on ne la voit pas d'ici. C'est là que nous resterons les prochains jours."
Firyi : "Et la bestiole ?"
Davon : "On va la monter avec nous, tu en auras besoin."

Sans attendre un campement fut monté. Le trélémora s'énervait dans sa cage qu'il avait fallu solidement arrimer sous peine de la voir renversée. Davon avait réussi à calmer l'animal avec quelques paroles rassurantes, ce qui n'avait pas manqué d'intriguer la togorienne, quoi qu'elle devinait maintenant où voulait en venir son mentor.

Davon : "Tu utilises déjà ta force de persuasion sur les êtres pensants avec des résultats relativement corrects, du moins sur les esprits faibles ou peu alertes. Mais cette capacité peut aller au-delà, bien au-delà. Certains maîtres pouvaient apprivoiser des animaux particulièrement récalcitrants par exemple, et c'est à cet exercice que tu vas t'essayer maintenant. La démarche est la même qu'avec tout individu, sent la Force, puis sert-en pour appuyer ta volonté sur l'animal, sans violence, sans vouloir forcer l'animal, mais en l'accompagnant comme un enfant que l'on tiendrait par la main."

Suivant les quelques conseils prodigués et se conformant de son mieux aux indications données, F’Iryi commença son travail de concentration, rendu difficile par les coups de queue que le trélémora ne cessaient de mettre à sa cage et qui résonnaient dans la petite grotte. Plus ouverte à la Force, elle senti le flux de cette dernière circuler tout autour d'elle autant qu'à travers elle. Elle pouvait alors commencer son exercice. Malheureusement, si l'esprit de trélémora pouvait être qualifié de faible, l'animal était loin de se montrer coopératif pour autant, si bien qu'à la nuit tombée, elle n'avait toujours pas l'ombre d'un succès.

Davon : "Ne t'inquiète pas pour le trélémora, ce sont des animaux à l'organisme particulièrement bien adapté et surtout résistant, il peut tenir étonnamment longtemps sans boire ni manger, tu as donc tout le temps de t'essayer à cet exercice."

Et en effet, l'animal ne sembla pas faiblir le jour suivant, et tandis qu'il s'agitait, toujours enfermé, F’Iryi poursuivait son travail de la Persuasion. Elle ne comptait plus ses heures lorsqu'enfin elle réussit à toucher l'esprit de son partenaire, le contact fut bref et léger, mais suffisant pour laisser la créature quelques secondes à regarder la togorienne avec un regard presque interrogatif, avant de recommencer son vacarme. Finalement, utiliser une approche similaire à celle qu'elle utilisait avec les montures de Togoria était la plus payante. Et à force de travail et de temps, elle finit par obtenir un résultat que Davon qualifia de satisfaisant.

Plusieurs fois durant cette période, Double-D était passé pour apporter des provisions, donner ou prendre des nouvelles. Davon passait ses journées à superviser les exercices de sa padawan, donnant des explications sur ce qu'elle ressentait de la force ou distillant des conseils au fur et à mesure qu'elle progressait, ou encore il allait méditer, semblait-il, parfois pendant plusieurs heures. Une tempête passa, aussi violente que brève, plongeant la grotte dans une obscurité presque totale tellement le nuage de poussière soulevé dans les canyons était dense, puis le calme revint, mais cela ne devait pas perturber F’Iryi...

Enfin ils libérèrent le trélémora avant de repartir pour la civilisation.
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le Ven 1 Juin 2012 - 17:45
RP Persuasion


En temps normal, Mos Taike n'était pas plus attirante que n'importe qu'elle autre bourgade moyenne de Tatooïne. Mais cette semaine-là, comme tous les ans à cette époque, on observait l'organisation d'une foire qui attirait une bonne partie de la population locale et des environs. Cela faisait plusieurs jours déjà que des stands s'étaient montés à l'extérieur de la ville afin d'abriter toutes sortes de commerces, sous l'oeil attentif des organisateurs et des services Impériaux qui ne manquaient pas de s'assurer que les montants des cotisations et locations avaient été dument versées par les locataires. Il y avait même quelques recruteurs de la marine Impériale qui se relaieraient les jours de principales affluence, quoiqu'il fut facile d'y voir pour eux plus une sanction qu'une source de motivation.

C'était là une occasion que le chevalier Hooper souhaitait mettre à profit pour faire progresser sa padawan. Il l'avait donc emmenée pour arriver en tout début de matinée sur le champ de foire où il se mêlèrent à la foule grossissante. Aujourd'hui était un jour un peu particulier, puisque devait se tenir une série de courses de Cu-pa. L'animal, de la famille des taun-taun que l'on trouvait sur Hoth, était connu pour être moins intelligent que son cousin, mais il restait une bonne monture. Les écuries des concurrents étaient installées un peu en retrait des pistes, et palefreniers, soigneurs et coureurs s'activaient pour les derniers préparatifs.

Circulant parmi la foule hétéroclite, véritable melting-pot galactique, les deux jedis s'installèrent à la table d'une petite cantina, dont la serveuse, naturellement une Twi'lek à la démarche aussi chaloupée qu'elle pouvait l'être, passait un chiffon sur les tables tout en assurant le service à la clientèle qui commençait à arriver. Installés en intérieur afin de profiter de la climatisation, le maître et son élève s'étaient posés dans une petite alcôve laissée vacante, dotée de deux courtes banquettes à l'assise synthétique séparées par une petite table rectangulaire au plateau usé, dont les pieds avaient été fixés au sol. Seule la petite applique en bout de table diffusait juste assez de lumière pour que les comparses puissent se distinguer.

Après avoir passé une commande auprès de la jeune esclave à la peau orangée, Davon prit la parole pour entrer dans le vif du sujet.
Davon : "Nous y voilà. Je t'ai réservé une petite surprise. Comme tu as pu le constater, il y a pas mal de monde de sortie aujourd'hui. Dans quelques heures se dérouleront des courses de Cu-pas. Mais en attendant, les stands vont tourner à plein régime, cette foire draine beaucoup de visiteurs de tous poils, et ce sera là une bonne occasion pour toi de progresser."

Davon affichait un large sourire. Plusieurs fois il s'était lui-même livré à l'exercice qu'il allait proposer à sa padawan. Il en avait beaucoup appris, car bien que ce dernier puisse paraître simpliste, il nécessitait de faire preuve de discernement, de savoir se concentrer rapidement ou encore de jauger d'une situation afin de savoir s'il était pertinent ou non d'user de la Force.

Davon : "Tu vas simplement devoir rapporter un maximum de crédits."

Cette déclaration fut pour le moins surprenante. La togorienne s'imaginait déjà cherchant un job sur les différents stands afin d'en trouver un qui rapporta. User de la Force pour augmenter son rendement était là l'objectif ? Cela semblait être pour le moins décalé par rapport aux exercices de mise en pratique que proposait habituellement le chevalier.

Davon : "Pour cela, tu vas 'juste' devoir aller à la rencontre de la population, et demander, à qui tu voudras, de te donner un crédit. Attention, un crédit par personne, pas plus. A toi de te débrouiller pour en rapporter le plus possible, disons d'ici le départ des courses. Cela te laisse environ quatre heures et demi."

Pour la togorienne, le défi paraissait assez étrange. L'idée différait fondamentalement de ce qu'elle s'était imaginée au premier abord, mais elle allait rapidement découvrir toutes les difficultés que pouvait revêtir cet exercice. Après avoir avalé d'un trait le jus au goût piquant de Quesh, la togorienne se leva et quitta l'établissement pour retourner sous le soleil et dans la cohue de la rue. Il allait falloir travailler avec intelligence et se montrer perspicace : demander le crédit aux passants au petit bonheur la chance ne serait certainement pas la solution la plus productive, et ne satisferait pas les objectifs de formation. Elle allait devoir apprendre à rapidement cibler ses futurs donateurs afin de s'adresser aux plus réceptifs, pour ne pas avoir à abuser de son pouvoir de Persuasion, et le cas échéant maximiser ses chances de succès, tout en évitant ainsi de se retrouver rapidement hors service.

