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Kyr'bes Mirjahaal
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Nombre de messages : 31
Date d'inscription : 19/11/2010

Chroniques du Pélerin.

le Dim 28 Nov 2010 - 4:00
[Flashback]






Ce qui fut, cela sera; ce qui s'est fait se refera; et il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Pour tous ceux qui vivent, il y a de l'espérance ; et même un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort.

Le jeune garçon tournait les pages salies par le temps et la nostalgie. Ses ongles craqués égratignaient les coins du papier jauni au rythme des psaumes qui défilaient devant ses yeux dorés... Dorés comme l’astre de lumière, dorés comme le sable du temps. Des yeux qui semblaient faillir au moindre reproche. Des pupilles animales munie de cette particularité incroyable qui leur donnait l’immortelle jeunesse. Toutefois, c’est dans cette immortelle joie de vivre que se préserve le mieux la souffrance qui jamais ne se consumme, tel un dévastateur feu intérieur qui jamais ne s’éteint. Kyr’bes se rappelait les paroles de son père...

‘’ Le Seigneur t’a donné la voix, fils, pour que tu dénonces l’infâmie.’‘

Cette voix qui résonnait dans sa tête, la voix de son père. Tout était tellement clair; la tonalité, le phrasé et sa façon d’enchaîner voyelles et consonnes. Les discours de son père étaient toujours grouillants de paroles sages, mais abondants en messages de mort et d’agonie. Depuis que Kyr’bes savait parler et comprendre les subtilités de sa langue, il n’avait jamais vraiment entendu autre chose... comme si les blanches colombes lui avaient été interdites et que la vie lui avait uniquement donné droit aux oiseaux noirs. Par contre, le jeune garçon savait que la mort n’était qu’un passage, une libération pour quitter vers un monde bien mieux que celui-ci... Il n’avait pas peur de la mort... Il avait seulement peur de son père...

‘’ Tu as prié aujourd’hui, Kyr’bes? Aujourd’hui? ‘’

Si ses discours l’effrayaient, son regard le prétrifiait. La peur de ce regard était plus forte que toutes les autres. Kyr’bes aurait mieux aimé être tenu coupable pour des centaines de pêchers que d’être attaqué par les lames aiguisées de ses yeux de son paternel. Et que pouvait-il bien faire? Quoi répondre? Bien sûr qu’il avait prié! Pourquoi son père lui posait une telle question? Il essayait de le pieger, pour sûr. Kyr’bes était dans une impasse, les mots lui manquaient. Il se sentait comme la proie longuement traquée se préparant à être déchiquetée par les crocs de son prédateur. Il était totalement impuissant face à son bourreau. Il se préparait à subir les conséquences de son ignorance.

‘’ Je...h..hhe... trois fois, père.’‘

Kyr’bes avait bien envisagé les répercussions d’une telle réponse. Quel lâche cet enfant! Ce n’est qu’après avoir subi les foudres de son mentor que le garçonnet se remit à la tâche... Kyr’bes ne cessa jamais plus de lire des ouvrages sacrés et de prier. C'est en ces chroniques qu’il se remémore les pages de son existence...
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Kyr'bes Mirjahaal
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Re: Chroniques du Pélerin.

le Jeu 4 Oct 2012 - 5:28
Et si notre Père nous avait tous créé pour nous punir ? Ou peut-être s'était-il lassé de nous par après et avait décider d'en finir avec ceux qui l'aimaient, même inconditionnellement. Je me demande aujourd'hui qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour qu'il m'ait abandonné ainsi. Je me demande s'il a d'abords pesé mon âme dans sa grande Balance où s'il m'avait juste égaré quelque part dans l'étendu de son si grand royaume. Aussi, je me demande s'il est à ma recherche, s'il tente de me récupérer, de ramener sur le droit chemin. Je me questionne sur la véritable identité de mon nouveau maître, Adrix. Est-il un de ses envoyés ? Quel message me porte-t-il ? Pourquoi le Seigneur m'a-t-il mis en pièces ? Est-ce l'oeuvre d'une vile hérésie qui était tapie dans les abysses inexplorées de mon esprit ? Je me demande si j'ai bien mérité une telle fin, mais aussi qu'est-ce qui me fait croire que c'est bien le précipice qui se présente devant moi et non pas une nouvelle aube ? Oh mon Père, j'aimerais tant être convaincu que vous entendez ces questions qui résonnent dans mon crâne de métal et qui forment devant moi, comme de violents glissements de terrain, des impasses.