C'est donc d'un pas assuré que F'Iryi commença à arpenter les allées plus ou moins organnisées entre les stands, commençant doucement à saisir les subtilités de l'exercice, car aussi modeste fut la somme, peu de personnes se montraient spontanément disposées à bien vouloir la céder, et c'est bien à une avalanche de refus qu'elle dû faire face dans un premier temps, certains l'ignorant purement et simplement, d'autres opposant un 'non' plus timide ou catégorique, mais préférant toujours s'esquiver, sans parler des commerçants qui la considéraient comme mendiante et allèrent jusqu'à la menacer de faire appel à une patrouille si elle continuait à déranger les passants en les détournant de leur stands.

Commerçant : "Dégage de là, tu vois bien que tu déranges notre bonne clientèle !"


Il fallait se faire moins intrusive, aborder plus subtilement, se montrer sous un jour plus favorable. Bien sûr il y avait eu quelques personnes pour lui accorder ce qu'elle demandait, mais la recette restait bien maigre. Aussi, déjà par deux fois elle avait dû s'éloigner en se faisant trop remarquer, maladresse qu'il faudrait éviter de renouveler si elle voulait arriver à quelque chose. Il lui fallut aussi se remémorer le but de l'exercice : travailler la Persuasion de Force. C'était là ce qu'attendait son maître.

Reprenant une longue inspiration, elle observait les passant déambulant entres les étals. Ici et là quelques négociations se tenaient autour de bijoux fantaisies ou outillages variés. Plus loin l'enclot d'un éleveur de jerba, encore dissimulé, se dévoilait par l'odeur forte de ses animaux de bâts. Le soleil était maintenant haut dans le ciel toujours bleu. La togorienne capta le bruit des pas rythmés d'une patrouille de troopers impériaux. Expiration lente ...

La padawan se plia à l'exercice, se laissant imprégner de l'ambiance de la foire, petit à petit. Car le pouvoir de Persuasion n'était pas du même type que la télékinésie. L'objet inerte qu'elle avait appris à manipuler n'offrait jamais de résistance, il était passif et seul comptait la volonté de l'utilisateur de la Force à le manipuler. Or avec la Persuasion, les choses étaient bien différentes : son efficacité dépendait à la fois de l'utilisateur et de son interlocuteur. Il était donc crucial, pour l'utiliser de façon optimale, qu'elle réussisse établir une relation de confiance le plus rapidement possible, afin que son vis-à-vis soit d'avantage réceptif à sa suggestion. Elle apprenait aussi à doser avec plus de subtilité son action afin de s'économiser, chose importante si elle voulait arriver au terme de l'exercice. Et dans ce sens, elle comprit que son pouvoir pouvait aussi être utilisé de façon indirecte, et qu'utiliser à bon escient sur une personne, elle pouvait créer un climat autour d'elle qui lui était favorable et atteindre de cette manière des esprits qui lui auraient été normalement fermés, ou, à tout le moins, beaucoup plus difficiles d'accès.

Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, la togorienne avait fondamentalement changé d'approche et tentait, avec plus ou moins de succès, de mettre en pratique ses observations : au fil du temps, elle réussissait à mieux repérer les bonnes opportunités en étant plus à l'écoute de son environnement, mais aussi, à s'adapter à son ou ses interlocuteurs. Et c'est donc en début d'après-midi que F'Iryi avait retrouvé Davon, toujours installé à la même alcôve, dans la même cantina.
Davon : "Hé bien voyons où tu en es."
F'Iryi sorti les crédits récoltés, discrètement afin de ne pas attirer les regards, encore qu'il n'y avait pas de quoi s'affoler. Avant tout elle était heureuse de retrouver la fraîcheur de l'endroit et de prendre quelques instants pour se reposer. Loin d'être simple, cette matinée s'était avérée psychologiquement épuisante.
Davon : "Bien fatiguée à ce que je vois, je ne te parlais pas des crédits, mais de ce que tu retiendras de cette matinée."

Le débriefing de cette expérience pris une bonne demi-heure, pendant laquelle les Jedis se restaurèrent. Les plats proposés à la carte n'avaient rien d'extraordinaire et l'on sentait bien qu'ils étaient avant tout destinés à une clientèle peu exigeante. Les haut-parleurs disposés partout alentours annoncèrent le début des courses pour dans quelques minutes. Leur repas réglé auprès de la twi'lek, ils prirent la direction de la piste, comme une bonne partie de la foule présente, devant parfois jouer des coudes pour progresser. Toutefois, au lieu d'accéder aux gradins disposés en un large arc de cercle dans le virage principal, le chevalier Hooper se détourna des accès au public pour rejoindre les écuries.

Un ensemble de palissades constituait la limite séparative avec l'extérieur, isolant les stalles, avec plus ou moins d'efficacités, du tumulte de la foule qui s'amassait petit à petit tout autour de la piste. Il y régnait un calme assez étrange, même si l'on pouvait percevoir une certaine tension. La réputation de ce circuit ne dépassait guère les environs immédiats de Mos Taike, au point qu'aucun diffuseur sur l'holonet n'avait même pris soin de faire le déplacement. Quant au classement des courses, il n'intéresserait que les bookmakers présents et les organismes de paris officiels, et ne devait pas compter dans le classement des coureurs. En fait, elle servait surtout à de jeunes monteurs de se faire les dents, ou plus hypothétiquement de se faire remarquer par une grande écurie ou un sponsor qui aurait quelques crédits à investir.

Finalement, le chevalier héla un jeune homme, probablement âgé de seize ans, les cheveux blonds tirant un peu sur le roux, à la coupe courte mais pourtant en bataille, dont les yeux, d'un bleu particulièrement clair, contrastait avec une peau teintée par le soleil.

Davon : "Bonjour Bana, prêt pour le départ ?"
Bana : "Autant que possible, mais la course va être difficile."
Davon : "Comme toutes les courses, je te présente F'Iryi, une amie. Bana va participer aux courses, il est bon, mais manque un peu de confiance en ses capacités, sans quoi il arriverait sans nul doute à faire des miracles. Je vous laisse faire plus amples connaissances, j'ai quelques affaires à régler. F'Iryi, on se retrouve dans les gradins. Bana, bonne chance."

Relativement ouvert, Bana se proposa de faire visiter le stand qu'il tenait avec son père. Ce dernier était principalement éleveur de Jerba, mais participer aux courses de Cu-Pa était aussi une bonne occasion de se faire un peu de publicité, surtout si les résultats tombaient. Pour cela, Bana s'entraînait régulièrement à la ferme une fois les travaux qui lui étaient confiés terminés. Il affichait modestement quelques résultats plutôt encourageant, malgré son manque d'expérience et le peu d'encadrement dont il bénéficiait. Ainsi, deux trophées étaient disposés sur une petite étagère, dans ce qui devait leur servir de bureau pendant la foire.

Bana : "Oncle Davon est un peu optimiste, les courses restent très secondaires pour nous. En plus je n'ai pas les moyens d'avoir un entraînement à la hauteur des concurrents d'aujourd'hui. Ici, ce n'est pas une petite course de fermes comme on en organise parfois entre nous."

Tout en discutant, Bana préparait son Cu-Pa, vérifiant son harnachement et tentant de le calmer avant le départ. Il faut dire que la présence de la togorienne n'était pas faite pour rassurer l'animal, qui voyait très probablement en elle une prédatrice. F'Iryi avait déjà noté une réaction similaire chez les Jerbas, qui avaient naturellement adopté une attitude défensive en se regroupant en un cercle fermé, les plus jeunes au centres, les mâles à l'extérieur.

Bana : "Je crois qu'ils ne t'apprécient guère."
F'Iryi, d'un ton où perçait une pointe d'ironie : "Je me demande bien pourquoi. Il est préférable que j'aille rejoindre Davon dans les gradins avant de faire paniquer tous les animaux des environs. Cela dit, tu as très probablement les moyens de faire de très bons résultats aujourd'hui."

Pendant toute sa discussion avec le jeune homme, la padawan avait tenté de le cerner. Il lui semblait que évident que si Davon l'avait amenée à lui, c'est qu'il en attendait quelque chose. L'humain était d'un accès facile, probablement parce qu'il connaissait déjà Davon, et ne voyait à l’évidence pas de raison de se montrer réservé vis-à-vis de la togorienne. Cela lui avait permis de comprendre, de façon certe limitée, mais suffisante, comment l'aborder. User de la persuasion de Force c'était fait assez naturellement, discrètement enrobée dans une formule d'encouragement bien tournée.

C'est le chevalier qui retrouva la togorienne, il faut dire qu'avec sa carrure, elle ne passait pas discrète dans la foule, malgré la quantité d'espèces représentées par les spectateurs. Plusieurs circuits avaient été mis en place, de longueurs variables et aux difficultés diverses, afin de s'adapter aux différentes catégories de courses. Même si on restait loin des courses de pod-racers, il n'était pas rare de compter plusieurs blessés, entre les chutes et les coups bas, qui ne manquaient pas d'arriver au détour d'un virage un peu serré.

Les courses se succédèrent pendant une bonne partie de l'après-midi, laissant se vider et se remplir les gradins au fil de l'évènement. Bana réussi à faire une première place, ce qui ne manquerait pas de satisfaire les affaires de la famille. Etant resté en arrière du groupe de tête, il avait laissé les concurrents qui le précédaient se fatiguer et s'éliminer, jusqu'à finir sur l'extérieur et faire une brève remontée, juste suffisante pour souffler la première place au leader. La stratégie avait été payante, mais il restait difficile de savoir pour quelle part la padawan en avait été. Quoiqu'il en soit, ils allèrent féliciter l'heureux vainqueur avant de s'en retourner.

Avant de quitter le champ de foire, Davon était passé aux guichets afin de récupérer ses gains, pour ensuite parcourir les ruelles de Mos Taike.
Davon : "Vois-tu comme l'usage de tes capacités peuvent avoir des impacts à bien plus long terme que ce tu peux supposer quand tu en fais l'usage ? Je n’ai misé que ce que tu m’as rapporté, uniquement sur les résultats du jeune Bana. C'est pourquoi il importe toujours que tu essaies d'anticiper au maximum les répercutions que leur utilisation peut avoir : elles peuvent être positive ou non."
Les deux Jedis s'étaient finalement arrêtés devant un dispensaire en triste état. Plusieurs personnes attendaient sur un banc installé à l'abris d'une toile tendue servant de store improvisé. Saluant brièvement, ils entrèrent dans le lieux où les odeurs de médicaments se mêlaient à celles de sueurs et de maladie. Bien loin de ce que la technologie moderne pouvait offrir, les personnes qui venaient ici était pour la plus grande partie sur le point d'être définitivement exclues des systèmes de soins que l'on pouvait qualifier de standard. Davon remis les gains de la course de Bana au directeur de l'établissement, qui ne fut guère surpris de recevoir pareil don de la part du chevalier. La journée se terminait, il était temps de rentrer.
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le Jeu 28 Juin 2012 - 15:49
RP Vision de Force


Les couloirs de la bibliothèque étaient encore emplis de la fraicheur de la nuit quand la togorienne quitta la cellule mise à sa disposition. Malgré la taille du bâtiment, les espaces à vivre restaient de dimensions modestes, offrant juste le nécessaire. En l'occurrence, en plus d'un couchage et d'une armoire où ranger ses quelques effets personnels, on y trouvait généralement un bureau de facture récente. Cette fois, celle de F'Iryi avait ses murs taillés directement dans la roche, sur laquelle avait été édifiée une des plus grandes merveilles existantes, avant son abandon. Sous la direction de Mantell Qual, et avec l’appui de nombreux soutiens, petit à petit les salles retrouvaient une seconde vie.

Comme tous les matins, afin de se mettre en condition, la féline effectuait une course d'une bonne demi-heure dans les jardins avant d'aller se doucher, puis manger un morceau. C'était un moment privilégié pendant lequel elle pouvait observer la bibliothèque s'éveiller alors que l'obscurité laissait place à lumière qui se rependait sur la gigantesque structure pour la réchauffer. Ses sens en éveil, elle goûtait le parfum des fleurs nocturnes qui s'éteignait, laissant places aux coroles colorées des fleurs diurnes. Malgré sa masse, elle filait presque silencieuse parmi les racines qui s'enchevêtraient en un réseau inextricable, laissant pour toute trace de son passage que des herbes couchées ou une empreinte humide de la rosée du matin. Son parcours matinal se finissait en le franchissement d'un mur dont une partie des pierres de tailles s'était désolidarisée pour former une brèche propice à l'escalade.

Il n'avait guère été nécessaire à son maître d'insister sur la nécessité de conserver un corps en bonne santé. La féline, comme la large majorité de ses congénères, avait un physique qui appelait naturellement à l'exercice. Douchée, le pelage lustré avec soin, il était temps d'aller retrouver celui qui avait pris en charge sa formation depuis tant d'années. La salle aménagée en petit réfectoire avait vu ses rayonnages, dont les murs portaient encore quelques traces, remplacés par les équipements d'une cuisine moderne. Sans surprise, son odeur flottant encore dans le couloir menant à la pièce, la togorienne avait trouvé Adi Gallia Gallia occupée à se restaurer. Davon y était aussi passé il y avait peu, mais visiblement il était déjà reparti. Après avoir salué la tolothienne, F'Iryi était allée se servir un solide encas.

C'est avec une certaine fierté que la padawan observait la métamorphose de cette icône de l'Ordre Jedi, depuis leur première rencontre dans l'enclave perdue sur Ryloth. S'abandonnant alors au désespoir, elle avait depuis remonté la pente dangereuse qui l'aurait inévitablement menée au côté obscur de la Force. Elle en était revenue, et c'était un peu grâce à elle. Ayant fini de nettoyer la place qu'elle occupait, elle observa la togorienne pendant quelques instants avant de prendre la parole.

Adi Gallia : "Ton maître m'a demandé si je pouvais te consacrer un peu de temps aujourd'hui."

Cela expliquait pourquoi, contrairement à l'habitude, l'humain n'avait pas attendu sa padawan. De même cela ne surprit pas F'Iryi qui savait que le maître finirait par participer à sa formation. En effet, contrairement à Davon, elle maîtrisait autant qu'il était possible ce nouveau pouvoir pour lequel la padawan semblait disposer de certaines prédispositions : la Vision de Force. A ce titre la féline avait naturellement interrogé l'holocron qui était en sa possession afin d'essayer de mieux comprendre son fonctionnement, mais ce dernier ne laissait filtrer les informations qu'au goutte à goutte, et encore fallait-il qu'elle comprit quelque chose des enseignements de ce dernier.

Adi Gallia : "Tu t'es déjà penchée sur le sujet, mais tu as obtenu plus de questions que de réponses." Courte pause. "La connaissance théorique seule n'est guère utile dans un domaine aussi vaste que celui que nous essayons de comprendre. Elle est étroitement liée aux aspects concrets de notre univers, tout comme à des principes philosophiques."

Apprendre à maîtriser un pouvoir comme la Vision de Force était quelque chose de bien particulier et ne devait pas être pris à la légère, car comme pour la plus part des pouvoirs, une formation mal dirigée pouvait entraîner la chute du pratiquant vers le côté obscur. En l'occurrence, les effets pervers étaient ici très subtils et pouvaient agir sournoisement. Les facultés liées à ce pouvoir allaient bien au-delà de la simple possibilité d'accroître son champ de perception : il s'agissait ni plus ni moins que de découvrir le monde sous un autre angle, ce qui impliquait, entre autre, d'être capable d'assumer une profonde remise en cause de ce que l'on était, et de ce qu'était notre univers. Tout le danger était là : pendant cette phase cruciale, le manipulateur était en situation de faiblesse et pouvait se laisser envahir par le doute.