C'est étrange comme il est si loin le temps où je vous perçevais dans le moindre centimètre de ma chair et où je voyais dans la plus infime particule de vie. À n'importe quelle échelle, il me semblait que vous étiez là, que je regarde dans l'immensité de la galaxie ou dans le gémissement d'une créature qui livre son dernier souffle de vie, à me donner la Vérité crue, réelle et convaincante. Il me semble que le Grand Mystère n'était plus que fantasme du passé tellement votre présence à mes côtés était palpable. N'était-ce pas votre voix que j'entendais dans les mumures du vent ? Était-ce vous qui parlait à ma place quand j'avais l'habitude de punir les indignes ? Si lointaine me paraît cette époque où j'étais presque maître de mon corps et où c'était vous qui m'aidiez à me relever les rares fois où je tombais. C'est bien grâce à votre Oeil Obscur que j'ai réussit à voir clairement dans la quête du pouvoir, de la Vérité. Mon Seigneur, j'ai toujours cru en vôtre Omniscience, mais je dois vous avouer que ce corps de ferraille qui n'est pas le mien est lourd à porter. À cause de lui, l'époque où j'étais parmi vos plus solides fidels s'enfonce dans les profondeurs d'une mémoire lointaine et mon reflet dans la glace ressemble à celui d'un guerrier qu'on puni pour son incompétence. Comment puis-je réprimander les hérétiques avec des bras autres que ceux que vous aviez créés pour moi ? Et comment puis-je marcher sur votre Terre-Sacrée avec des jambes qui ne sont pas celles que vous m'avez données ? Peut-être y-a-t'il une explication à tout cela et je vous conjure de me la présenter.
J'aime bien croire à l'idée que vous avez mis mon maître sur ma route pour me donner ces réponses. Adrix, contrairement à ce que je croyais de lui au départ, est une personne très proche de vos enseignements, même s'il refuse d'y croire. Je sais qu'il pourra m'aider à vous rejoindre plus rapidement. Je sais qu'il est plus puissant que moi, mais il est toujours aveugle. Certes, sa puissance ne semble avoir aucun égal, mais la vraie Mission lui est encore mystérieuse voir totalement inconnue. Ô mon Père, éclairez-le pour qu'il puisse mieux me guider dans ce monde. Adrix sait comment frapper avec haine et mépris, c'est une grande qualité et c'est indéniable chez lui, donc ne soyez pas trop dur lorsque vous lui ouvrirez les yeux. Également, c'est en le regardant que j'ai remarqué avec regret qu'il possédait encore quelque chose que je n'ai plus désormais. Comme vous étiez mon sang et ma chair et que je ne suis plus qu'un spectre de ce que j'étais, j'ai perdu beaucoup de votre puissance qui résidait en moi. Je ne peux plus maintenant influencer le cours des choses comme vous me l'avez montré. Adrix dit que la Force (c'est comme ça qu'il l'appelle) m'a quitté cette journée là, dans ce temple profané sur Rodia. Je suis aussi convaincu qu'il a raison, car je me suis détaché de vous. Ô mon Seigneur, pardonnez-moi. J'ai été aveugle, mais aussi un très mauvais fils. Toutefois, sachez que je ne suis point infidel et que le sang que j'ai perdu sera récupéré. Beaucoup, bientôt, connaîtrons votre nom.
J'apprends peu à peu à me familiariser avec cette armure. De plus en plus, elle semble s'alléger. J'arrive même parfois à penser que c'est peut-être un leçon que vous m'avez fait. Parfois, il faut payer ses erreurs dans la douleur. Parfois, il faut confesser ses pêchers dans la torture personnel et c'est une vérité que vous même m'avez apprise. Par conséquent, il m'arrive souvent de jouir, dorénavant, de ce corps en pensant que c'est pour vous que je le fais, que c'est pour vous que je suis si misérable et souffrant. Que, là-haut, vous souriez malicieusement à me voir souffrir. Je sais que plus j'aurai mal, plus les autres souffriront aussi parce que ma colère sera grandissante. Je ne peux qu'être excité à cette idée. Plus j'endurerai ce nouveau fardeau, plus le sceau de la rédemption sera brûlant sur la chair des indignes. Certes, non je n'ai peut-être plus cette Force dont Adrix me parle tout le temps, mais j'ai en ma possession un atout bien plus puissant. J'ai la Foi en vous, mon Seigneur, et soyez convaincu que la justice divine sera faite dans ce monde. Quand Adrix et moi auront terminé ce travail, cette Mission, les pauvres âmes vous remercieront pour la Mirjahaal, la paix d'esprit.

Fiche Force

Nom : Kyr'bes Mirjahaal
Grade : Apprenti
Orientation : Obscure

Pouvoirs initiaux Apprenti : Aucun
Pouvoirs initiaux Chevalier : Aucun
Pouvoirs initiaux Maître : Aucun

Pouvoirs acquis au Grade Padawan : Aucun
Pouvoirs acquis au Grade Chevalier : Aucun
Pouvoirs acquis au Grade Maître : Aucun
Forme de Prédilection : Jar'kai développée plus facilement grâce à son armure. ( Rp à venir)

Kyr'bes ne maîtrise plus la force vu la quasi-totale perte de ses midichloriens de son sang.

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