La tolothienne avait quitté le réfectoire, la padawan a sa suite, pour se diriger vers les jardins. Avant d'entrer dans le vif du sujet, Adi Gallia Gallia souhaitait surtout connaître d'avantage la togorienne. Cette dernière avait certes bravé quelques dangers pour la ramener, elle ne pouvait en toute objectivité simplement s'en remettre à cette première impression, d'autant qu'alors elle était elle-même en danger. Avant tout, il lui fallait, en quelque sorte, bien remettre les choses à leur place, et s'assurer de la pertinence des choix de formation qu'elle allait faire par la suite. Déambulant au hasard des chemins dans le complexe d'Ossus, les deux femmes discutèrent donc de la formation qu'avait suivie la padawan. Le maître ne laissait rien transparaître de son ressenti, tandis que la togorienne répondait aux questions qui lui étaient posées. Ces dernières touchaient beaucoup de sujets dans lesquels la togorienne donnait ses impressions sur son évolution depuis sa première rencontre avec Davon.

Adi Gallia : "Progressivement, tu vas t'ouvrir à un nouveau sens, car finalement, c'est bien de cela dont il s'agit : la Vision de Force va bien plus loin que de te permettre d'améliorer ta perception visuelle. Ce n'est même qu'accessoire. Comme tout sens, il faut apprendre à le gérer. Aujourd'hui tu es dans une obscurité presque totale, même si tu penses percevoir ce qui t'entoure, tu découvriras que je suis bien plus proche de la vérité que tu ne peux l'appréhender alors que nous tenons cette discussion. Si je t'ouvrais les yeux brusquement, tu serais éblouie pour finir aveugle. Je vais te proposer, au lieu de cela, de t'éveiller progressivement."

Adi Gallia savait que F’Iryi avait réussi à maîtriser avec plus de facilité les pouvoirs comme le Saut ou la Vitesse, probablement car ils étaient plus en rapport avec sa nature de togorienne. A l'opposé, bien qu'ayant d'avantage travaillé la Persuasion, elle n'avait toujours pas atteint un niveau de maîtrise aussi pointu. C'était là un axe qui méritait d'être étudié.

Adi Gallia : "La plus part des êtres vivants un tant soit peu évolués disposent d'un ou plusieurs sens qui leur permettent de percevoir leur environnement. C'est grâce à ces derniers qu'ils peuvent interagir avec ce qui les entoure pour survivre et évoluer. En tant que togorienne, ta vue, ton ouïe ou encore ton odorat sont particulièrement développés. Cela ne te permet toutefois que d'avoir une conscience très superficielle de ce qui t'entoure."

Le couple était arrivé au bout d'un chemin légèrement escarpé, au sommet d'un monticule surplombant une large vallée désertique dans laquelle se tenaient dressées des pierres de tailles et de formes variées. Une brise légère animait le voile et la robe de la tolothienne. La togorienne, regardait l'étendue, humant l'air qui en remontait, poussiéreux et sec. Pendant quelques instants la femme scruta le sol à quelques mètres en contrebas avant de faire venir à elle une pierre. Elle se déposa dans sa main, naturellement. Après l'avoir soupesée, Adi Gallia la pétri énergiquement pour finir par briser le fragile cocon et libérer une seconde pierre, oblongue, qu'elle nettoya jusqu'à ce qu'elle fut propre. Elle tenait alors une pierre brillante et noire avec quelques veines bleutées.

Adi Gallia : "Commençons par voir à quel point ta vue peut être persante. Dis-moi quand tu la perds de vue."

Usant de la télékinésie, le maître déplaça la pierre dans le champ désertique sous le regard attentif de la padawan. Après quelques essais, Adi Gallia Gallia avait une idée assez précise des capacités de la togorienne. Elle déposa la pierre à la limite de son champ de perception.

Adi Gallia : "Bien, maintenant tu vas essayer de faire revenir à nous la pierre."

Pour cela il fallait impérativement que la padawan soit capable de la percevoir pour utiliser la télékinésie dessus. Tout en l'exhortant à se concentrer, Adi Gallia Gallia expliquait à son élève comment, par le biais de la Force, elle pouvait percevoir la pierre qui se trouvait en dehors de sa portée normale. Suivant les instructions qui lui étaient données, F'Iryi se concentra sur les flux de Force qui l'entouraient. Tentant de faire le vide dans son esprit, elle focalisait toute son attention sur la position supposée de la pierre qu'elle cherchait.

Adi Gallia : "Commence par te focaliser sur le rocher sur lequel elle est posée. Quand tu en verras les détails, alors tu pourras chercher la pierre. Utilise ta vue comme support pour orienter la Force."

Le concept était assez difficile à appréhender, car au fond d'elle, dans ses gènes même, la togorienne connaissait l'importance de sa vue pour sa survie sur Togoria : elle lui était simplement indispensable. Comment aurait-elle pu parcourir la forêt ou repérer les liphons, ces prédateurs qui s'attaquaient aux jeunes togoriens ? Mais il fallait bien admettre que la Force lui permettait, dans les domaines qu'elle maîtrisait, d'améliorer considérablement ses capacités. Qui plus est, elle avait expérimenté ce pouvoir dans l'As de Pique, vaisseau du regretté chevalier Curwee. Elle y avait donc accès, d’une manière ou d’une autre.

Travaillant longuement à l'objectif que lui avait fixé Adi Gallia Gallia, la matinée sembla s'écouler plus rapidement qu'à l'habitude. Sans qu'il y paresse, l'exercice était particulièrement intense. En début d'après-midi, le maître décida de faire une pause : l'acharnement mènerait inévitablement à l'énervement, et cela serait plus contreproductif et dangereux qu'autre chose. Ce n'est qu'après avoir parcouru quelques mètres sur le sentier qu'ils avaient empruntés plusieurs heures auparavant que la planète entière sembla se mettre à tourner sur elle-même, entraînant la togorienne avec elle. Même si la sensation n'était pas nouvelle, elle en restait toujours aussi déstabilisante, obligeant la féline à s'appuyer contre un rocher pour ne pas tomber. Les vertiges ne durèrent que peu de temps, mais déjà F’Iryi sentait la nausée monter.

Guère inquiète, Adi Gallia Gallia attendait que son élève se remette.

Adi Gallia : "Les vertiges montrent que tu es sur la bonne voie : ton cerveau se réapproprie ses sens. Avec de l'entraînement, ils disparaitront d'eux-même... Dis-moi quand tu te sentiras capable de marcher."

C'est ainsi que pendant plusieurs jours le chevalier Hooper et le Maître Gallia alternait pour participer à la formation de F'Iryi. Les premiers résultats ne tardèrent pas à se faire jour, d'abord de façon assez irrégulière, puis plus systématiquement. Et comme l'avait si bien dit Adi Gallia, avec le temps et la maîtrise, les vertiges diminuaient en fréquence et en intensité.

Adi Gallia : "Maintenant que tu as acquis les bases, tu vas pouvoir te soumettre à un nouvel exercice. Aujourd'hui, tu utilises tu vue comme support, mais ce n'est qu'un support et tu dois pouvoir t'en passer. Certaines races, comme les miralukas, ne possèdent pas d'yeux : ils perçoivent leur environnement uniquement grâce à la Force. S'agissant de quelque chose qu'ils pratiquent depuis la naissance, il est évident que ce n'est pas par le biais de quelques exercices que tu pourras espérer arriver à les égaler."

Cela dit, la tolothienne sorti de l'une de ses poches un simple dé qu'elle tendit à la padawan.

Adi Gallia : "Le gros avantage de cet exercice est qu'il ne demande pas beaucoup de place et qu'il est extrêmement facile à réaliser. Tu fermes les yeux, tu lances le dé, et tu te concentres pour le voir avec les yeux fermés. Nous travaillerons ensemble au début, puis le chevalier Hooper pourra te superviser, et finalement, quand il le décidera, tu pourras le faire seule."
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le Mer 4 Juil 2012 - 13:14
RP Vision de Force


L'odeur si typique de la sueur avait pris ses droits dans la salle d'entraînement depuis un bon moment déjà, alors que les sabres continuaient à vrombir, lâchant leurs claquements secs à chaque fois qu'ils s'entrechoquaient. Cela faisait maintenant plusieurs heures que F'Iryi et son maître travaillaient le Niman, en mettant l'accent sur les enchaînements avec les techniques de Force. Depuis que la padawan réussissait à utiliser de façon efficace la Poussée de Force, son panel de techniques s'était notoirement élargi. La togorienne variait à loisir ses attaques, alternant l'utilisation de sa Vitesse, portant des attaques fulgurantes ou parant des successions rapides de coups, de son voile et de la poussée. Ajouté à sa force et à ses réflexes naturels, même si son niveau était techniquement inférieur à celui de son maître, elle l'avait plusieurs fois mis en difficulté.

C'est bien essoufflés qu'ils regagnèrent les vestiaires pour prendre une douche devenue indispensable, après quelques étirements et un rapide débriefing.

Davon : "Tu fais de beaux progrès. Mais tu dois mieux gérer tes ressources. Plusieurs fois tu t'es mise en danger en utilisant trop de la Force alors que ce n'était pas nécessaire. Son utilisation n'est pas la garantie du succès du combat, c'en est une composante. On a encore quelques heures devant nous, tu vas en profiter pour faire les exercices que t'a donné Adi Gallia."

Le Chevalier et sa disciple se retrouvèrent quelques minutes plus tard, installés à une table vide, à l'exception d'un unique dé posé sur son plateau. D'un aspect commun, chaque face était numérotée à l'aide points : un dé comme il devait en exister des milliards à travers la galaxie. Bien que particulièrement simple dans le principe, Adi Gallia avait largement insisté dans la nécessité qu'il y avait à ce que la padawan fut accompagnée : le rappel n'était en soi pas nécessaire pour le Chevalier et s'adressait surtout à la togorienne, dont la curiosité naturelle aurait peut-être pu l'amener à tenter l'expérience seule.

Davon attendit que F'Iryi ai fermé les yeux avant de lancer le dé. Ce dernier fit quelques tours sur lui-même avant de s'immobiliser. Dès lors la padawan commença à se concentrer sur la Force. La difficulté pour elle était de faire la différence entre la représentation qu'elle pouvait se faire de mémoire de la table, et ce que lui permettait de voir, réellement, la Vision de Force. Petit à petit, la présence de la Force se faisait plus concrète autour d'elle, comme une mer plus ou moins agitée dans laquelle se mêlait toutes sortes de courants, bouillonnants ou plus calmes, fin comme un fil ou au contraire plus imposants. Appliquant ce qu'elle avait déjà appris lors de ses entraînements avec Adi Gallia, la togorienne commença par tenter de concentrer son attention sur les flux qui passaient proches d'elle. Cette première phase, elle la maîtrisait déjà : cette méditation, elle l'avait utilisée de nombreuses fois avant de réussir à maîtriser ses autres pouvoirs. La difficulté arrivait ensuite, quand il fallait moduler sa perception de la Force pour pouvoir ensuite l'exploiter dans le sens qui l'intéressait. C'est pour partie ce qui faisait la différence entre un novice et un maître : ce dernier n'avait plus besoin de passer autant de temps en préparation et pouvait exploiter d'autant plus rapidement ses capacités.

Le temps passait, Davon, assis face à sa padawan, était attentif à tous les signes qui pouvaient laisser supposer que la togorienne était en difficulté : mouvement de ses moustaches ou de ses oreilles, crispations de ses doigts sur la table, altération de sa respiration... Autant de réactions symptomatiques qui nécessiterait qu'il intervienne rapidement. Les minutes s'égrenaient lentement, les unes après les autres. Certains maîtres utilisaient aussi leur Sens de la Force dans ces moments, et pouvaient être au plus près de leur élève, mais le chevalier ne disposait pas des connaissances requises pour épauler ainsi F'Iryi : il n'avait d'autre choix que de s'en remettre à ce que cette dernière laissait transparaître.

L'immersion au sein de la Force était dangereuse : cette dernière donnait une sensation de puissance qui pouvait rapidement devenir grisante si l'utilisateur, mal averti, s'y laissait prendre. Dès lors il devenait difficile de lui résister, l'emprise devenant toujours plus forte. Le piège se refermait implaccablement, et il devenait alors quasiment impossible d'éviter de se laisser consumer par tant de pouvoir. C'est pour cela que chaque maître mettait toujours en garde son disciple avant un exercice, aussi simple fut-il, comme d'essayer de voir un dé posé sur une table. Toujours intensément concentrée, F'Iryi tentait de manipuler les flux qui s'interpénétraient afin de percevoir son environnement immédiat. Elle entendait toujours les imperceptibles frottements de tissus de la bure de son mentor lorsqu'il bougeait, elle sentait son odeur, ainsi que celle des produits de nettoyages qui avaient servis la veille au soir. Elle avait en tête celle du chevalier Offee qui était y était passée le matin même. Elle entendait le son, étouffé et distant, d'un sabre qui vibrait dans l'air avant d'en frapper un autre.

Davon restait impassible, comme la togorienne qui se tenait devant lui. Pourtant il savait déjà que sa padawan n'arriverait probablement pas au terme de l'exercice. Habituellement, elle obtenait des résultats plus rapidement. Toutefois, en l'absence de signes extérieurs particuliers, il préférait ne pas intervenir, ou pas encore, tout du moins. Sa padawan expérimentant un nouveau pouvoir, il était naturel que, parfois, il lui soit plus difficile de produire un résultat probant. Dans les premiers temps de sa formation, Davon et elle avaient dû travailler de façon particulièrement intense la méditation et la concentration : d'un naturel impulsif, les félins avaient souvent tendance à se laisser distraire, même par de petites choses qui étaient bien souvent insignifiantes. Cela avait d'ailleurs été une des raisons pour lesquels il avait mis autant de temps avant de se décider à lui enseigner la voie du Jedi, et ce malgré la situation dans laquelle il se trouvait à l'époque : fallait-il accepter d'échouer dans la formation d'un Jedi, mais tenter tout de même la chose, ou voir s'éteindre définitivement l'Ordre ?

Fort insidieusement, chaque son qu'elle entendait, chaque odeur qu'elle sentait tendait à la déconcentrer, la rappelant à la réalité du monde qui l'entourait. Malgré ses efforts, il lui était difficile de garder le fil de sa pensée. La première conséquence en fut tout le mal qu'elle avait à doser correctement son effort pour garder le contrôle de la Force. Celle-ci semblait s'ingénier à s'esquiver ou à s'évaporer lorsqu'elle commençait à obtenir un minimum de résultat. Ainsi, alors que commençait à s'organiser dans son esprit les filaments irisés aux couleurs chatoyantes, son esprit se mettait à vagabonder sur le son d'un sabre s'éteignant, la ramenant à son propre entraînement du matin : aussitôt l'obscurité se faisait, à nouveau. Finalement la togorienne ouvrit les yeux.

F'Iryi : "Je n'arrive pas à maintenir ma concentration."
Davon : "L'apprentissage d'un nouveau pouvoir nécessite de fournir à nouveaux les efforts fournis pour ceux que tu maîtrises déjà. Et même si nous sommes dans un lieu qui t'es moins familier, il te faut y arriver. Ce peut-être plus difficile ou non, tout dépend de toi. Maintenant fait la paix dans ton esprit et concentre toi."

Ses yeux se fermèrent et le dé roula sur la table.

La padawan savait que son maître avait raison, mais ce travail lui paraissait laborieux. Elle réalisait qu'elle se reposait beaucoup sur ses acquis depuis quelques temps, se contentant d'approfondir la maîtrise qu'elle avait déjà. Mais maintenant il lui fallait se remettre en cause et reprendre l'apprentissage. Fermant à nouveau les yeux, la togorienne fit à nouveau le vide dans son esprit, se fermant du mieux qu'elle le pouvait aux stimuli extérieurs pour se focaliser sur la Force. Cette fois, intensément concentrée, la padawan réussi avec plus de facilité à manipuler les flux qui l'entouraient. Tentant de reproduire ce qu'elle avait déjà fait avec Adi Gallia lorsqu'elle essayait de percevoir la pierre que cette dernière avait mise hors de sa portée normale, elle quitta l'obscurité, bien que ses yeux soient restés fermés, pour entrer lentement dans quelque chose qui donnait l'impression d'un tunel aux paroies irisés.

Cette fois elle se savait sur la bonne voie. Ne cédant rien, F'Iryi focalisa son attention devant elle. Alors, comme un vaisseau quittant l'hyperespaces et permettant à son pilote de découvrir son point d'arrivée, le tunel se déforma, transformant l'imbroglio de couleurs en des formes définies, nettes : devant elle la table, dont elle pouvait percevoir le pied, Davon, assis à l'observer, l'image se brouilla dans son esprit alors qu'elle se focalisait sur la table, cherchant le dé, un peu comme si elle se trouvait dans une pièce obscure cherchant quelque chose à l'aide d'une lampe de poche. Mais alors qu'elle essayait d'agrandir en quelque sorte le faisceau de sa perception, d'un coup, la pièce entière sembla s'éclairer pendant une demi-seconde avant que tout ne disparaisse et quelle se retrouve une nouvelle fois aveugle.

La sensation avait été forte. Pendant ce court instant, elle avait découvert la petite salle d'entraînement sous un jour nouveau, le contenu de certains placards, pourtant fermés, lui était apparu, comme le sabre laser que le chevalier portait dissimulé sous sa bure. Alors elle avait perçu le dé, avec ses coins au plastique usé, posé sur la table. Adi GAllia avait bel et bien raison quand, plusieurs jours auparavant, elle lui avait fait remarquer que ce pouvoir de la Force allait changer sa vision du monde, et qu'elle était presque aveugle, ne s'attachant qu'à une perception très superficielle de ce qui l'entourait.

F'Iryi, gardant les yeux fermés : "Le 2."

Le son du dé sur la table lui indiqua qu'elle avait vu la bonne valeur sur la face supérieure du dé.

L'exercice se prolongea encore mais sans que le résultat soit meilleur. Il était difficile de gérer cette vision, c'était un peu comme maîtriser une lance à eau ouverte au maximum : il fallait réussir à la contrôler sans quoi cela partait dans tous les sens pour un résultat médiocre. Quoique même médiocre, cela restait acceptable compte tenu du fait que la togorienne commençait seulement à expérimenter ce pouvoir.

Les séances se succédèrent au fil des jours, permettant à la padawan de progresser lentement mais sûrement. Parfois, Adi Gallia venait s'enquérir des progrès de la padawan et participait aux exercices. Elle suivait aussi avec attention sa progression dans la maîtrise du Djem So. Mais il ne fallait pas s'y tromper, cet intérêt pour la formation de F'Iryi n'était pas innocent.

En ce début d'après-midi, F'Iryi faisait donc face à un droïde d’entrainement dont la principale fonction était d’ajuster des tirs qu’elle devrait renvoyer sur des cibles, tandis que Davon, installé dans une salle de contrôle, s'occupait des paramètres de la séance. Son adversaire, flottant un mètre cinquante au-dessus du sol, il tournait sur lui-même changeant régulièrement de position. Le sabre allumé, la padawan attendait le signal de son maître.

Davon : "Rappelle-toi, souple sur les jambes, tu pares et tu te déplaces. Toujours la garde en position. On va commencer avec les cibles opposées."

Sur ce, deux cibles se dressèrent en retrait du droïde. Les nombreuses traces d'impact, malgré leur nettoyage systématique après chaque utilisation, témoignaient du fait que le sanctuaire regroupait plusieurs pratiquant de la forme V. Les impacts aux murs, quant à eux, rappelaient à F'Iryi qu'elle avait encore quelques progrès à faire. Désormais en garde, elle surveillait les mouvements de son adversaire en gardant à l'esprit la position des cibles. Périodiquement, le droïde changeait de position, s'élevant ou s'abaissant, tournant sur lui-même. Le premier tir fut ajusté sur la patte gauche de la togorienne. D'un geste vif, cette dernière tenta d'interposer la lame vrombissante de son sabre. Le tir claqua sèchement sur le faisceau lumineux, avant d'aller se perdre au plafond. F'Iryi se remit immédiatement en garde dans l'attente du prochain tir qui ne tarda pas à arriver. Cette fois il était mal ajusté et la togorienne préféra se contenter de le laisser passer...

Alors que Davon annonçait la fin de la première phase, la tolothienne Adi Gallia fit son apparition à l'entrée de la salle. Elle adressa un geste au chevalier, qui l'invita à la rejoindre dans la cabine de contrôle. F'Iryi la salua au passage.

Adi Gallia : "Je crains de devoir interrompre momentanément ton entraînement au Djem So. Je souhaite m'entretenir avec ton maître."

Disparaissant par la porte renforcée menant au poste de pilotage de la salle, elle fit son apparition au côté du chevalier Hooper derrière la vitre de transpacier. L'entretien dura quelques minutes. Visiblement Adi Gallia expliquait certains réglages, à en juger par les réactions du droïde d'entraînement. Finalement elle revint vers la padawan.

Adi Gallia : "Comme j'ai cru comprendre que tu exploitais mieux tes ressources en situation plutôt que dans des exercices plus statiques, je pense que l'on peut tenter de te faire travailler et ta maîtrise du sabre et le pouvoir de vision que tu développes. Davon m'a dit que tu faisais régulièrement des progrès. Nous allons en juger."

Sur ses paroles, elle tendit à F'Iryi un bandeau noir. L'invite n'avait guère besoin d'être plus explicite. Après s'être équipée, la togorienne repris sa position d'origine, tandis qu'Adi Gallia lui donnait quelques directives complémentaires : le droïde se contenterait d'un unique tir sur le côté, au moins pour commencer, de sorte que la padawan n'ai pas à s'inquiéter de ses déplacements. Tous ce qui lui restait à faire était d'intercepter les faisceaux énergétiques : pour cela elle ne disposerait que d'un outil qui pourrait l'aider : la Vision de Force. La féline entendit la tolothienne s'éloigner, puis la porte de la salle située derrière elle s'ouvrir et se refermer. Enfin la voix de son maître se fit entendre par le haut-parleur pour lui annoncer le début de l'exercice.

Inévitablement, pour une première fois, les résultats en eux-mêmes ne furent guère reluisant. Pourtant il y avait un potentiel, indéniablement. Sur les premiers tirs, la togorienne n'avait pas réagi. Se concentrant, elle essayait de percevoir son adversaire. Elle savait où il se trouvait mais savait aussi qu'il ne fallait pas qu'elle se focalise sur ce qu'elle connaissait de la pièce : c'était là un leurre. En effet, elle savait que sa mémoire pouvait interférer. Se prenant lentement eu jeu, elle avait fini par réagir au son, mais les tirs étaient trop rapide, et lorsqu'elle les entendait, ils étaient déjà passés. Se remémorant les autres exercices qu’elle pratiquait, elle en reprit les fondements : concentration, perception… Pressée par le court laps de temps entre chaque 'attaque', elle ne se laissait plus distraire par son environnement pour se consacrer exclusivement à son travail sur la Force. Bientôt la salle lui apparut. Elle dut alors réduire le focus de sa nouvelle perception au droïde. La chose n'avait pas été aisée, il fallait bien le dire. Mais vers la fin, elle arrivait tout de même à rester suffisamment concentrée pour tenter de réellement intercepter les décharges de blasters.

Davon : "On s'arrête pour aujourd'hui."

Durant l'après-midi, F'Iryi avait fini par perdre le fil du temps. Elle fut surprise de découvrir l'heure tardive, presqu'autant que de sentir son estomac crier famine. Faisant le point sur la journée, vertiges et nausées se firent sentir. La réaction était normale : elle n'avait encore jamais consacré autant d'heures à devoir utiliser la Vision de Force. Manquant encore d'une maîtrise suffisante et d'entraînement, son cerveau essayait de s'y retrouver. Adi Gallia le lui avait expliqué lors de leurs premiers entretiens : il fallait juste attendre, généralement quelques minutes, avant que tout ne rentre dans l'ordre. Quoi qu'il en soit, pour commencer, ils se contenteraient de pratiquer cet exercice une fois par semaine.

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le Mar 17 Juil 2012 - 17:07
L'Etoile


La poussière, le tumulte, les cris, l'odeur du sang ... La poussière, ne se découvrant que dans les raies de lumières filtrant des faibles spots disposés de part et d'autre du tunnel qui l'amènerait vers la lumière. Le tumulte d'une foule martelant le sol et les gradins sous les harangues d'un présentateur hystérique. Les cris de supporters se mêlant aux efforts et à la douleur. L'odeur du sang versé par les combattants dans l'arène, fuyant leurs corps meurtris.

La toute-puissance coulait dans ses veines, inondait ses muscles, irradiait dans son cerveau comme un torrent tumultueux que rien ne pouvait plus arrêter. Elle était invincible, elle n'était plus togorienne, elle n'était plus vivante, elle était immortelle, elle était cette déesse de la destruction, crainte de ses adversaires qui ploieraient inéluctablement sous son pouvoir. Cet insatiable appétit de violence tentait encore de la submerger alors que s'effaçait en elle toute forme de bonté, de générosité. Seul compterait désormais le combat et la victoire sous les projecteurs de l'arène. Il était vain de lutter.


*-*

Locklair venait de quitter le bureau de L'anzat avec les dernières instructions de ce dernier. Il avait rejoint l'Etoile il y avait déjà quelques années, et avait réussi à rapidement gravir les échelons grâce à ses compétences en matière de gestion. Son implant crânien n'y était d'ailleurs pas pour rien, car grâce à ce dernier, non seulement ses capacités intrinsèques étaient augmentées, mais en plus il était informé de tout ce qui se passait dans la station. C'est ainsi qu'il sut qu'un vaisseau de la flotte de Morsoth était en approche. Mentalement il compta cinq secondes avant de recevoir l'appel de son maître. Dans le vestibule, le droïde chargé de l'accueil des visiteurs était resté impassible, tandis qu'une jeune humaine avait levé les yeux vers lui d'un air interrogatif.

Locklair : "La sécurité est en alerte et nous avons déjà pris contact avec les occupants du vaisseau. Puis-je commuter la transmission sur votre Holovid ?"

L'anzat ne fit qu'un geste pour remettre en place sa tenue : même pour un pirate se traînant une aussi mauvaise réputation que Morsoth, il tenait à apparaître comme un seigneur. D'un hochement de tête il indiqua au borg qu'il pouvait procéder. La pièce s'assombrit légèrement alors qu'un faisceau bleu apparu en son centre : la silhouette reptilienne d'un trandoshan y apparu, massive et souple à la fois.

Anzat : "Bienvenue sur l'Etoile, Camarade Pirate."
Si le ton se voulait amical, le presque humain éprouvait une certaine répugnance vis-à-vis de son interlocuteur. Lui et son équipage étaient des fauteurs de troubles à la réputation bien établie qu'il fallait avoir à l'oeil : en témoignait leur dernier passage sur une concurrente, de laquelle ils avaient été chassés sans ménagement. Pour autant, l'anzat n'avait jamais eu à se plaindre beaucoup plus que des autres de ses visiteurs, et ils avaient toujours de quoi payer.

Morsoth : "Salut à toi, demande la permission d'aborder à l'Etoile."
Anzat : "Permission accordée. Gardez à l'esprit qu'en cas de troubles l'Etoile se montrera nettement moins conciliantes que les autres stations. Vous êtes prévenus."
Morsoth : "Une menace ?"
Anzat : "Vous êtes prévenus."
Il coupa la communication.

Locklair avait naturellement mis la meilleure équipe de la sécurité sur le coup : le reptile ne tenait que rarement compte des avertissements : après tout ne s'entretuaient-ils pas en famille pour en prendre le contrôle, du moins était-ce ce qui se disait à propos de cette race. Certains parlaient même de cannibalisme. Mieux valait ne pas être avare de précautions face à de tels individus.


*-*


Elle n'est plus que douleur et souffrance, les vertiges l'assaillaient, la confusion régnait, maîtresse de ses sens et de son esprit. La table sur laquelle elle était fermement sanglée était aussi dure que froide, la silhouette informe du droïde médical du vaisseau penchée sur elle se découpait de façon floue dans la lumière des plafonniers qui agressait ses yeux endoloris. Une discussion assourdie lui parvenait... Son esprit sortait du brouillard, lentement, trop lentement.

Iconnu : "Dégage-là !"
Les sangles se desserrèrent.

Iconnu : "Lève-toi, le Boss t’attend. Et tu sais qu'il aime pas attendre justement."
Désormais assise sur le bord de la table, elle observait, une fois de plus, la petite salle de soin du yatch de son maître : alignements de flacons et d'appareils chirurgicaux, bac stérilisateurs, compresses,...Rien ne manquait à l'inventaire. Ses côtes la faisaient souffrir, même si le bandage était encore d'un blanc immaculé, elle sentait par dessous la plaie qui finirait bien par le rougir. Son oeil gauche, tuméfié, ne semblait ne pouvoir s'ouvrir que de quelques millimètres. Elle aurait pu continuer la liste de ses blessures, mais le huraloc qui gesticulait frénétiquement à la porte laissait indiquer qu'elle avait mieux à faire pour le moment.

Dès leur première rencontre, elle avait su qu'elle ne pourrait jamais avoir confiance en Colt. Trop nerveux, trop impulsif, même pour une togorienne, trop haineux et trop dévoué à son maître. Elle l'avait rapidement rangé parmi les esclaves consentants : et c'est à lui que le trandoshan avait confié la mission de la surveiller, et il ne manquait jamais de la rappeler à l'ordre par une décharge bien sentie du collier dont elle ne pouvait se défaire.

Le reptile était installé dans son siège, face à la fosse, un puit d'environ trois mètres de profondeur, installé au pied de son trône, et à une vingtaine des membres de son équipage. F'Iryi les connaissaient tous désormais, des privilégiés, ceux qui se chargeait de transmettre sa parole au sein de la flotte pirate. Tous choisis pour leur brutalité et leur manque total d'empathie, associée à leur soumission absolue. Les origines étaient diverses, anciens esclaves, anciens mercenaires, anciens soldats, anciens chasseurs de prime ou ou anciens tueurs à gage, désormais tous pirates, avec pour seule foi la voix de leur mentor et pour celle loi celle du plus fort.

Morsoth : "Bienvenue à toi fière gladiatrice !"
Il applaudit alors que le silence s'était fait.
Morsoth : "Beaux combats, vraiment !"
Le ton était enjoué, ce qui ne présageait rien de bon.
Soudain, il frappa l'accoudoir de son fauteuil avec violence, avant de se pencher vers les deux nouveaux arrivants.
Morsoth : "Putain c'est pas compliqué ! Tous ici ! Tous ont compris : Je dis, vous fêtes ! Je dis, tu fais ! Qu'est-ce que tu comprends pas ?! Pour qui je passe après auprès des autres capitaines ! ! La consigne était simple : tu les tues tous, toujours ! Pas de pitié, pas de rédemption !"
Aussi vite que son coup de colère était venu, il avait repris son calme.
Morsoth : "Alors je t'offre la chance de rectifier la chose, dans ma grande clémence."
Il claqua des doigts, la foule barbare s'écarta pour laisser une étroite allée au bout de laquelle se tenait un cathar, visiblement aussi mal qu'elle. Il avança, poussé par les uns et les autres avant d'être jeté dans la fosse. Valeureux combattant, il y avait encore quelques heures, il n'était plus que l'ombre de lui-même : blessé jusqu'au plus profond de lui, il attendait simplement sa mise à mort.
Morsoth, s'adressant à Colt : "Donne lui ta pétoire. Qu'elle nous montre à tous qu'elle est bien des nôtres."


*-*


Les droïdes avaient cet avantage d'être très difficilement corruptibles, et s’ils ne connaissaient pas réellement la peur de se faire désactiver suite à une trahison mal sentie, ils n'avaient que peu d'intérêt pour les masses de crédits qui pouvaient passer entre leurs mains. Pour l'anzat, ils étaient de parfaits bookmakers, comptabilisant en direct les paris qui étaient pris, lui permettant de suivre au plus près l'évolution des côtes des gladiateurs inscrits autant que ses rentrées d'argent. Le système fonctionnait bien, et c'est tout ce qui importait.

L'Etoile, ou plutôt son arène, avait acquis une certaine réputation auprès des groupes de hors-la-loi qui aimait les spectacles sanglants. Le taux de rotation des guerriers était relativement important dans les catégories les moins prisées : les nouveaux arrivant y faisaient généralement leurs armes et devaient y gagner une certaine popularité avant de gagner les plus hautes sphères. Mais peu d’entre eux passaient ce cap. Ensuite, les choses étaient un peu différentes : les combats étaient organisés avec plus de soin, les challengers devant être en mesure de proposer des combats de qualité.

Parfois des combattants sortaient du lot par leur compétence ou leur carrure, ou les deux. Ce jour-là Morsoth comptait bien faire quelques bénéfices après avoir inscrite sa togorienne : il avait veillé personnellement à son entraînement. Lui-même ne manquait pas de compétence en la matière : il avait bâti sa flotte à la force de ses coups et n'hésitait pas à remettre en place son équipage en personne, et jusqu'ici il avait toujours eu l'avantage. Aguerrir F'Iryi était pour lui un réel plaisir : rapide et robuste, elle constituait un défi intéressant, même si elle manquait de technicité et de volonté guerrière. Mais cela allait changer.

L'avantage des combats hors-catégorie était que seul comptait le spectacle donné : tous les coups étaient permis, et plus ils étaient abusifs, plus cela galvanisait la foule. Rien de tel pour faire circuler les crédits. Et Morsoth n'était du genre à lésiner sur les moyens : qui de mieux qu’un cocktail de produits bien choisis et bien dosés pour transformer le moins combatif des chatons en une redoutable machine de guerre sans état d'âme. La soirée allait être animée, il n'avait pas à en douter. Et il ne fut guère déçu.

Les premiers combats dans laquelle la togorienne était engagée n'avaient été qu'une simple formalité, expédiés en quelques minutes à peine. Ses adversaires étaient alors principalement des esclaves revendus à bas coût à la station. Sans expérience du combat, parfois même déjà affaiblis par des conditions de vie déplorables, les places qu'ils occupaient dans les dortoirs étaient déjà données à d'autres avant le début de leur combat. Totalement sous l'emprise de la drogue, la togorienne dut être reconduite par deux fois par des droïdes lourdement équipés, à coup de bâtons électriques, sous les holàs de la foule qui s'amusait du mal qu'elle donnait à ses gardiens.

Ce n'est que par la suite que les choses se compliquèrent pour la combattante, la drogue perdait de son efficacité, le repos lui manquait, la douleur commençait à se faire sentir, mais le spectacle devait continuer. Ses adversaires étaient maintenant plus coriaces : ils avaient aussi passé la première partie de soirée, et ce n'était certainement pas du fait de la chance. Chacun devait vaincre ou probablement mourir sous les coups de son adversaire, en tout cas c'est ce qu'on avait laissé penser à la togorienne qui défendait chèrement sa peau. Mais les choses se gâtèrent : pourquoi tuer un adversaire incapable de se relever ? Pourquoi briser les os plutôt que de contraindre à l'abandon ? F'Iryi reprenait conscience des choses, de ce qu'elle faisait. Et cela plaisait de moins en moins à un public venu voir du sang et qui devait se contenter de KOs… Elle commençait à se faire huer.

Puis vint le cathar, moins puisant qu’elle, mais rapide et entraîné, et même si la fatigue se faisait sentir pour lui aussi, il représentait le plus dangereux de tous les combattants que la togorienne avait dû affronter ce soir-là. Elle avait vaincu, difficilement, et avait, une fois de plus, épargné son adversaire.


*-*


Le cathar gisait maintenant au fond de la fosse, allongé. Il agonisait lentement. F'Iryi avait saisi l'arme que lui tendait le huraloc avec méfiance. Devait-elle ou non l'abattre ? Mettre fin à ses souffrances ? Et se soumettre à la volonté du trandoshan ? Mais était-ce réellement le cas ? Morsoth pris la décision pour elle. S'étant saisi d'un pistolet à impulsion électrique qu'il avait gardé avant de flécher le cathar. La douleur des aiguilles se fichant dans sa chair meurtrie le fit sursauter.

Morsoth : "Me voilà rassué, il est bien vivant !"
De nouveau ce ton faussement enjoué.
Morsoth : "Alors, tu choisis quoi ? Lui ? Nous ? Lui ?"
Et à chaque fois qu'il disait "Lui", il envoyait une décharge au félin quelques mètres plus bas, qui se contorsionnait autant sous l'effet de la douleur que de ses muscles devenus incontrôlables.
Morsoth : "Nous ? Lui ?"

F'yri braqua le blaster sur le cathar qui s'agitait encore de soubresauts avant de presser la queue de détente de son arme. Il n'y avait plus d'autre choix pour elle, au moins mettrait elle fin à ses souffrances en même temps qu'à sa vie. Mais rien ne sorti de la bouche du canon de son arme. Inutile de s'acharner à presser la détente, le rire du trandoshan parlait de lui-même. Toute la salle éclata de rire à sa suite tandis que la togorienne rabaissait le blaster.

Morsoth : "Lui ? Lui ? Lui ? HA HA HA ! Lui ?"
Morsoth riait d’un rire de dément, s’acharnant sur le félin. L'odeur de chaire brûlée emplissait ses narines tandis que le cathar rendait son dernier souffle dans une ultime convulsion, finissant de couvrir le fond de la fosse de son sang. Enfin le trandoshan cessa de jouer quand il comprit que sa victime était morte, cela n'avait plus rien d'amusant. Il jeta le taser à terre, se leva, sorti son propre blaster et tira cinq, six, sept fois sur le cadavre.
Morsoth, hurlant : "Cassez-vous ! ! Tous !"
Et pour appuyer ses dires, il envoya quelques tirs par-dessus les têtes de ses lieutenants, qui eurent rapidement quitté la pièce.
Morsoth : "Quand à toi petite sotte, j'espère que tu retiendras la leçon : Je dis, tu fais. …Colt."
Le huraloc frétilla, la demande implicite n'avait pas besoin d'être d'avantage expliquée, il envoya un sourire torve à la F'Iryi avant de tourner le bouton de son boîtier de contrôle. Le collier fit son effet, quelques secondes plus tard, l'obscurité se faisant autour de la jeune padawan.



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